25 septembre, 2015

Le Révérend Jean Lebrun.


 

  Le Révérend Jean Lebrun.
 

 Né le 7 septembre 1789 sur l’île de Jersey au nord-ouest de la France, Jean Lebrun fut le premier missionnaire protestant à arriver à Maurice. Il a étudie la théologie et la pédagogie. Envoyé à l’âge de 24 ans par la Société missionnaire de Londres (London missionnary society-LMS) à destination de l’océan Indien, il arriva le 18 mai 1814 à l’île Maurice et décida d’y fixer sa mission. Très peu de temps après son arrivée, il fonda plusieurs écoles et est considéré comme le pionnier de l’éducation gratuite à Maurice. A Maurice il s’est conformé  a la société  créole, avec une diversité de religion.

L E Révérend Lebrun a appris aux anciens esclaves croles de lire et écrire. Lebrun  a été le pionnier  de l’éducation gratuite à Maurice Dans chaque région où il implantait une église, il faisait construire une école. Parmi les lieux de culte qu’il fit construire, on peut citer la chapelle Saint-Jean à Port-Louis qui fut inaugurée en 1984.

 Jean Lebrun lutta contre l’esclavage et milita pour le bien-être des esclaves affranchis, pour l’éducation des pauvres et les droits humains de ceux qui étaient négligés économiquement et socialement.

 Il établit l’Église indépendante à Maurice, qui en 1876, deviendra « The Church of Scotland in Mauritius », suite à la fusion avec l’église d’Ecosse. En 1979, quelques années après l’indépendance de Maurice, The Church of Scotland deviendra l’Église presbytérienne de Maurice.

Jean Lebrun mourut en 1865 à l’âge de 75 ans après avoir servi plus de 50 ans à Maurice.

 L’Église presbytérienne de Maurice compte aujourd’hui environ 1 000 membres repartis en cinq paroisses actions sur l’île : St Jean à Port-Louis, St-Joseph à Grand Gaube, St-André à Rose-Hill, St Columba à Phœnix et St-Pierre à Pointe-aux-Piments

En 2014 on a fête le bicentenaire de  sa venue  a Maurice. . Un nouveau timbre a son effigie a été produit par la poste de Maurice a cette occasion.

11 septembre, 2015

Sir Veerasamy Ringadoo


Sir Veerasamy Ringadoo
 

Sir Veerasamy Ringadoo, GCMG, GCSK, QC, un tamoul est né 20 Octobre 1920 et mort le 9 Septembre 2000 était le gouverneur general de Maurice de  1986 a 1992, l’Année ou Maurice devient une république .Il a épousé une personne populaire d’origine créole qui était connue comme Lady Ringadoo Sir Veerasssamy était de très petite taille et avait des amis dans toutes les socités

Ringadoo est fait président jusqu’a la nomination de Cassam Uteem.IL a fondé la Ligue de Tamoul a 1937.

On le connait surtout comme ministre des finances. Il a beaucoup fait pour le développement du pays grâce a ses nombreux budjets. 

C’est a Sir Veerasamy Ringadoo Govt. School, que les habitants de Quatre Bornes vont voter.

Chaque année  Les dirigeants travaillistes vont mettre de gerbes sur les tombes de tous les tribuns décédés, Renganaden Seeneevassen, Sir Veerasamy Ringadoo, James Burty David, Sir Harold Walter, sir Kher Jagatsingh, Emmanuel Anquetil, Guy Rozemont, Sir Guy Forget, Maurice Rault, sir Gaëtan Duval, Pandit Sahadeo et le Dr Maurice Curé.

Des immagrandsindiens les tamols étaient les plus cultivés IL y avait parmi eux de grands musiciens. Très religieux , ils ont construit plusieurs Temples  Le beau Temple de Clemencia date de  1856.

Dans l’industrie sucrier les immigrants Tamouls  avaient une certaine considération et étaient des Sirdars ou Boulleurs quand ils ne conduisaient pas les calèches.

A Port Louis le Eastern Suberb était principalement habité par des Tamouls Des rues anciennes on cite  Madras, Calicut, Madurai, Mysore, Tranquebar Malabar. Un Savrimoutou que nous avons  connu a Beau Bassin, créole d’origine tamoule a été l’ingénieur pour la construction du Plaza

 En 1958, Runganathan Seeneevassen était ministre de l’éducation et a fait étudier le Tamoul dans les écoles. Plus tard  Sir Veerasamy Ringadoo a été plus loin et a fait étudier la langue Tamoule dans preque toutes les écoles. A Toutes les écoles in enseigne les chansons de Bharathi.

Sir Abdul Razak Mohamed



Sir Abdul Razak Mohamed
 


Né dans une riche famille indienne en 1906, Il a été élevé au rang de Lord maire en  1949, 1953 and 1956. Sir Abdul Razack Mohamed a été l’adjoint du premier ministre, Ministre des terres et environnement et Ministre de la Sécurité Sociale.

 Mohamed a été une figure clé de la politique a Maurice et avec Sir Seewoosagur Ramgoolam il a ouvré pour l’indépendance Il a été le dirigent du  CAM (Comite D'Action Musulman). Pour les élections générales du 7 août 1967, le PTr et son allié CAM concluent un accord avec l'IFB.

 Sir Abdul Razack Mohamed  est mort a  Rose Hill le 8 ami  1978.

Une rue principale de Port Louis porte son nom et son effigie orne le billet de de deux cents roupies de Maurice.  Trois générations de Mohamad ont siégé a l’Assemblée de Maurice. Son fils Yousuf Abdul Razack Mohamed  était Ministre du  travail de 1976  a 1979 et ambassadeur en Egypte. Son petit fils  Shakeel Mohamed, avocat était député. .Il a été décoré par la reine Elizabeth .

 Sir Abdul Razack Mohamed Centre QSC, Phoenix,

06 septembre, 2015

Charles baissac


Charles baissac
 

Charles Baissac, est né le 13 septembre 1831 à Port-Louis et il est  mort le 3 décembre 1892 à Beau-Bassin Rose-Hill Baissac était un auteur mauricien, spécialiste du créole mauricien et du folklore de l'Île Maurice.
 

Basile Charles Baissac appartient à une famille originaire de France. Son grand-père, professeur de français, a émigré vers  Maurice.

À douze ans, il repart pôur ma France  et va  faire ses études au collège Henri-IV, à Paris. Il commence ensuite des études médicales, qu(il va abandonner.

En 1854, il rentre à Maurice, et  t enseigne dans des collèges privés.

 Il fait paraître des chroniques théâtrales sous le pseudonyme de Basile Vespus. Vers 1870, il est engagé comme professeur au Collège Royal, où il enseigne le français à partir de 1875. Il va alors se consacrer à son œuvre d'écrivain et de folkloriste.

On lui doit la première étude du créole mauricien qui  permet de connaître la langue créole  au XIXe siècle. Il faitla collection de tous les et sirandanes. Il est aussi l'auteur d'œuvres littéraires personnelles : pièces de théâtre, poésie.

En 1892, un cyclone violent détruit sa maison  et il doit se  refugier  alors à Beau Bassin, où il meurt. Il est enterré à Port-Louis, au cimetière de l'Ouest  Sa tombe a été classée comme patrimoine national en 1970.

Charles Baissac a été fait chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume. Il est le grand-oncle des agents secrets britanniques Claude de Baissac et Lise de Baissac.

Œuvres

Étude sur le patois créole mauricien, Nancy, Berger-Levrault, 1880 (rééd. Genève, Slatkine, 1976, 2011).

Récits créoles, Paris, Oudin, 1884. Lire sur gallica.

Le folklore de l'Île-Maurice, Paris, Maisonneuve et Larose, 1888, rééd. 1967 (texte créole et traduction française). Lire sur Wikisource.

Sirandann sanpek. Zistwar an Kreol. 28 hundred-year-old Folk Stories in Kreol with English Translation alongside, Port-Louis, 1989.

Zistoire Prince Sabour et autres contes mauriciens, Quatre Bornes, 1995 (en français et créole.

Sir Joseph Maurice Paturau


Sir Joseph Maurice Paturau

 Joseph Maurice Paturau est né le 23 avril 1916 à Saint-Pierre. Son père était ingénieur.

Il fait ses études primaires et secondaires à Maurice avant de les poursuivre en Angleterre où il prépare un diplôme d'ingénieur à l'université de LondresIL obtient son diplôme en 1939.

A déclaration de guerre à l'Allemagne, il est mobilisé comme élève officier de réserve dans l’aviation. Il est affecté à la base aérienne de Bordeaux-Mérignac.

Le lendemain de l’armistice, il veut rejoindre les Forces françaises libres en Grande-Bretagne. Après pu quitter la  France il va le Maroc espagnol où il est interné.

Il va s’évader, va en Espagne où il est à nouveau arrêté.

 Il va gagner l'Angleterre en passant par Gibraltar. Il s’engage dans  les Forces françaises libres de De Gaulle et est affecté aux Forces aériennes françaises libres (FAFL) comme navigateur du Groupe réservé de bombardement en Syrie.

Au mois d'octobre 1941, son unité devient le Groupe de Bombardement "Lorraine", avec lequel il prend part à la campagne de Libye. Il effectue 36 missions de guerre sur Blenheim qui lui valent d'obtenir sa première citation. Il mène ensuite avec son unité de nombreuses missions de surveillance des côtes de Méditerranée en Syrie.

Il retourne en  la Grande-Bretagne  avec le "Lorraine" et  aux opérations sur le front occidental sur bombardier Boston.

Nommé lieutenant, Maurice Paturau est  navigateur et chef de formation. Il se distingue le 3 octobre 1943 lorsqu'il conduit son groupe en vol rasant avec précision sur le transformateur de Chevilly-Larue près de Paris.

Le 22 octobre 1943, il est blessé au-dessus de l'objectif ennemi pendant une opération à basse altitude. En 1944, il poursuit les opérations notamment contre les bases de lancement de V1.

A la fin de la guerre, son bilan est remarquable., Joseph Paturau totalise 76 missions de guerre dont 6 missions en vol rasant représentant au total 210 heures de vol de guerre.

En avril  1945 et pour un an, il est l'adjoint de l'attaché militaire Air à Londres.

Démobilisé, ce héros militaire retourne à l'Ile Maurice. où, de 1947 à 1962 il est PDG des Forges Tardieu à Port-Louis. Il siège également à la Chambre d'Agriculture.

Le billet de 50 roupies de Murice avec l'effigie de SIR Paturau, tel que je l'ai connu
 
Il sera président de la MSIRI, pendant que Robert Antoine était directeur. J’avais été invité avec ma femme lors d’une fête chez Antoine qui était un ami commun. Nous avons pu alors nous entretenir avec  Maurice Patureau homme peu ordinaire Il s’est intéressé avec une singulière simplicité  a mes travaux de pathologie a la MSIRIi

IL va se mettre en politique et de 1962 à 1966, Joseph Paturau est ministre de l'Industrie et du Commerce du gouvernement de  Maurice.

Il est aussi président et directeur du "Joint Economic Comittee", un Bureau de Coordination économique du secteur privé à Port-Louis.

Joseph Paturau est décédé le 26 juin 1996 dans son village natal de Saint-Pierre où il est inhumé.

Décorations

• Commandeur de la Légion d'Honneur

• Compagnon de la Libération 1944

• Commandeur de l'Ordre National du Mérite

• Croix de Guerre 39/45 (5 citations)

• Médaille coloniale avec agrafe "Libye"

• Médaille des Services Volontaires dans la France Libre

• Distinguished Flying Cross (GB)

• Commandeur de l'Empire Britannique

04 septembre, 2015

Anjalay Coopen connue comme Anjalay


Anjalay Coopen
 

Anjalay Coopen née Soondrun Pavattan et aussi connue sous le nom d'Anjalay est une militante mauricienne. Elle est née en février 1911 dans le district de Rivière du Rempart et morte le 27 septembre 1943 à Belle Vue Harel. Anjalay est la  naturelle de Arraye Pavattan, compagne d'un dénommé Nagapen Coopen. Le couple aurait eu deux fils, Priyasamy et Cathan. Anjalay grandit dans le district de Rivière du Rempart où elle est née.

Le 13 septembre 1943, une grève démarre sur la plantation sucrière de Belle Vue Harel. Le 17 septembre, les deux représentants des travailleurs, Hurryparsad Ramnarain et Sharma Jugdambee, acceptent un accord avec les industriels du sucre. Les vont continuer grève La situation de vient  tendue, la Police va intervenir.. Le 27 septembre, les travailleurs organisent une cérémonie religieuse sur la propriété sucrière. Des renforts arrivent et trouvent quelques centaines  femmes, hommes et enfants armés de bâtons et de pierres qui refusent de se disperser. La foule hostile commence à lancer des projectiles à la Police qui  va tirer à balles réelles. Plusieurs personnes sont blessées et trois meurent sur le coup : parmi ces trois victimes se trouve Anjalay Coopen, âgée de 32 ans et enceinte de son premier enfant. Les deux autres victimes sont Kistnasamy Mooneesamy et Moonsamy Moonien. Neuf jours plus tard, Marday Panapen, un quatrième travailleur décède de ses blessures à l'hôpital de Port-Louis.

C’est la colère chez les laboureurs et des partisans . : 1500 personnes se réunissent pour une cérémonie funéraire hindoue organisée par le pandit Basdeo Bissoondoya.

Sa vie  est  hautement symbolique et sa mort est souvent comparée à un sacrifice ou un  martyre.

Le 26 janvier 1991, le premier ministre mauricien Sir Anerood Jugnauth inaugure le Stade Anjalay à Belle-Vue Harel sur les lieux où a eu lieu la tuerie..

En 1995, une statue est érigée en son honneur à l'Aapravasi Ghat à Port-Louis

Le 13 décembre 2000, un timbre est édité à l'effigie d'Anjalay Coopen. En septembre 2003, une stèle est érigée en l'hommage d'Anjalay Coopen et de ses compagnons tombés le 27 septembre 1943. Taillée dans un seul bloc de pierre, la stèle a été créée par  Harold Gentil. Elle est dévoilée par le ministère des Arts et de la culture dans le village de Cottage où les travailleurs ont été incinérés en présence du Premier ministre de l'époque Sir Anerood Jugnauth et du vice-Premier ministre Paul Bérenger4.

Le 29 août 2007, une statue d'Anjalay est érigée devant le nouveau Centre des Droits Humains en face de la Cour Suprême de Port-Louis.

Le 8 mars 2015, Anjalay Coopen est une des deux femmes honorées officiellement par la Ministre mauricienne de l’Égalité des genres, du Développement de l’enfant et du Bien-être .

 Le poete tamoul Permal Soobrayen a écrit un poignant témoignage d’Anjalaj . Reproduite en anglais.

 

 ANJALAY

 

The tears of the sons of Bharat

 

Like river flow

 

And shall not our hearts bleed

 

When alone you stood

 

In poverty and innocence.

 

Against those who thought to murder you

 

You stood;

 

And you fell!

 

Now let the world stand and say

 

Anjalay, beloved woman of Belle vue.

 

You are the symbol of sacrifice.

 

Ignorant of the Vedas and lofty thoughts

 

And in poverty you lived.

 

Yet, your heart was full of love and compassion!

 

At the sight of the wicked.

 

Against them you stood

 

To show us, helpless men.

 

Our duty,

 

And the meaning of fearlessness!

 

While in the country

 

Many a thing happened

 

The woman in you said

 

Woman, your place is at home

 

A man’s mettle you possessed;

 

And you are propulsed into action

 

But,

 

To fall like the stag

 

At the hand of the hunter!

 

So you sacrificed your dear life

 

In the middle of a strife!

 

Unto this world

 

Where the arrogant,

 

The wicked and the mean

 

Suck the blood of the poor

 

You sought for a cove

 

Where peace prevails

 

At last,

 

In the pur hearts you settled

 

Of many a man of good deeds

 

Upon earth what wrong have you done

 

For man to subject you thus?

 

Bullets struck an dyou breathed out!

 

Many spoke of the hideous crime

 

Yet soldiers of fame who attained heaven.

 

Réfenrences

Permal Soobrayen écrit le poème Anjalay.

Henri Favory Anjalay, pièce de théâtre 1980.

Amanda  Devi, "La Mort d'Anjalay" dans Au tour des femmes. Ed. B. Pyamootoo & R. Poonoosamy. Port-Louis:  Immedia, 1995:

Pyneesamy Padayachy .Anjalay, pièce en trois actes de, présentée au Théâtre Serge Constantin de Vacoas le 4 novembre 2003.

Sweeta Kullean, « Dans les pas d'Anjalay Coopen » [archive],‎ 3 mai 2007

Sydney Selvon, A new comprehensive history of Mauritius :, vol. 1, Ile Maurice, ,‎ 2012

Adolphe de Plevitz


  Adolphe de Plevitz.
 

Né en 1837 en France d'une famille originaire de Westphalie, de Plevitz arrive à Maurice en septembre 1858, à l'âge de 21 ans, après avoir été soldat en Afrique dans l'armée britannique. D’abord employé au département des bois et forêts, il devient planteur en administrant petite propriété sucrière située à Nouvelle Découverte. Il épouse la fille du propriétaire, François Rivet en 1860 et entre dan une famille famille créole .De Plevitz découvre bientôt les dures conditions dans lesquelles vivent les laboureurs indiens et se révolte contre le système oppressif de l'engagement. Il va défendre les Indiens injustement accusés devant les tribunaux.

 Par la suite, sous le pseudonyme de "Ramdin", il écrit une lettre au Daily news, pour dénoncer les conditions de vie des immigrés indiens.

En avril et mai 1871, il rédige une pétition concernant les principaux griefs des immigrants. De Plevitz recueillel9000 signatures Il est soutenu par Rajarethnum Modeliar, professeur au Collège Royal en 1872 qui se passionnr pour améliorer les laboureurs des sucreries. Le  document est présenté au gouverneur Gordon en juin1867

La pétition dénonce le tratiement des immigrants qui sont t dépourvus de  liberté.

DE Plevitz rédige en août un pamphlet faisant état de  la situation des laboureurs indiens. Il envoie ce texte à la reine Victoria, à l'anti-slavery movement et au gouvernement indien.  Le gouverneur Gordon écrit au secrétaire d'État qu'il transmet cette pétition à la commission qu'il a nommée pour enquêter sur la police.

Une partie de la presse s(attaque a de Plevitz et réclame son expulsion. Et veut le poursuivre pour diffamation. Le Progrès colonial se déchaîne contre le "Boche » En octobre 1871, un dénommé Jules Lavoquer, , l'agresse avec un bâton devant le théâtre municipal De Plevitz fut blessé et pour le procès qui s'ensuit contre Jules Lavoquer, aucun avocat n'accepte de représenter de Plevitz. Son agresseur s'en sort avec une petite amende.

Enfin, une pétition de 950 signatures réclamant l'expulsion d'Adolphe de Plevitz pour trouble à l'ordre public, mais Gordon refuse.

La chambre d'agriculture demande toutefois alors que soit instituée une commission d'enquête afin de "faire un rapport sur le sort des laboureurs employés à la culture sucrière dans la colonie. À Londres, le gouvernement nomme une commission royale. Les deux commissaires débarquent à Port-Louis en avril 1872 et vont enquêter pendant plus d’un an Ces enquêtes vont susciter la colère et la hargnedes planteurs et de la presse partisante qui ne défend que  leurs intérêts.

Devant la commission  De Plevitz est le premier témoin. Il expose les souffrances des immigrants indiens et cite plusieurs exemples pour étayer ces accusations.

 Par la suite, de Plevitz assiste aux travaux de la commission à titre de "représentant" des immigrants. LeS commissaires visitent les asiles, les prisons, les dépôts pour migrants, et les administarteurs de propriété sucriere  . Soixante-trois témoins sont appelés à témoigner. La  déposition du docteur Desjardins, inspecteur médical du gouvernement, va avoir un resultat convaincre la commission. Celui-ci dénonce l'absence de soins médicaux adéquats pour les Indiens dans bien des endroits .

 

 En 1875, le "Report of the Royal Commission to enquire into the treatment of immigrants in Mauritius" arrive à Maurice. C’est une condamnation adéquate du système d'engagement et des conditions de vie des laboureurs ! La commission reconnaît la justesse de la plupart des revendications des laboureurs indiens et des allégations de Plevitz. Elle déplore également les logements insalubres, l'arbitraire du cadre de travail, la malnutrition, les mauvais soins médicaux, … Elle note également l'absence quasi-totale d'écoles pour les enfants des immigrants.

 Ces conclusions vont bien sur attirer une forte opposition de la part des planteurs qui s’agrippent a  système très avantageux pour eux. Il faudra attendre 1878 pour qu'une nouvelle loi du travail

 La principale disposition de cette loi stipulait un renforcement des pouvoirs du protecteur qui était autorisé à visiter les propriétés sucrières pour prendre connaissance des doléances des travailleurs,. Cette loi sera appliquée jusqu'en 1922 et donnera de bons résultats concernant le traitement moins inhumain des engagés.

Enfin, il fait attendre   Manilal doctor pour les Indiens deviennent des citoyens mauriciens à part

 Adolphe  de Plevitz ne profita nullement de son succès.

 Abandonné même par le peuple,, ruiné par le passage d'un cyclone en 1874, harcelé par toujours ses adversaires et surtout  blessé par l'indifférence totale des immigrants à so égard, songe a   s'exiler. N’ayant plus les moyens de payer son départ et une souscription organisée par son ami Rajaruthnam dans la communauté Indienne ne donnera que peu d’argent.

 Il quitte Maurice en avril 1876 avec son fils Richard, pour les Îles Fidji où il rejoint Gordon, nommé comme premier gouverneur du pays .En septembre 1882, il revient à Maurice pour apprendre le décès de son épouse en février de la même année. Il repart alors pour Fidji avec ces trois plus jeunes filles et entre au service de l'Administration avant de redevenir planteur.

Il va subir  d'autres infortunes. Il a lui-même changé et est devenu plus irritable. Après s'être remarié et avoir eu un autre fils, de Plevitz est forcé de quitter Fidji au bout de douze ans et part s'installer en Nouvelle Calédonie, à Gomen, au nord-ouest de l'île où il a un travail dans les mines de nickel.

 Après deux ans il déménage  de nouveau et se rend a Sydney à la demande de sa femme Mais l'infatigable de Plevitz va finalement s'installer aux Nouvelles Hébrides. Il meurt en mer en 1893 et est enterré sur l'île de Valua.

La rue Desforges.

Actuellement, elle porte le nom de Sir S. Ramgoolam, Premier Ministre de 1968 à 1982. Les Port Louisiens et autres mauriciens continent de l’appeler  “Rue Desforges”.Pendant la révolution française de 1789 elle était connue sous le nom rue de Paris Pendant un certain temps, la toujours  Desforges très fréquentée de Port-Louis fut baptisée rue Adolphe de Plevitz par une jeune équipe municipale progressiste Adolphe de Plevitz habitait une  somptueuse situé à l’angle des rues SSR et Emmanuel Anquetil (Rue Larampe), Il y a plusieurs collèges nommés de Plevitz a Maurice et des rues dont celle de  Montagne Longue.

 

 Références

de Plevitz, Loretta (2010) Arthur Hamilton Gordon and Adolphe de Plevitz: ambitions for Indian labour in colonial Mauritius and Fiji. Queensland History Journal, 21(3), pp. 181-196. Loretta de Plevitz, Restless Energy. A biography of Adolphe de Plevitz, Moka, Mahatma gandhi Institute, 1987 K. Hazareesingh, Histoire des Indiens à l'île Maurice, Paris, Librairie d'Amérique et d'Orient, 1973,

 J. Addison & K. Hazareesingh, A new history of Mauritius revised edition, Edition de l'océan Indien, 1993, p. 62.