05 août, 2009

John Jeremie




John Jeremie.

Abolitionniste de l’esclavage à l'île Maurice.

Sir John Jeremie (1795 –1841) est né en 1795 à Guernesey. il fit des études de droit à Dijon, en France, et devint, à 29 ans, Président de la Cour Royale de l'île de Ste. Lucie.

De retour en Angleterre, en 1828, il va adhérer à l'Anti-Slavery Society de William Wilberforce.

Nommé Procureur général à Maurice avec des directives de mettre en place l’abolition de l’esclavage qui était décidé par le gouvernement de sa Majesté britannique. Les colons luttaient désespérément alors pour combattre les abolitionnistes. Remy Ollier écrit dans La Sentinelle de l'île Maurice, "Jeremie était disponible en 1832 et c'était l'homme qu'il fallait pour libérer les esclaves comme le souhaitait le gouvernement de Londres".

La nouvelle du décret d'abolition (1794) parvient dans l'île, il fait l'objet d'une censure par l'Assemblée Coloniale.

Lorsque la nouvelle du décret d'abolition (1794) parvient à l’île Maurice l'Assemblée Coloniale refusa de la légitimer.

La traite continuait donc illégalement avec des paiement de

suvsides par le gouvernement colonial. .

Curieusement en 1832, les anglais vont calmer les colons en donnant l’assurance de compensations alléchantes à l’abolition de l’esclavage. La majorité des colons et leur journal Le Cernéen, persistent toutefois à combattre l’abolition de l’esclavage et vont bloquer l’économie. Le gouverneur va blâmer les colons et demande la reprise du travail. Les esclaves vont alors réagir et des troubles vont éclater

Quelques colons sont aussi arrêtés pour avoir acheté des armes. Le gouvernement anglais forme un corps spécial composé de fonctionnaires. Ceux-ci sont également appelés à suppléer à la manutention des marchandises dans le Port et à assurer un service de transport.

Les colons vont demander formellement que Jérémie soit destitué et renvoyé en Angleterre.

Jeremie ne cède pas alors que Procureur général alors que des émeutiers occupent la rue et s’attaquent même physiquement à sa personne. Le gouverneur Colville va céder sous la pression et va recommander au Secrétaire d'État aux colonies, de rappeler l’impopulaire Jeremie. A Maurice les esclaves qui sont du côté de l’antiesclavagiste et protecteur vont chanter la complainte créole "Missie Jeremie où allé, mé révinn viteman…"

Jeremie, va se plaindre à Londres aux membres influents membres de la Anti-Slavery Society à Londres. Le gouvernement britannique va renommer Jérémie à l'île Maurice pour achever la libération des esclaves.

Avant son arrivée en 1833, Adrien d'Epinay démissionne du Conseil de la colonie et part pour l’Angleterre pour défendre la thèse des esclavagistes. La Grande-Bretagne menace d'appliquer la loi martiale

John Jeremie devait encore être démis de ses fonctions de Procureur général, le 29 août 1834, après avoir été débouté par la Cour suprême et le Privy Council dans un procès de complot. M. Pieretti, un jeune Corse de souche italienne, avait été accusé d'avoir voulu commettre un attentat contre le Procureur.

En 1836 il est nommé juge de la cour supreme de Ceylan. Il a été honoré en 1956 par Anti-Slavery Society pour son inflexible lutte pour ses convictions dans des difficultés causes par ses ennemis et ceux qui ne voulaient pas la disparition de l’esclavage. Il est mort à Port Loko à Siéra Leone, en Afrique ou il était gouverneur depuis 1840.

John Jéremie était un visionnaire qui savait que l’abolition de l’esclavage aller faire place au préjugé de couleur à Maurice.


02 août, 2009

Arthur Martial



Arthur Martial.

Michel Arthur Martial est né le 28 septembre 1899 sur une propriété sucrière d’Alma, Arthur Martial y vécut longtemps , comme Savinien Mérédac (AugusteEsnouf ) et Clément Charoux. Les trois auteurs mauriciens ont écriot dans le style de Maupassant. Martial a critiqué dans ses écrits les relations des usiniers propriétaires terriens et les laboureurs. Il a joint très tôt le Cercle littéraire de Port-Louis et a été nommé président de ce cercle. Il animait un cercle créole dont faisait partie mon père Maxime Félix.

Il est l’un des collaborateurs de L’ Essor », organe du cercle, et écrit sous le pseudonyme de Pierre Nohel. Il était aussi un collaborateur assidu du Mauricien. Il a à son actif des critiques et opinions de valeur. Il a d’abord écrit des contes des contes, « Jean l’Aveugle » « Il était une fois Port Louis en 1925 » et « À l’ombre du vieux moulin ». Son premier roman, « La poupée de chair », sera édité en 1931 à Maurice, mais aussi chez Eugène Figuière, à Paris, en 1933. Il a été réédité à Maurice en 2002 par les éditions Finnegans dans la collection Alma de Barlen Pyamootoo.

C’est l’histoire de Liloa, jeune indienne travaillant dans une sucrerie et destinée par son frère Parsad à épouser Kisssoune le boiteux Le contremaître Jean Mariette, jeune blanc lettré attiré par les jeunes femmes indiennes, jette son dévolu sur Liloa. Mais va aussi aimer une autre indienne de la plantation. Désespérée, Liloa tente de se noyer. Pour regagner l’amour de Jean, elle accomplit une marche sur le feu ; mais sans succès. Elle finira par épouser Kissoune.

Parmi d’autres livres « Au pays de Pau

il et Virginie. Publié en France, « Grand Port » « Sphinx de bronze », et plusieurs pièces de théâtre « En un acte ». « La pénitente », « Mirages » Après sa mort, L'ESSOR publie une autre pièce de théâtre, Iscariote. . IL était un fervent partisan de la France Libre du Général de Gaulle en 1940 et a même écrit pendant la dernière guerre : Défense de la liberté en 1940 et 18 juin en 1942. La France le décore à plusieurs reprises et le fait chevalier de la Légion d'Honneur en 1950.

Arthur Martial est décédé le 4 avril 1951 à Vacoas.

Il a crée le Fonds de Retraite de l'Industrie sucrière avec le major Paul de Commarmond.

01 août, 2009

Guy Rozemont


Joseph Guy Rozemont.
Joseph Guy Rozemont est né le 15 novembre 1915 à la rue Souillac, Port-Louis,
Rozemont, est issu d’une famille pauvre. Orphelin de père, il va abandonner ses études à 16 ans, et travailla comme laboureur. Tout comme Anquetil il devient alors marin sur un bateau de pêche pendant quelques années.
Il est mort jeune encore à Port Louis le 23 mars 1956, atteint d'une affection cardiaque.

Rozemont commença sa vie publique vers 23 ans aux côtés de Maurice Curé.
.
En septembre 1946, il épousa Elsie Cummins, une blanche. IL était un de nos voisins quand il a habité la rue Sir Napier Broome à Beau Bassin. Je l’ai bien connu ainsi que son frère Philippe.
Emmanuel Anquetil à à sa mort est remplacé par Guy Rozemont à la présidence du Labour le 14 janvier 1947. Il devient alors ainsi le troisième président du parti, après Curé et Anquetil.

Deux jours après sa nomination, Rozemont réclama le remplacement du gouverneur anglais Mackenzie-Kennedy par le Parti Travailliste britannique alors au pouvoir en Angleterre. En 1947, Rozemont tint des meetings publics dénonçant les méfaits du capitalisme et il stigmatisa l’indifférence des représentants officiels et inofficiels du peuple au Conseil législatif, Rozemont a œuvré de toutes ses forces pour l'union des travailleurs afin de mieux défense leurs intérêts.

Grand orateur il haranguait en créole

Ila réclamé entre autre la nationalisation de certaines industries, Un plan logement et une pension pour tous les travailleurs, et les retraités, des soins médicaux pour tous, une allocation de chômage, l'éducation obligatoire. Il combattit en faveur de l’institution des coopératives Rozemont a obtenu en 1950,que le jour de la fête du Travail, le 1er mai, devienne un jour de congé public par une motion ai conseil Législatif.

En 1948, Rozemont est élu en tête de liste à Port-Louis. Défenseur de l’unité nationale, il déclara un jour avec une étonnante prophétie. « Il n'y a qu'une seule chose qui compte: pas de religion, pas de communalisme, pas de statut social dans la lutte du Travail contre le Capital". Epaule contre épaule, la main dans la main, vous devez offrir un front commun aux assauts de vos oppresseurs. La lutte sera dure, mais la victoire sera de plus belle.
Les travailleurs dont les dockers l’aimaient beaucoup et il buvait volontiers avec tous. Il avait un penchant pour l’alcool et buvait surtout le rhum Goodwill.
Ses funérailles ont eu lieu à l'église Sacré Cœur de Beau-Bassin ou une foule immense s’était rassemblée. Guy Forget, lui succéda comme président du Parti Travailliste. Sir Seewoosagur Ramgoolam, étant à la direction.
En septembre 1953, Guy Rozemont et
Seewosagur Ramgoolam réclament Le Gouvernement Responsable et le suffrage universel – et proposa aux anglais l’ouverture de nouvelles discussions constitutionnelles.
En 1955 l’opposition contre le parti travailliste le Ralliement Mauricien est renommée Parti Mauricien. Parmi les membres de ce nouveau parti politique : Jules Koenig, Guy d’Arifat, Abdool Razack Mohamed, Marc Fok Seung, Ismaël Ghanty, Raymong Hein, Paul Henri, Félix Laventure, André Pérombelon, Robert Rey, Guy Rochecouste, Max Rohan, Maxime de Sornay..
Ils prônaient une entité mauricienne. Rozemont menait la lutte du parti travailliste contre cette opposition avec Ramgoolam quand il est décédé.
Pour l’honorer on a crée le Guy Rozemont Footbal Stadium à Candos, et Guy Rozemont Govt. School. Port Louis ainsi que des rues dans les régions urbaines.
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Emmanuel Anquetil


Emmanuel Anquetil.
Le père du syndicalisme mauricien.

Jean Baptiste Caromey Emmanuel Anquetil est né le 18 août 1885. Il a beaucoup voyagé quand il était marin. Los d’un voyage en Inde Jaynarain Roy qui devait travailler avec lui et faire son Obituaire au Conseil législatif était également à bord. En 1937 il devient membre du parti travailliste En 1941, Curé quitte la présidence du Parti Travailliste. Emmanuel Anquetil lui succède.
Pendant 10 ans Anquetil et son adjoint Guy Rozemont et le pandit Sahadeo vont sillonner l’île pour faire des adeptes. Ils étaient de varies syndicalistes d’une exemplaire sincérité. Le gouvernement les a accuse d’avoir fomenté les troubles de Belle Vue Harel
“Ce syndicaliste a tout sacrifié à sa lutte pour les travailleurs”. (Rivaltz Quenette).
Emmanuel Anquetil va quitter sa situation de marin pour militer activement comme syndicaliste au service des travailleurs mauriciens. Avec son cri: "Travailleurs debout !", Anquetil conscientise les masses. Il va plus tard déclenche une grande grève dans les docks en 1937. Il sera alors déporté à Rodrigue. L’Industrial Association Ordinance (mai 1938), accodait le droit aux travailleurs de cesser le travail et de faire grève en cas de litige avec l'employeur après une période de trente jours quand des tentatives de conciliation ont échoué.
Rentré au pays, il reprend son combat et à Belle Vue Harel, en 1943, pendant la grève ou les policiers vont faire feu sur la foule. Il y aura deux morts, dont Anjalay Coopan.
Le gouvernement colonial mettra sur pied deux commissions d'enquêtes en 1937 et 1943. La Commission d'enquête de 1937, était présidée par le Britannique Hooper. Il rend Curé et ses acolytes responsable des émeutes.
Le gouverneur Bede Clifford nomma deux représentants de la communauté indo mauricienne au Conseil du Gouvernement : Abdul Osman et Seeparsad Seerbookhan pour calmer les laboureurs
Maurice Curé se rendit vite compte que certains du parti travailliste négocient avec le gouverneur sans son accord.
Dès 1940 des élites de souche indo mauriciennes venue de Londres ou elles avaient été étudier commença à infiltrer le mouvement syndical du parti travailliste. Curé déclare un jour avec une étonnante prémonition "Les travailleurs, créoles ou indiens, sont fondamentalement de la même couleur. Ils défendent des intérêts communs unis sous la même bannière. Aujourd'hui, le leader du Parti Travailliste est un Créole; demain, il sera un Indien. Cela est bon, mais les travailleurs doivent faire attention à ce qu'un jour, les intellectuels indiens ne cherchent à créer un parti ostensiblement pour les laboureurs, mais en réalité pour eux-mêmes".Les intellectuels indiens venus de Londres allait bientôt dominer la scène politique avec l’innocent appui des pauvres travailleurs indiens. IL y avait pourtant quelques hommes d’une grande sincérité au sein du parti travailliste: Renganaden Seeneevassen, Jay Narain Roy, Sewoosagur Ramgoolam et Sookdeo Bissoundoyal .
C’est en 1950, que Seeneevassen a été approché par le docteur Maurice Curé et Emmanuel Anquetil pour se joindre au Parti travailliste de même que Seewoosagur Ramgoolam.
Seenevassen, un avocet que j’ai souvent rencontré à Port Louis, est mort prématurément à 48 ans. Roy devait devenir un grand ami d’Anquetil. Il a fondé Advance puis Janata. Il a écrit dans plusieurs journaux L’œuvre du docteur Millien et le Mauricien. Beacucoup de ses articles dénoncent l’oppression des laboureurs dans les champs de canne.
Le parti travailliste de Curé et Anquetil allait oeuvrer pour laboureurs indiens et artisans créoles..
Les années 1937 et 1938 furent marquées par des grèves

Seewoosagur Ramgoolam devient dirigent du parti en 1941 après le départ de Maurice Curé. En 1947, les anglais ont introduit le droit de vote pour tous.
Devenus majoritaires les hindous vont remporter les élections avec le Parti Travailliste en 1948. Ramgoolam siégeait déjà comme nominée au Conseil Législatif depuis 1940 recommandé par Mohabeer Burrenchobay au gouverneur générale de l’île Sir Bede Clifford.

Une alliance politique, le Parti de l’Indépendance permet au PTr et ses alliés remporter de justesse les élections d’août 1967. face au Parti Mauricien Social Démocrate (PMSD) de Gaëtan Duval .
Maurice devient indépendante le 12 mars 1968.

Depuis la mort de Rozemont en 1956 et celle de Seeneevassen en 1957, le Parti Travailliste aura une tendance orienté vers le communalisme. C’est le parti hindou, avec quelques représentants créoles et musulmans.

Le communalisme et le sectarisme une fois introduit en politique va définitivement s’accrocher, même de nos jours. Le peuple est divisé pour le maintien de certains au pouvoir. Avec les bagarres communales de 1965 et de 1968, l’action syndicale va graduellement s’estomper. Le jour du travail, le 1er mai accordé depuis Rozemont deviendra le jour des politiciens qui vont rassembler les partisans travailleurs et non les syndicalistes affaiblis.
Les syndicalistes du parti de Paul Bérenger, le MMM ne réussiront pas à changer cette tournure communale.
Emmanuel Anquetil, âgé de 63 ans, meurt le 29 décembre 1946. Un buste du syndicaliste Emmanuel Anquetil, se trouve au jardin devant l’hôtel du gouvernement.

18 juin, 2009

Eliacin François.



Eliacin François.

Eliacin François (1841-1878) Maire en 1868 et 1869

Eliacin François était un commerçant créole intelligent qui a vite prospéré. Il a eu rapidement une confortable position et a pu créer sa propre maison de commerce qui a été une réussite sous sa direction. Pendant la courte vie d’Eliacin François la population de la capitale de l’île Maurice, malgré les épidémies, s’est accru par le nombre important d’immigrés qui s’étaient installés dans les faubourgs L’élection d’Eliacin François comme Maire, a largement contribué pour la reconnaissance officielle de la population des créoles, qui devaient s’installer comme intermédiaire entre les dirigents anglais et les riches planteurs blancs. Il a succédé à Hyppolite Lemière, ce dernier ayant été le premier maire issu de la population de couleur.
Eliacin François, avait collaboré au journal de Rémy Ollier « La Sentinelle » créé en 1843 et qu’il devait ultérieurement acheter pour en faire un quotidien.
En 1868, les affaires de la municipalité se trouvaient dans une situation très précaire. Le 12 mars, un violent cyclone avait ravagé Port Louis.
Très compétant, Il améliora les finances de la corporation municipale et fut réélu de 1873 à 1875.

Depuis 1850, les différents maires et conseillers furent sans contraints de lutter contre des problèmes d’épidémie graves. Le choléra, avait emporta même Louis Léchelle, le premier maire. Cette épidémie à peine éradiquée, allait être suivie par une autre plus virulente encore. Une autre maladie épidémique, cette fois la malaria, devait empirer la situation à Port Louis.

Eliacin François, tenta de lutter contre une épidémie de malaria dont on ignorait tout de son temps, avec le peu de moyens à sa disposition. Il eut à redoubler d’efforts après le violent cyclone du 12 mars 1868.
Sous le maire Eliacin François, Port Louis devait entamer un certain déclin au profit des Plaines Wilhems, qui avait un meilleur climat.
De 1851 à 1861, la population urbaine a passé, malgré les épidémies de choléra, de 50000 à 75000 habitants environ. En 1830 il y avait 28000 habitants. Cet accroissement n’était du qu’a l’arrivée massive d’immigrants indiens mal contrôlée.
La trop forte population dans les faubourgs de la capitale devait emmener rapidement un problème d’hygiène.
Si l’état sanitaire de Port-Louis, comme d’ailleurs le centre de Quatre Bornes, de nos jours, avait toujours laissé à désirer, un tel accroissement de la population ne fit qu’aggraver les choses. Auguste Toussaint, dans son livre « Port-Louis, deux siècles d’Histoire », a souligné «Tous ces facteurs, auxquels venaient s’ajouter la chaleur du climat, le déboisement, les inondations, les fouilles pratiquées pour le chemin de fer et le gaz, étaient bien propres à favoriser le développement de la moindre contagion. Aussi verrons nous bientôt le choléra et la fièvre exercer dans la capitale des ravages particulièrement étendus. En quelques années, Port-Louis perdit plus d’un tiers de sa population et vit diminuer considérablement son prestige.»

En 1867, le nombre de décès fut d’environ 22500. Le cimetière de l’Ouest et de celui de Roche-Bois ont du être fermées. Les morts ont été ensevelis dans un nouvau cimetière à Bois Marchand.

Eliacin François est le maire qui a reçu de la métropole le premier blason officiel de l’île où s’inscrivit la célèbre devise «Stella Clavisque Maris Indici». ---Etoile et clé de mer des Indes.

Rémy Ollier , Hyppolite Lemière, Eliacin François et plus tard , Leal ont pris conscience de faire prévaloir les droits des créoles. Cette population de nature timide avait laissé bien des occasions de s’affermir.

Les occupants Anglais ont salué à leur manière cette évolution dans la politique, tendant vers l’émancipation créole. La population blanche, riches usiniers et planteurs profitaient de la nouvelle manne crée par l’immigration indienne qui leur fournissait des laboureurs à bon marché. Ils n’avaient donc aucun soucis à se faire de l’émancipation créole. Le prix du sucre très satisfaisant étant le même que celui des Antilles britanniques. Ils jouissaient en outre de la compensation incroyablement généreuse de deux millions de Livres sterlings à l’abolition de l’esclavage. Compensation moralement douteuse ! Elie Wiesel dans un discours disait récemment à Barak Obama, que pour certains « c’était humain d’être inhumain »

Les représentants créoles ont réclamé plus tard un changement du cens électoral, qui devait faire élire moins de représentants de la classe blanche. Ils étaient toutefois inquiets par une invasion foudroyante de nouveaux riches, issus des immigrants indiens qui quittaient les zones rurales pour les villes.

Eliacin François était noir. Elire un maire de couleur était inacceptable à des jeunes de la population blanche de l’époque: Certains racistes de cette population des riches avaient trouver bien de singer un Noir ivre dans in vêtement de clown comme maire.
Eliacin François ne s’est guerre formalisé. La population de l’île en majorité le respectait. Même ls dirigeants blancs ne pouvaient que rendre hommage à son intelligence et sa compétence et son administration impeccable. Auguste Toussaint à écrit que «sa charité était proverbiale. Il consacrait tous ses émoluments de maire au soulagement des misères de la capitale».
Le 24 août 1869, Eliacin François, puisa de sa poche pour financer des feux d'artifices à l'occasion de la fête de la ville de Port Louis.
Le 27 décembre 1869, il a fait savoir au Conseil qu’il n’allait pas se se représenter, au grand désarroi des édiles. Il est mort en 1878. Il n’avait que 37ans.
Une rue Eliacin François se trouve à Rose Hill

Son fils, Eliacin François junior, a été maire de la capitale de 1893 à 1895.
Port Louis devint une municipalité en 1850.
Le conseil municipal de Port Louis est issue d’une ordonnance du Conseil législatif du gouvernement, le 27 Décembre 1849, et qui a pris force le 1er Janvier 1850..
Le charter du conseil municipal a été écrite par Prosper D'Epinay, le fils d’Adrien D »Epinay. Il a été amendé en 1903, 1921 et 1939. IL est maintenant remplacé par la Local Government Ordinance de 1989.
Louis Lechelle a été le premier maire après les élections de Février 1850. De nos jours le Lord Maire est élu annuellement par le Conseil Municipal de la cite de Port Louis.

22 mai, 2009

Raoul Rivet.





Raoul Rivet.

Louis Raoul Rivet est né le 8 Juin 1896 à Rose Hill.
Il avait deux frères, Louis Francois Joseph Rivet né lé 10 Mai 1894 à Rose Hill. Très connu et aimé à Beau Bassin, il était le père de Pierre Rivet, un ancien collègue, qui a travaillé comme Secrétaire à la MSIRI, et dont un fils est prêtre.
Le deuxième frère, Louis Edwin Harold Rivet né le 16 Mars 1898 à Rose Hill. Il avait plusieurs enfants. Un de ses fils, Raymond a été politicien et maire de Beau Bassin Rose Hill. Nous avons été bons amis au Collège Royal de Curepipe dans les années 40.
Raoul River avait aussi deux sœur : Léonie Marie Rivet né le 18 Juin 1900 à Rose Hill et Louise Lucciani Rivet née le 2 Juin 1898

Raoul Rivet et son ami Edgar Laurent arrivent sur la scène politique en 1920. Ils vont jouer
un rôle prépondérant au conseil municipal de Port-Louis.
Ils ne se sont pas ménagés pour mettre en exergue les doléances, les revendications des
personnes de couleur, les créoles.
En 1920 il n’y avait pas de voitures On circulait par carriole et train. Le collège Royal de Curepipe était les seul collège.
Rivet Et Laurent ont demandé de créer une autre école à Port Louis. En 1930. Raoul Rivet et Sir Edgar Laurent présentèrent une motion au Conseil législative qui fut adoptée avec l’appui de Morgan Phillips, recteur du collège Royal de Curepipe. Cette école s’appela Royal College School, une succursale du Collège Royal de Curepipe.

Dans son livre sur la littérature de langue française à Maurice, Wasley Ithier a écrit : Raoul Rivet s’est imposé à l’ attention du public mauricien par sa composition facile et son style pur et bien français. Il a piblié un recueil de poèmes ou se révèle une âme tendre et passionnée. Une nature chaude et généreuse. Il débuta comme cler d’avoué et bientôt, mis en évidence par des articles de journaux, il s’adonna aux Lettres.
Pour la clarté du style, la vigueur de l’expression et surtout la sincérité des idées, il rappelle Léoville l’Homme, mais un L’Homme plus ardent, plus frondeur, plus indépendant. La politique aujourd’hui l’absorbe presque complètement. Démocrate avant tout il appuie les revendications des mauriciens instruits, quel que soit leur classe et préconise la formation d’une élite d’où qu’elle vienne, qui travaillerait à l’amélioration du sort commun et sauvegarderait les droits et les privilèges des mauriciens. Trop indépenfdant pour se plier à des louches combinaisons, il préfère dénoncer les abus et et flétrir les injustices. Ses articles écrits avzc conviction ont plus d’une fois faut reculer l’arbitraire et le despotisme.

Un poème de Raoul Rivet

Le Foyer

L’hiver je serai seul et morne cette année
Sans rien que les regrets ou s’éteindront mes soirs
Et je devrais garder en mon âme médusée
Le silence pieux hantant les reposoirs.
J’irai dans l’ombre errante de la Destinée
Fidèle au souvenir de mon sublime espoir
Et n’attendant que vienne en ma vie obstinée
Le lumineux instinct de l’immortel revoir !
Au soir d’hiver, bien dur quand les longues pensées
Assiégeront mon cœur de leur ailes pressée.
Au soirs de lourd frissons et de tremblants efforts.
Je n’airai qu’a penser à mes amours prochaines
Pour que ma voix brûlant d’ineffable haleines
Comme un encens divin ranime mes sens froids !

Cinq sonnets sur Paul et Virginie
I. Le passage du Torrent.
II. Le Bain.
III. Le soir de l’Adieu
IV. Le Naufrage.
V. Le Tombeaun lui valurent le Prix du concours de 1919 du Cercle littéraire de Port Louis. Ces poèmes sont publiés dans l’Essor le 16 Dec 1919.

Elégie de Raoul Rivet.

Ce soir je n’entends pas la voix de mon désir
Crier l’appel ardent dont la candeur s ’effare.
Demeure près de moi. Je veux que mon plaisir
Soit de goûter la joie inattendue et rare
De l’amour sans baiser, sans honte, sans rancœur.
L’amour vaut mieux ainsi quand son ivresse est telle
Que l’on sent plus rien de ce monde en son coeur
Lorsque la vie a pris cette forme immortelle
Du rêve qui l’a fait être on reflet des cieux.

Raoul Rivet a été l’acteur principal d’un d'un groupe de presse. Ses locaux sont situés au numéro 8 de la rue Saint Georges à Port-Louis.
Fondé en 1908 par Eugène Henry, Le Mauricien est le plus ancien journal du pays depuis la disparition du Cernéen.
Raoul Rivet, poète et polémiste de talent se joint au journal en 1918. Plusieurs fois maire et député de Port-Louis, il prend la direction du journal en 1922 et s'en rend acquéreur en 1925.
Eugène Henry avait décider de quillier le journa. Il fit ses adieux le 31 Janvier 1922.
Dans les bureaux du Mauricien
Présents Dr Reynolds Rohan, Anhony Ferrière, Maxime de Sornay, Marc Chaillet, M. Ramsley
Raoul Peromblon, Raoul Rochecouste, Prosper Forget, Maître René Maigrot Notaire prit acte des déclarations de l’acte compétitif. Le journal appellerait Le Mauricien et le capital fut de Rs 30000, divisé en 60 actions de Rs 500. La direction serait constitué ainsi : Dr Arthur Rohan, Raoul Peromblon, Lamberty, Raoul Rochecouste et Raoul Rivet. A la rédaction, furent nommés : Peromblon, Larche, Chaillet et Rivet.
En politique Rivet a façonné, selon ses idées et convictions, la municipalité de Port Louis et est devenu député au Conseil législatif. Il a été fait CMG, Commandeur de l’ordre de l’empire Britannique.
Les habitants de Port Louis s’intéressaient alors beaucoup à la politique et à la Municipalité. Le poste de maire était envié.
Rivet était un membre influent de son parti L’Union Mauricienne.
Plus tard, un regroupement des partis eut lieu, l’Union Mauricienne fur remplacé par un groupement de douze.
Furcy Adele
Mamode Hassen Affahul
Goolam Mohamed Dawjee Atchia
Mamode Ismael Ganty
Philippe Antelme
Samuel Fouquereau
Dr Edgar Laurent
Gabriel Martial
Maurice Poupart
Dr Seewoosagur Ramgoolam
Raoul Rivet
Philippe Rousset
Les adversaires dont Abdul Rajak Mohamed, entre autres.
Rivet pensait que l’élection de Ramgoolam s’était faite au détriment des musulmans.

En 1923, il y avait 1164 votants River va appuyer Laurent et Jérôme Tranqille.
Au cours d’un meeting au Théatre de Port Louis avec Laurent et Martial, une liste fut dormée avec Furcy Adele
Sukalilngim Apassamy
Nemours Decotter,
Victor Ducasse,
Harold Glover,
Dr Edgar Laurent,
Dr Edouard Laurent,
Gabriel Martial.
Félix Laventure.
Maurice Poupart.
Raoul Rivet et
Deeraljal Seetulsing.
Le Dr Laurent regretta qu’aucun musulman ne s’était joint au mouvement.
Gabriel Martial dit qu’il faut que la politique soit une lutte d’idée et non d’intrigues. Martial déclare que les adversaires du mouvement libéral avaient des menées extrémiste, séparatiste et de nationaliste.
Le nombre d’inscrit comme électeur inscrits à la municipalité à été de 2870 inscrits.
Elus dans l’ordre
Dr Edgar Laurent,
Paul Furcy Adele
Raoul Rivet,
Gabrei Martial;
Samuel Fouquereau,
Philippe Antelme,
Fernand Espitalier Noel,
Dr Edgar Millien,
Philippe Rousset,
Guy Forget,
Maurice Poupard,
Dr Sewxoosagur Ramgoilmam.

Théatre .
Raoul Rivet était un fervent du théâtre et allait souvent voir des pièces d’opéra ou de musique. Il s’y rendait avec un groupe de mélomanes dont faisait partie ma tante Janine Félix, institutrice.

En 1923, Rivet voulait obtenir un emprunt de Rs3000 du gouvernement afin de réparer le théâtre.

Rivet a œuvré pour rendre à l’édilité le caractère respectable.
Il a toujours défendu la communauté créole et avait été un des promoteurs du mouvement de rétrocession de l'île à la France.
Raoul Rivet a aussi défendu la liberté de la presse

En 1937, à l'item motions privées des membres, Raoul Rivet veut que "le Conseil regrette que le gouvernement n'ait pas saisi l'occasion qui lui était donnée pour désavouer le commissaire de police dans sa décision de ne plus communiquer des informations à un certain journal".

Le lieutenant-colonel R. Deane contents de certains propos publiés par Le Cernaient, a donné l'ordre à ses subordonnés de ne plus recevoir son représentant pour recueillir des informations policières. La décision de Deane, constituait une atteinte délibérée contre la libre expression.
Rivet au Conseil se met à défendre le Cernéen.

"M. le Président, il était naturel que cette motion, après les faits que l'on sait, fut présentée par moi, parce que je suis journaliste, mais je dois dire que les occasions, ou les prétextes, de découragement ne m'ont pas manqué. Parmi mes propres amis, il en est qui m'ont tenu à peu près ce langage: "Pourquoi vous mêlez-vous de cette affaire ? Il s'agit du Cernéen, qui est un journal représentant des opinions politiques différentes des vôtres, un journal qui compte de nombreux amis au Conseil du Gouvernement; que ce soit donc un de ceux-là qui prenne l'initiative d'une telle motion. Pourquoi essayer de faire le Don Quichotte et vous mettre peut-être en fâcheuse posture vis-à-vis du Gouvernement ?" J'ai répondu à cela: "Je fais mon devoir comme journaliste. Seul journaliste siégeant à ce Conseil, je me devais de prendre cette initiative pour défendre ce que j'estime être les droits, la dignité, la liberté de la presse. Mais je n'aurais pas été un journaliste, que je l'aurais prise, parce que je considère qu'une telle question est un critère pour l'esprit public Mauricien".
"M. le Président, c'est la dernière séance du Conseil à laquelle vous aurez présidé, du moins pour votre administration actuelle. Vous avez connu des moments difficiles, vécu bien des jours d'anxiété. Je me serais certainement gardé d'y ajouter le moindre ennui, le moindre désagrément, si votre attitude ne m'y avait absolument contraint. À vous aussi, M. le Président, il n'eût pas été difficile de régler cette affaire à l'amiable. Vous ne l'avez pas voulu, et, si je le regrette, ce n'est pas pour moi. Mais je tiens à vous dire que seul le souci de mon devoir, j'ajouterai, de ma dignité, m'a amené à venir aujourd'hui proposer un blâme contre votre administration, un blâme contre vous-même, parce que vous n'avez pas eu le courage de désapprouver une décision qui n'était qu'un acte d'insipide courtisanerie à votre endroit, mais qui était une grave atteinte à la liberté de la presse; un blâme contre vous, M. le Président, parce que, après n'avoir pas eu le courage de désapprouver le courtisan, vous avez eu le courage d'approuver l'inconvenance que constituent les réponses du gouvernement à mes interpellations."

A l'exception de Raoul Rivet lui-même, de Dr E. Laurent, et des membres nommés Goolam Mamode Dawjee Atchia, Alfred Gellé et R. Gujadhur, tous les autres huit députés étaient issus de la communauté blanche. Le Cernéen avait au sein de ce Conseil des amis sur qui pouvoir compter pour le défendre. Mais, comble de l'ironie, ce fut le député Hugnin, le plus gros actionnaire du Cernéen, qui choisit de donner la réplique à la motion de Raoul Rivet.
Curieusement, P. Hugnin dit que le junior member de Port-Louis avait eu le mauvais goût d'attaquer de cette façon le représentant de la reine lui-même. "Je ne dirais certainement pas que le commissaire de police a été correct en pénalisant un journal local en lui privant d'information lors des derniers troubles survenus dans cette île, mais d'autre part, je peux réaliser dans quel état d'esprit et dans quelle humeur il se trouvait au moment précis où il a eu à prendre sa décision".

Lors de son intervention, P. Hugnin devait confesser que le commissaire Deane était son voisin de quartier et qu'il était aussi son meilleur ami dans la vie. Hugnin devait même aller jusqu'à féliciter son meilleur ami pour avoir fait preuve de compétence dans son administration de la police durant les troubles.

La motion de Raoul Rivet fut mise aux voix. Six députés votèrent pour : A Gellé, G.Atchia, A.L. Nairac, S. Fouquereaux, Dr E. Laurent et Rivet. Mais, ils furent 19 à s'y opposer, tous les fonctionnaires anglais nominés siégeant au Conseil et les députés A. Raffray, P. Adam, T. Mallac, P. Raffray et P. Hugnin.

Raoul Rivet avait une forte personnalité.
Je le vois encore, une masse imposante de cheveux au vent.
Energique, il était respecté pour sa plume acérée et ses polémiques.

Rivet était un fervent turfiste et participait activement dans deux écuries successives. Il participa à l’écurie Larché et son cheval Enigmatique un vrai crack emporta plusieurs courses. J’étais au Champ de Mars quand il a raté de peu le Maiden. Son cheval Enigmatique n’a pas pu rattraper Sepoy un autre crack et a été battu d’un nez. Je le vois encore assis sur une banquette au paddock laissant paraître son dépit.

Raoul Rivet est connu comme un polémiste acharné. Il a eu entre autres combat d’idées une courte polémique avec Jay Narain Roy.
Ils sont devenus ensuite de bons amis. Roy devait être le fondateur d’Advance. Roy cessa d’écrire à Advance quand il se rendit compte que le journal faisait de la politique.
Il en fit apparemment de même avec Janata qui était un journal de la même compagnie.
Rivet lui a ouvert sin journal et il a contribué à de nombreux articles.
En 1984, Roy déclara que cela ne valait pas la peine de lire Advance.
Il écrivait régulièrement à “Le Mauricien” et “L’Express”.
Il devait se joindre à
Anquetil, son ami, pour la lutte envers la justice sociale. Il créera in syndicat avec Anquetil
Roy est devenu Membre du parti travailliste et député comme membre Indépendant de Grand Port-Savanne en aôut 1948. Raoul Rivet avait appuyé sa candidature dans son journal.
Guy Rozemont a aussi été élu.
Le Conseil legislative comprenait alors 31 membre dont 19 seulement étaient elus. Les autres étaient nommés par le gouverneur. Le gouverneur le Secrétaire Colonial le Secrétaire des finances y siégeait aussi comme ex-officio

Je me souviens d’un des derniers meeting publique de Raoul Rivet à Beau Bassin au cinéma Roxy. Il était avec Gaétan Duval mais a été le principal orateur. Beau Bassin était son fief et il y avait alors de farouches partisans de Rivet dans cette ville.
La politique avait pris un nouveau tournant, et Rivet fut difficilement élu. Il allait bientôt quitter la scène politique.

Rivet était membre fondateur du Cercle littéraire de Port Louis et du Cercle de Rose Hill.
Ses interventions lors des banquets étaient toujours fortement appréciées. Ses nombreux amis le considérait comme un bon vivant.
Il est mort des suites d’un cancer des os, le 9 Novembre 1947. Il est enterré au cimetière de l’Ouest, Port Louis.
Rivet avait ét fait Chevalier de la Légion d’honneur par la France qu’il avait tant aimé.

12 mai, 2009

Rémy Ollier



Rémy Ollier.


----Ma plume est un fouet à mille branche----
Rémy Ollier
Né le 6 octobre 1816, à Grand-Port, Rémy Ollier, est le fils de Bénoît Ollier, un capitaine français qui s'était établi vers 1799, à Beau-Vallon.
Benoit Ollier épouse Julie Guillemeau, une esclave affranchie.. et ils ont cinq enfants? Comme les autres colons, y compris des riches créoles , il possédaient des esclaves. L'année de la naissance de Remy Ollier c'est Georges IV qui est roi d'Angleterre. A maurice un grand incendie a détriuit une partie de Port Louis.
Ollier est contemporain de Brown Sequard. Il a six ans quand Ratsitatane est exécuté à Port Louis. Le chef malgache avait dirigé un soulèvement des esclaves malgaches. Remy a dix ans lors du recensement des esclaves.
IL a 16 ans quand Adrien d'Epinay fonde la banque de Maurice et le Cernéen . La même année John Jeremy, l'abolitioniste débarque et on tente de l'assassiner . II y a une révolte des esclaves sur plusieurs propriétés.
Jeremy est proclamé procureur, mais les négociants anglais et blancs réclamenr sa démission. Un vent de violence souffle sur Maurice. On arrête des gens pour pôssession d'armes. Jeremy et contraint au départ et les colons blancs envoient Adrien d' Epinay à Londres pour témoigner contre Jeremy.
Il n'y avait pas alors à Maurice de liberté de presse et même le Cerneen sera poursuivi pour sédition. Son éditeur est condamné à sis mois de prison.
Jeremy retourne dans l'île et va défier ses adversaires . II fait appel contre la décision du conseil du gouvernement de le blamer.
Il est acquitté à la grande joie des habitants de l'île. Sous la psssion de l'oligarchie; il sera toutefois destitué. La mêmeannée , c'est le retour d'Adrien d'Epinay qui a obtenu des compenations à Londres pour accepter l'abolition de l'esclavage. C'est le 1er Février1836 , jour de l'émancipation des esclaves, Remy Ollier a alors 20 ans.
La même année, il y a un ordre du conseil pour l'importation des laboureure indiens. 300 laboureurs indiens débarquent Ils ont le choléra.
Le 1er Novembre Georges IV étant décédé, la reine Victoria est la souveraine de l'Angleterre.
Le 14 septemnre 1841 le père Laval arrive à Maurice. Ollier a 25 ans. Le 1er serptembre Chaarles Baudelaire est à Maurice. Il y passera 17 jours.
En 1843 , les colons blancs réclament des laboureurs pour développer l'industrie suctrière. Le gouverneur Anderson part pour l'Inde pour s'occuper du dossier de l'immigration indienne à Maurice.
Moise Bruls crée le journal --L'esprit public-- le 22 septembre 1844. Le 26 janvier1845 Remy Ollier meurt à Port Louis
Rémy Ollier fut parmi les premiers à demander à ce que les hommes de couleur fussent représentés au Conseil législatif, et se déclarait pour les institutions électives.
Selon Marcel Cabon qui a ecrit une biograohie d'ollier, il était « grand, mince, élancé, le teint pâli par les veilles, il est bien de son époque »,. Il est aussi élégant, le buste bien pris dans sa redingote boutonnée sur le blanc gilet. Ollier fut parmi les premiers à demander la création d'une municipalité à Port-Louis, et était contre la peine de mort.
Pendant sa courte vie il a combattu l'injuste monopole du collège Royal et obtint que la bourse d'Angleterre soit ouverte aux Non-Blancs également. Ollier fut parmi les premiers à vouloir l'application stricte de la loi sur la liberté de la presse. Quand il mourut à 28 ans, de nombreux procès l'attendaient en cour. Il était instituteur, ouvrant une école à la rue Saint-Georges, puis à la rue Citerne des Créoles.
En 1839, il fait partie de la Société d'émulation intellectuelle, présidée par Evenor Hitié. Il se mariera en 1838 à 22 ans à Louise Adrienne Ferret,19 ans. Ils auront deux enfants, , et Sidonie, une fille.
Rémy Ollier a marqué son époque
A la l'abolition en 1832 de la censure des journaux, Le Cernéen devient l'organe des franco-mauriciens.
Un homme de couleur, Berquin, sera le fondateur du journal La Balance paru deux mois après la création du Cernéen par Adrien d'Epinay en 1832. Il sera épaulé par Evenor Hitié et Lisis Letord, qui furent secrétaires de Jérémie, celui qui fut chargé par la Couronne de faire abolir l'esclavage à l'Isle de France. André Maure, qui travailla à La Balance, a publié Souvenirs d'un vieux colon(1840) des témoignages de première main, notamment sur la période révolutionnaire.. La Balance qui avait des collaborateurs créoles disparaît en 1835.
Le Cernéen deient le seul organe autorisé du pays.
Un autre journal , Le Mauricien, fondé en 1833 par Eugène Leclezio continue de paraître jusqu'en 1863. C'est suite à la représentation d''Antony', une pièce d'Alexandre Dumas père, lui-même homme de couleur, un dénommé Désiré Bernard s'étonna dans Le Mauricien « que la censure ait pu autoriser la représentation de l'œuvre d'un nègre ». Evenor Hitié et Ollier envoient donc une mise au point à l'insolent mais Le Cernéen et Le Mauricien refusent de la publier. Les Mauriciens de culture littéraire et les poçtes écrivaient dans les journaux,mais aussi dans des publications de genre magazine. Le Bengali (1841), L'Arlequin(1853).
Pour contrer le monopole du Cernéen Ollier va créer le journal La Sentinelle en1843 . pour défendre la "population de couleur". quelques années après l'abolition de l'esclavage à Maurice
L'imprimerie est à la jonction des rues Moka et Jemmapes. Le prix de l'abonnement au journal était quatre piastres pour six mois,. Ollier rappelle que les hommes de couleur « ne veulent pas se blanchir, car nous sommes les égaux des Blancs ». Ollier écrivait que c'est "un pays de préjugés monstrueux, pays d'un orgueil basé sur une origine souvent suspecte, et surtout sur la couleur de la peau ». Dans son journal du 4 juin 1844, il raconte comment les esclaves libérés erraient dans l'île, « livrés au plus monstrueux désarroi ».Je suis Anglais. Nous sommes les égaux des blancs par nos droits. Si Maurice fermait l'oreille à nos réclamations,Lonfres les entendrait. Il revendique pour les hommes de couleur des sièges au Conseil Législatif. A partir du 7 octobre, La Sentinelle parait trois fois par semaine. On cherche par tous les moyens de faire disparaitre ce touble fête qui était le jeune Ollier IL fut poursuivi plusieurs fois pour diffamation, et a chaque fois, il fut acquitté . Un de ses collaborateuts, Bruils, se brouilla avec lui et alla fonder un autre journal.
Avec Evenor Hitié au Progrès colonial ( 1863-1895), le combat politique va s'anime à partir de 1882 sur le thème de la représentation des créoles à la législature coloniale.
Ollier mourut le 26 Janvier 1845.
Le jugement de A Magny sur l'oeuvre accomplie par Ollier écrira Waslay Ithier :
Depuis la dissolution du Conseil des Communes par les Anglais, en 1820, la revendication de recouvrer une institution administrative pour Port-Louis commençait à poindre ouvertement. Cette requête figurait d’ailleurs comme l’une des exigences majeures des missions d’Adrien d’Epinay à Londres. Après sa mort, Rémy Ollier continua cette campagne dans son journal «La Sentinelle
N’oublions pas que ces mêmes missions d’Epinay avaient essentiellement pour but de négocier une «compensation» des planteurs résultant d’une abolition désormais considérée comme inévitable, «compensation» qui sera d’ailleurs scandaleusement obtenue sur le dos des esclaves voire même de certains récents affranchis qu’on libéra plus officiellement en obtenant quelque rémunération certainement plus lucrative qu’un simple affranchissement précédent …
Depuis 1810, l’île Maurice avait connu vingt gouverneurs, La population dans son ensemble commençait en fait à se rendre compte des manquements flagrants du pouvoir colonial à son égard. Comment ne pas voir dès lors, que le Conseil de la Colonie n’était constitué que de fonctionnaires de l’administration anglaise ne tenant aucun compte des intérêts des habitants? Les quelques membres inofficiels du même Conseil, désignés par le Gouverneur, ne recevant aucun mandat de la population
Rémy Ollier repose au cimetière de l'Ouest. Il serait mort empoisonné, et avait été été agressé par des hommes de main selon certaines sources,
En janvier 1845, il tombe malade et meurt le 26 janvier 1845, à huit heures du matin. C'est chez les Sapet, à la rue Caudan, que son corps fut exposé. Mais à part La Sentinelle, aucun journal ne parle de sa mort.
Le cortège est composé de 10 000 hommes de couleur. Le récit de la mort d'Ollier était très répandue à Maurice et mes parents n'ont pas manqué d'y faire réference aux enfants. Ils étaient persuadés que l'on avait conspiré pour l'abattre. Mon père disait même que Remy Ollier aurait bu un verre d'eau qui était amère.
Les récits de la mort d'Ollier ont certainement été exagérés par des créoles et autres partisans décus. En ces temps lointains on soignait mal certaines maladies et il n'était pas rare de voir des jeunes gens mourir dans la fleur de l'êge par une simple pneumonie.
Adrien d' Espinay (1795 - 1839) qui fut à la fois le chef de file des colons français a été le créateur de la banque de Maurice fit plus tard remplacée par la Mauritius Commercial Bank.
Pour remplacer les esclaves enfin libérés, mais qui ne veulent plus travailler la terre, les planteurs entreprennent, en 1835, d’employer sous contrat des "coolies" de Bombay, Calcutta et Madras. Les confitions de vie de ces immigrés ne sont pas beaucoup mieux que celles des anciens esclaves. Sur 450,000 "coolies" arrivés à l’île Maurice entre 1835 et 1909, seulement 150,000 sont retourbés en Inde.
Les hindous seront rapidement plus nombreux que les Européens et les autres communautés réunis. Il ne restait plus aux dirigeants indiens éduqués en Angleterre que de réclamer l'indépendance. C'est ce qui fut faoit avec habileté par Seewoosagur Ramgoollam et ses amis.
Né en 1795 à l'île De Guernesey, John Jeremie fit des études de droit à Dijon, en France, De retour en Angleterre, en 1828, il adhère à l'Anti-Slavery Society de William Wilberforce. Quand il vient à Maurice comme Procureur général, au moment ou Le Cernéen menait vihoureusementampagne contre un Ordre en Conseil britannique pour l'émancipation des esclaves.

Le gouverneur Colville, foit sous la preesion de colons et des directeurs d'entreproses anglaises le 9 juillet 1832, de dema,der au Secrétaire d'État aux colonies, le rappel en Angleterre de Jeremie.. La Anti-Slavery Society à Londres, et dess députés anglais vont demander le retour de Jeremie à l'île Maurice pour rendre libres les esclaves.
Remy Ollier dans La Sentinelle de l'île Mauricea fustigé les gouverneurs bien timorés, "Jeremie était disponible en 1832 et c'était l'homme qu'il fallait pour libérer les esclaves comme le souhaitait le gouvernement de Londres".
Pour Adrien D'Epinay, "la conduite des colons n'avait rien de répréhensible. Ils ont craint pour leurs propriétés.
Jeremy qui avait écit "Four Essays on Slavery" a lui aussi marqué notre histoire et mérite notre reconnaissance.

Remy Ollier n'était pas que prosateur. Ce journaliste doué était aussi un homme sensible , un poète.
Wasley Ithier avait choisi de présenter une de ses poésies.

Poesie de Remy Ollier.
Mon Réveil
De ma tremblante main, allait tomber ma lyre
Mon aêâme murmurait un éternel adieu
Plus d'inspiration, plus de noble délire
Et des vers pour toijours, je maudissait le dieu/
..............................

Quel Ange du Très Haut de sa main bienheureuse
Vient ranimer soudain, mes esprits abattus
Jeséphine, c'est vous émeraude africaine
Vous fleur de mon pays, vous mon aimable soeur
Vous réchausséez mes sens, nvous endormez ma peine
Vous me faites revivre à l'espoir du bonheur!
Eh! quoi, mes faibles vers auraient l'art de vous plaire?
..............
Oh! Je veux seconder les accords de la lyre
Laissez moi révoquer un imprudent adieu
C'est l'ionspiration, c'est le noble délice.
Oui, des vers pour toujours , je servirai le Dieu.

Le successeur de Ollier à la Sentinelle a été Henry Leal qui a écrit sur Grand Port.
Henri Saneque succéda à Leal à la Senrtinelle. Cet écrivain intelligent donna un nouvel essor au journal. Il a aussi composé de belles poesies.
En 1851 sept journaux étaient publiés dans la colonie.
Le journal "Le Progressiste" était rédigé par E Vanmeerbeck. Dans "Remy Ollier et son époque", il retrace la carrière de Remy Ollier et en particulier l'émancipation de la population créole.
En 1872, il écrit "La critique de la politique actuelle sur les bases de la philosophie"
En 1874 dans "Les plaies du pays", il passe en revue les maux dont souffre l'île. Il a critique notre système d'agriculture et prophétise que l'immigration indienne déverseraitt sur l'île Maurice un flot d'Aiatiques et c'était il le pensait une menace pour l'avenir.
A la mort du fondateur de La Sentinelle, la succession fut assurée par son ami, Emile Vaudagne.
Ardent anglophile, c’est lui qui lança une pétition en faveur de la suppression du français dans les tribunaux. Il insista également pour obtenir la nomination d’un homme de couleur au Conseil du Gouvernement, demande acceptée en mai 1846 par la nomination d’Hippolyte Lemière. A noter aussi que La Sentinelle et tous les édiles se rattachant à ce mouvement d’idées, se prononcèrent régulièrement contre l’immigration massive des laboureurs indiens, qui, selon eux, portait préjudice à la main d’ œuvre créole libre.
E. Vaudagne mourut de la variole en e 1856. Jusqu’en 1863, La Sentinelle allait disparaître. Deux dirigeants créomes de valeur , Hippolyte Lemière et Eliacin François, qui devait devenir des maires de Port ont crée une société par actions afin d’acquérir le journal qui devient alors un quotidien.
La Sentinelle cessa de paraître en 1888. Les planteurs blancs de l'oligarchie troucèrent vite leur avantage , avec la protection du au colonialisme anglais.
Eliacin François l’un des porte-parole de la communauté des Créoles, successeu était actif au journal La Sentinelle. Il fut élu , maire de la capitale, Il allait réclamer des changement dans le système électoral qui avait été longtemps en faveur de l’oligarchie blanches des gros propriétaires sucriers. Il voyait cependant non sans crainte pour l'avenir des créoles, cette présence massive des descendants de laboureurs indiens venus des regions rurales .
La période de Remy Ollier a été jonchée d'oeuvres de valeur par des journalistes et écrivains de grands calibres. Charles l'Homme; père de Leoville l'Homme qui collaborait aussi à La Sentinelle a écrit en 1883 "La femme, ses droits et ses devoirs." On peut regetter cette période lointaine , quand on lit la phraséologie creuse et les fadaises ressassées qui font la une de nos journaux actuels. ”
Remy Ollier a été un talentueux écrivan, un poète, un jornalsite actif de son temps, un militant politique convaincu qui a défendu les créoles comme lui tout en oeuvrant pour l'unité nationale. Il est mort trop jeune.
Références .

Remy ollier et son epoque. Courte notice geographique sur Sir John Jeremie
Vanmeerbek. E/ 1865
1 copie à Libraire Carnégie Curepipe
Remy Ollier, son enfance et son adolescence
Letord, Leses
1 copie à Libraire Carnégie Curepipe
Remy Ollier et son epoque : Courte notice biographique sur Sir John Jeremie
E.Vanmeerbeck
Sentinelle de Maurice (La)
1 copie au National Library of Mauritius
Precurseur de Rémy Ollier / L. Jacmin
Jacmin, L.
1 copie au National Library of Mauritius
Rémy Ollier
Cabon, Marcel. 1963
1 copie au National Library of Mauritius

Le centenaire de Rémy Ollier 1816-1916
Bijoux, J.O.1917
1 copie au National Library of Mauritius
Memorial Rémy Ollier : 150e anniversaire de la mort de Rémy Ollier 1845-1995
Prosper, Jean-Georges 1995
1 copie au National Library of Mauritius
Une statue de Remy Ollier se trouve au jardin de la compagnie, Port Louis. Il y a une rue Remy Ollier à Port Louis et Quatre Bornes, entre autres. Une ècole Remy Ollier à Vacoas