19 avril, 2011

Le Père Michaël McTiernan c.s.sp. – B.A., H.D.E



Le Père Michaël McTiernan c.s.sp. – B.A., H.D.E

Michael McTiernan est né le 31 janvier 1922 à Dublin, Irlande. Son père était John McTiernan, né en 1879. Sa mère, Bridget Redican, 1882--1922. Le père Michael avait deux frères qui vivaient en Irlande. Son frère ainé Sean McTiernan, 1920--, était à Dublin.
John C. McTiernan était directeur du film "Hunt for Red October". Sa famille aémigré aux USA en 1932.
Sa famille retrace ses origines aussi loin que le 11e siècle. McTiernan nom est écrit, dans sa forme MacTiearnain irlandaise, et a été anglicisé. Le nom de famille peuvent être précisées soit MacTiernan, McTernan ou McTiernan.

Les descendants de Hugh McTernan I, né en 1708, se trouvent en Irlande, Amérique, Angleterre et Australie et certains pays d’Afrique .

Michael McTiernan a étudié au séminaire pendant la guerre et il est devenu prètre en 1950. Il a vécu 15 ans en Tanzanie ou il a travaillé comme professeur avec le futur président, Julius Nyerere qui était son collègue.

En1967, il quitta la Tanzanie pour Maurice. En1991, le père Michael McTiernan était le curé de St Paul, Phoenix. Il a été aussi curéC à St Ursule Flacq. Il se retira en 1984 et habita à la demeure des prêtres du St Esprit à côté de l’église de St Jean. Il a depuis collaboré avec plusieurs curés de cette église et avaiot tissé des liens d’amitié avec les paroissiens.
Le Père Michaël McTiernan c.s.sp. est décédé lundi 11 avril après-midi. Les funérailles ont eu lieu le mardi 12
Avril à 10h30 en l'église St-Jean.
Il a éte recteur du collège St Esprit à partir de 1969.
Mc Tiernan a quitté le souvenir d’un pédagogue hors-pair et intelligent c’est qu’il faisait découvrir et apprécier les classiques comme Byron. Beaucoup de ses anciens élèves ont le souvenir de cet homme exceptionnel.
A sa retraite, il devient curé à St Ursule Flacq. A sa seconde retraite, il disait la Messe à St Jean.
Plusieurs paroissiens quelque peu déroutés par son accent n’appréciant pas à sa juste valeur la profondeur de ses propos quand il prêchait.
Il disait en plaisantant qu’il éprouver de la nostalgie pour l’Irlande quand il en entendait l’hymne national avant les rencontres de foot ou de rugby.
Il disait aussi revoir son pays, en voyant à la TV les images des falaises de son pays, écrasées par les vagues ; dans le
le film ‘La fille de Ryan’ de David Lean.

Une notice venue d’Irlande publié dans le Times irlandais du 12 avril 2011, présente ses condoleances.
Regretté profondément par ses confrères spiritains, ses belles-sœurs, nièces et neveux, parents et amis.
Une Messe a été dite. Messe mémorielle le samedi 16 avril, dans l'Eglise du Saint-Esprit, Kimmage Manor, à 12 heures.

Quand il était plus jeune, au début de sa retraite je l’ai souvent vu avec un ancien curé de Ste Hélène puis de St Jean, Charles Ditnet CSSp successeur du père Eon. LE Ditner un ami de la famille est venu parfois dire la Messe chez nous.

Michael Mc Tiernan aimait la vie et les gens. Il est venu chez nous à Q Bornes le jour de mon anniversaire un 27 Décembre. On voyait toujours une lueur de malice briller dans ses yeux J’ai noté qu’il appréciait fort bien le Johnny Walker.
A la fin de sa vie il était intime avec son compagnon le père Quinn. Ils pouvaient s’entretenir en anglais en dégustant le whisky.
Plus tard encore nous avons connu et apprécié cet auguste vieillard que l’on pouvait voir dafs la cour de l’église St Jean. Il conversait volontiers avec les paroissiens et aimait bien la chorale. Je l’avais un jour demandé l’autorisation pour organiser un concert classique dans l’églse afin de bénéficier de l’acoustique.
Bach et Beethoven ne peuvent que faire du bien et il accepta volontiers.

Jubilé d’or du père Michael Mc Tiernan 60 ans de fidélité à sa mission
Le père Mc Tiernan, un homme affable et toujours disposé à servir.
Joie et émotion. Tels sont les ingrédients qui ont marqué les 60 ans de prêtrise du père Michael Mc Tiernan. Une cérémonie a eu lieu le 16 juillet dernier en l’église St-Jean, Quatre-Bornes.
C’est avec émotion que le père Mc Tiernan a présidé la cérémonie. Une émotion ressentie par l’assistance, composée de paroissiens de St-Jean. Assistance composée aussi de paroisses où le prêtre a servi depuis son entrée dans le diocèse de Port-Louis en 1967.
Il devait déclarer qu’il préfère exercer son ministère plutôt que prendre sa retraite, en dépit de ses 88 ans. «J’ai besoin d’avoir toujours quelque chose à faire.» Lui qui voulait, après son ordination le 16 juillet 1950, travailler dans la brousse, il a té comme enseignant au collège St-Esprit. Ill a été aimé pour don ouverture à tous et son sens de l’écoute.
«J’ai rencontré tellement de personnes qu’aujourd’hui, je ne me rappelle plus quelques noms et visages»
Parlant de difficultés actuelles de l’Église, il croit que «Dieu révèle sa volonté à travers les évènements. C’est à nous de les discerner». Il faut garder la foi malgré les épreuves et de toujours garder son regard fixé sur le Christ.
Lors de la célébration en l’église St-Jean, Quatre-Bornes, le père Mc Tiernan était entouré des prêtres spiritains, congrégation à laquelle il appartient.
La célébration a été marquée par la présence des proches ainsi que des représentants de la communauté irlandaise à Maurice.




Le Père Jean Eon.

Le Père Jean Eon.


Ce prêtre français a vécu à Maurice pendant 30 ans . En reconnaissance à ses services une école de Grand Gaube porte son nom.
Né à Guérande, Loire Atlantique, au sein d'une famille nombreuse et profondément chrétienne. près de Nantes, le 16/07/1921
Sacerdoce : premiers vœux à Piré, le 09/10/1941 ; vœux perpétuels à Chevilly, le 06/07/1946 ; prêtre à Chevilly, le 06/07/1947 .
Le père Eon est décédé à Chevilly, le 03/01/1980, à l’âge de 58 ans, après 38 années de prêtrise. il a été dans différentes paroisses de Maurice dont St Jean et Gd Gaube à Maurice du 17/07/1948 à 1978 .

Homélie de Mgr Margéot à sa mort.
Chers confrères et chers amis,

Le Père Jean EON nous a quittés pour la maison du Père . Il est mort le 3 janvier (1980) à Il h.15. Le 27 décembre, jour de la fête de St. Jean et jour de sa fête, il avait commencé à avoir de sérieux malaises et dans la soirée du 27 il eut une syncope. Transféré à l'hôpital St. Joseph le lendemain, il a été de plus en plus mal et il est mort au moment où on lui faisait une radiographie.
Jean Eon est mort à l'âge de 58 ans après avoir été prêtre pendant 32 ans . En lui nous perdons un frère dans le sacerdoce mais aussi un ami sincère, un véritable Mauricien d’adoption.
Dans la soirée du 27 décembre (1979), Jean Eon, frappé par la maladie, souffrait et n'arrivait pas à dormir. Il dit alors à un de ses confrères : « Tu sais, il est temps que je retrouve le soleil de Maurice » .
Supérieur de la Communauté des Pères du St. Esprit à Chevilly, Jean Eon était resté très attaché à Maurice et au diocèse de Port-Louis auquel il avait donné le meilleur de sa vie sacerdotale. Il s'était fait connaître et aimer dans plusieurs paroisses ; à Rodrigues il avait lancé le mouvement des Cœurs Vaillants et Ames Vaillantes. De retour à Maurice il avait continué d'être extrêmement attentif à l'éveil religieux chez les jeunes et les enfants. Une paroissienne de Grand Gaube m'écrit: « Je dois beaucoup au Père Eon pour le départ qu'il a su donner à mes enfants dans leur vie chrétienne » .
Mais ce n'est pas seulement auprès des enfants et des jeunes qu'il laissera un souvenir marquant. A cause de son ouverture aux autres, de la parole aimable et du sourire qu'il savait adresser à chacun, il avait su dérider ses paroissiens les plus sombres. Un autre paroissien m’écrit au lendemain de sa mort : « Il doit déjà reposer dans la joie à cause de tous les sourires qu'il donnait si gratuitement, à cause de son rire communicatif qui déridait les plus tristes » .
Il ne faut pas croire que la joie qui émanait de Jean Eon était la joie un peu superficielle ou la bonne humeur naturelle de quelqu'un qui n'avait pas connu la souffrance. Depuis longtemps Jean Eon avait des ennuis de santé. Il a toujours souffert d'un déplacement de vertèbres, opéré mais jamais guéri. L'on peut dire que sa joie de vivre et son accueil des autres étaient le fruit d'une vie spirituelle intense, un don reçu du Seigneur dans la prière quotidienne qui l’aidait à surmonter sa souffrance physique.
Sa joie et son sens de l'accueil faisaient de lui un excellent supérieur religieux. De 1972 à 1978 il fut le Supérieur de district des Pères du St. Esprit à Maurice.
Avec ses confrères il était toujours ouvert, fraternel, franc. Pour lui l'exercice de l'autorité était vraiment un service. Personnellement, en tant qu’évêque, j'ai toujours apprécié sa collaboration pour le bien du diocèse.
Je voudrais lui rendre hommage et je voudrais dire aussi combien je lui suis reconnaissant d'avoir tant travaillé à mettre Maurice sur la carte des Supérieurs religieux de la Congrégation en France. A chacun de ses voyages en France il essayait de sensibiliser ses Supérieurs aux besoins du diocèse de Port-Louis. C'est grâce à lui que nous avons pu obtenir ces derniers temps la précieuse collaboration de jeunes prêtres spiritains français.
Jean Eon restera pour nous un exemple de vie religieuse et de vie sacerdotale.
A l'époque où le Concile Vatican II apportait de profonds changements dans la vie de l'Eglise, il était curé de Grand Gaube. Il avait vraiment à cœur de faire passer l'esprit du Concile dans sa paroisse. J'ai été frappé par son désir d'associer pleinement les laïcs aux responsabilités dans l’Eglise. Il savait faire prendre conscience aux laïcs de leur vocation de baptisés. Il savait les amener à prendre des responsabilités missionnaires ; il se mettait facilement en relation avec eux. C'est ainsi que pour lui la nouvelle vision de l'Eglise comme peuple de Dieu ne restait pas purement théorique. Cette nouvelle vision de l'Eglise se traduisait dans des décisions concrètes, dans les faits de la vie de tous les jours.
Je me fais donc l'interprète de tous ses confrères mauriciens, de tous les fidèles qui l'ont connu et aimé, pour remercier Jean Eon et la Congrégation du St. Esprit.
A notre dernière rencontre à Chevilly il m'avait dit que son cœur était resté à Maurice, qu'il avait adopté Maurice comme sa seconde patrie et qu'il désirait y revenir. Il se proposait de nous retourner à la fin de son mandat comme Supérieur à Paris. Le Seigneur lui a demandé ce sacrifice. Nous savons que quand le sacrifice monte vers Dieu la grâce descend toujours. Nous pouvons donc compter sur la solidarité de Jean Eon au-delà du silence apparent de la mort physique. Il continue d'être proche de nous dans l’espérance de la Résurrection.
Dans son bureau à Paris il y avait l'image du Père Laval. Nous ne pouvons mieux exprimer notre reconnaissance à Jean Eon qu'en rappelant ici qu'il fut vraiment un missionnaire dans la lignée du Père Laval.
Nous rappelant les paroles de Jésus qui invitent à l’espérance, nous rappelant aussi le don merveilleux que le Seigneur fait à son Eglise par l'appel à la vie sacerdotale et religieuse, nous pouvons faire nôtre cette prière de remerciements :
« C'est Toi Seigneur qui nous as choisis, Tu nous appelles tes amis
Fais de nous les témoins de ton amour » ...
Jean Margeot Evêque

Homélie pour le funérailles de de Jean Eon.
Chevilly- le 5 janvier 1980.

Dans les textes choisis pour nous retrouver autour de Jean, je veux partager deux ou trois convictions ou réalités de sa vie humaine et sacerdotale.
C'est aussi un peu de chacun de nous, ses amis, dont nous parlerons, car Dieu a voulu ces liens très forts de l’Amitié.
5 nov. 2007 ... Jean Eon, prêtre. Une personnalité attachante. Les habitants de Grand-Gaube gardent encore un bon souvenir du Père Jean Eon. ...
Jésus s'entretient avec Marthe et Maria, quand il arrive auprès d'elles, après la mort de leur frère Lazare. Il écoute deux fois le cri de leur cœur : « Si tu avais été là, notre frère ne serait pas mort! Ils parlent de leur amitié. Jésus lui-même s’émeut et pleure. Au nom de notre amitié, nous pouvons nous entretenir de ce que Jean a été pour nous. De sa Maman, de sa vieille Maman, il en parlait régulièrement aux Confrères de l'Ile Maurice. Il aimait qu'on lui en parle brièvement, discrètement ... c'était à cause de sa sensibilité de cœur.
Les amitiés de l’île Maurice lui sont nombreuses, car il on avait le secret par sa bonhomie, son rire communicatif, l'écoute derrière sa pipe et cette manière enjouée d'aborder les choses sérieuses et profondes. Je le sais très lié à Monseigneur Jean Margéot, aux Spiritains et aux prêtres, spécialement à ceux de Quatre Bornes, Saint Pierre et Moka. Il a aimé les enfants du Mouvement Cœurs Vaillants et Ames Vaillantes d’hier. Leurs responsables d'hier, adultes aujourd'hui, savent ce qu'ils ont créé ensemble en y travaillant patiemment, sérieusement ... mais toujours avec l'air de n'y point toucher . Nous, qui l'avons connu à la rue Lhomond, aux Chapitres spiritains et dernièrement à Chevilly, nous avons retrouvé tous ces aspects de la personnalité et de la vie de Jean.
C'est ainsi que Jean a mis ses qualités humaines au service de la Mission et du Royaume de Dieu. Il en a vécu avec le Seigneur Jésus qui donne valeur de vie éternelle et de résurrection à la vie de Jean comme aux nôtres, car Il est la Résurrection et la vie. (Jean 11, 20-35)
La correspondance fraternelle de Paul avec Timothée (2 Tim 1, 6-14) nous fait encore apprécier la vie religieuse et sacerdotale menée par un homme comme Jean ... et par nous.
Notre vie de baptisés et de religieux, notre vie sacerdotale s'enracine dans un don de Dieu. Ce don est en nous « par la puissance de Dieu qui nous a sauvés et appelés par un saint appel dans le Christ Jésus » C'est ainsi que nous sommes « établis hérauts, apôtres pour l'Evangile » . La vie religieuse et missionnaire partagée près de dix années avec Jean permet de souligner des aspects de la Mission à l'Ile Maurice. Les désengagements pastoraux à l'Ile Rodrigues où il avait travaillé, et dans certaines paroisses, ont été réfléchis pour un meilleur service de l'Eglise locale. Jean a collaboré à l'action lente et suivie pour la formation de Catéchistes et de Responsables de l'Action Catholique de l’Enfance. C'est aussi une action efficace pour réaliser la première équipe régionale de pastorale ouverte aux prêtres, religieux et laïcs. Il a porté dans son cœur et ses soucis d'équipe spiritaine de Flacq pour un meilleur service de la mission concrète là-bas, en voulant porter toute l'attention aux cheminements de l'Evangile dans des milieux humains très divers. Les stagiaires-coopérants ont été particulièrement accueillis et soutenus par lui. Jean avait un dialogue très confiant avec Monseigneur Margéot. Enfin toutes les initiatives d'ouverture aux réalités des autres Iles de l'Océan Indien : La Réunion, les Seychelles et Madagascar avaient toute son attention et son encouragement : Inter-Iles comme on les appelle, Inter-Iles de la JOCF et des Mouvements d'Action Catholique et toutes les autres. Les Supérieurs des trois Districts Spiritains (La Réunion, Madagascar et l'Ile Maurice) ont bien collaboré : Jean était l'un des trois .
La vie souffrante de Jean a été très réelle. Sa sensibilité lui faisait ressentir au fond de lui beaucoup de choses dont il parlait peu ... mais c'était là . Il y a eu sa longue souffrance à la colonne vertébrale avec la connaissance de ses limites. Enfin ses derniers mois à Chevilly lui ont été difficiles car il portait la conscience vive d'un état de santé bien diminué.
« Souffre avec moi pour l'Evangile, prends ta part de souffrance en bon soldat du Christ Jésus ... » Jean a eu sa part. Nous avons aussi notre part.
Mais nous emportons avec nous les paroles de cet hymne des premiers chrétiens que Paul redit à Timothée et que nous allons nous-mêmes reprendre dans quelques instants : « Souviens-toi de Jésus Christ ressuscité d'entre les morts ... si nous mourrons avec lui, avec lui nous vivrons. Si nous souffrons avec lui, avec lui nous régnerons ..." »
Que le Seigneur Jésus donne à Jean sa paix et sa joie et qu'il nous garde tous dans la fidélité à notre vie pour la vie éternelle. Amen .
Albert Perrier, CSSp .

Le Père Jean Éon, 1921-1980n par le professeur Le Maillous.

Professeur en 1941, prêtre en 1947, il fut affecté l'année suivante à l'Ile Maurice dans l'Océan Indien. Ce fut l'unique champ d'apostolat des 30 années de sa vie missionnaire. En 12 postes, il fut mêlé à tous les efforts de la vie paroissiale. Pendant 20 ans, aumônier du Mouvement des Cœurs vaillants et âmes vaillantes, il lui donna une orientation précise de mouvement apostolique et veilla à la formation des responsables. Supérieur principal de 1972 à 1978, il eut une attention privilégiée pour le dialogue avec les non-croyants.
Obligé par sa santé de revenir en France, il fut supérieur de la communauté des anciens à Chevilly, où il mourut d'une crise cardiaque, le 3 janvier 1980, à l'âge de 58 ans.

Le père Eon par un paroissien de St Jean , Quatre Bornes.

Le père Eon curé de St Jean Quatre Bornes. C’est à St Jean que nous l’avons connu. J’habitais alors à la Rue Belle Rose dans une maison non loin de l’église et nous avons souvent reçu sa visite. Il était un intime de ma fille Jacqueline qui chantait dans la chorale et était animatrice à la Messe. Avec la famille François, avec qui il avait eu d’excellentes relations

Un jour que je me confessai avec lui, m’ayant reconnu il me dit ‘C’est dur de venir raconter des fautes à un autre homme. Il a parlé un peu et sans demander des détails sur ma démarche religieuse, il m’avait connu et sans doute jaugé et me donna l’absolution. Chose étrange il a dit un jour à ma fille Jacqueline qu’il pensait parfois à moi pendant qu’il officiait. De nos jours je le vois aussi pendant la Messe dans l’église St Jean. Je parcours des yeux les statuettes de la Vierge Marie et de St Jean en pensant à lui. Même s’il aimait la plaisanterie il y avait des moments ou il prenait un air grave et attentif et on voyait pétiller ses yeux pleins de bonté. IL mettait arrivé un jour de lui dire qu’une des sœurs de la congrégation de Belle Rose faisait jolie femme.
Il me toisa secoue un peu la tête en disant doucement : Monsieur Félix !
Il est venu nous rendre visite au campement de Riambel ou nous allions  chaque année. Denise qui revenait d'un pèleribage à Lourdes lui en a parlé Il a fait cette remarque 'Pensez y, vos yeux ont vu bien des choses comme la grotte de Masabielle.'
Revenant d'un voyage au Vatican, il m'a raconté avoir été visiter les Catacombes.'C'est incroyables que tant de persécuté ont subi le martyr pour le Christ!' On ne pense pas toujours mais c'est bouleverant de voir toutes ces tombes!'

C’est donc un privilège pour moi et ma famille de publier sa biographie.

04 mars, 2010

Gaëtan Duval.









Gaëtan Duval.

Gaëtan Duval est né à Rose Hill le 9 octobre 1930. Son père Charles Duval un fonctionnaire est mort quand il avait 3 ans. C'est son oncle Raoul qui l'élève. Il fera des études secondaires au le collège royal de Curepipe. Ik étudie en Angleterre pour devenir avocat.
Il allait devenir dans le métier un avocat très recherché pour ses connaissances et sa verve. Duval un passionné de cheval, était propriétaire du crack Enigmatique, quand il s’était joint à l’écurie de Willy Larché. IL a été un bon vivant et buvait beaucoup. Des créoles employés par lui et qui étaient des partisans de sa politique l'appellent le Roi des créoles.
Il débute en politique aux côtés de Jules Koenig, fondateur du PMSD. Ce parti voulait une forme d’adhésion au sein du Royaume-Uni alors que le Parti de l'Independance de Seewoosagur Ramgoolam était pour l'indépendance au sein du Commonwealth . Le PMSD qui avait beaucoup de partisans de la population générale, dont les créoles et les blancs perd de peu les élections en août 1967 mais va intègre le gouvernement d'unité nationale formé par Seewoosagur Ramgoolam en décembre 1969.
Duval va occuper avec distinction le poste le Leader de l'Opposition en quatre occasions. Gaetan Duval a été le premier Lord Maire de Port Louis et maire de Curepipe. Il a combattu avec acharnement le Mouvement Militant Mauricien de Paul Bérenger.
Gaëtan Duval a été un ministre compétent et actif. Bien
entouré , il a participé avec une étonnante vision à l’avenir de Maurice. au développement du secteur textile et touristique.
Son fils, Xavier, qui est aussi ministre du tourisme complète ce travail de nos jours. Il était connu et apprécié dans différents pays comme la France et les pays d’Afrique.

Gaetan Duval a eu deux fils Xavier Luc Duval et Richard Duval. Xavier Duval en désaccord plus tard avec son père a crée son fondateur de son propre parti, le Parti Mauricien Xavier Duval.
La légion d'honneur lui a été décernée par la France et il fut anobli par la reine Élisabeth II. Devenu Sir Gaetan, il a continué a oeuvrer pour le développement du pays. L’aéroport de Plaine Corail de Rodrigues porte le nom de Sir Gaëtan Duval, en hommage au politicien. De sa vie privée beaucoup d’anecdotes sont véhiculés dans le public. On a dit que son droit à l'excès était proverbial. Il roulait sa Rolls Royce rutilante blanche et avait un haras à Poste Lafayette. Duval a beaucoup voyagé et était devenu quasiment universaliste. De bonne compagnie, il a reçu dans son manoir de Trou d’eau douce des grands de ce monde, des acteurs et actrices Connu pour sa grande générosité , il avait des amis dans tous les milieux. Une statue de Duval se trouve à la municipalité de Beau-Bassin-Rose-Hill

Gaëtan Duval vécu dans une grande intimité avec des partisans, y compris ses nervis. dont Baron, de petite taille son homme à tout faire. Il y avait aussi dans chaque coin du pays de fervents bleus, les indécrottables bien endoctrinés.
Il faut croire qu’il avait une place dans le cœur de ses compatriotes qui lui ont donné des funérailles uniques à maurice. Cet orgueilleux aimait dire qu’il ne “mourra jamais, mais fera semblant de l’être’.

Lindsay Noë, dans son livre “L’Enfant Terrible de l’île Maurice”, a raconté l’enfance, la jeunesse et la vie de sir Gaëtan Duval dans le domaine politique et juridique. IL dit que Duval avait une intelligence hors du commun. Il termine ses études de droit Anglais et Français en 18 mois, la moitié du temps normal.

Duval est mort le 5 mai 1996. On le regrette comme un grand patriote, qui ne voulait pas de barrières entre mauriciens. Il a été un précurseur qui avait choisi la voie du développement rapide du pays pour donner du travail aux petits qui luttaient contre la misère.

Gaëtan Duval aurait dit que tous ont a un rôle à jouer, comme dans un long métrage, occupant plusieurs rôles à la fois.

25 août, 2009

Pierre Poivre


Pierre Poivre.

Pierre Poivre est né à Lyon le 23 août 1719.
Il fait des études au collège Saint-Joseph de cette même ville. il est envoyé à Paris au séminaire des Missions Etrangères. Il est doué pour l'étude des langues. Il se destine à l'évangélisation de l'Extrême-Orient et s'embarque en 1741 pour la Chine mais son goût de l'aventure le fait changer sa vocation religieuse.
Sur la route du retour vers le France en 1745, un navire anglais capture le bateau, un boulet lui emporte le bras droit. IL abandonne son projet d’être missionaire.
Prisonnier des anglais à Batavia, il s’intéresse aux épices, très recherchées en ces temps.
A Pondichéry en 1746, ll fait la connaissance de Mahé de
Labourdonnais et s’embarque avec lui pour l’île de France.
Il trouve que les Mascareignes seraient de bons pays y développer la culture des épices.
Il retourne l'île de France le 2 décembre 1753 avec cinq muscadiers et quelques girofliers qu'il essaie d'acclimater au jardin de Mont-Plaisir.
En 1766, il est choisi pour devenir Intendant des îles de France et de Bourbon.
Poivre qui devaiy se marier accepte après longue réflexion. Ce sera son voyage de noces.... Il arriveà Port-Louis en 1767 avec Françoise, sa jeune femme,.
Bernardin de Saint-Pierre, de passage dans l'île en tombera amoureux et pensera vraisemblablement à elle en écrivant Paul et Virginie.

Pierre Poivre sera le père du développement de ces îles, par son intelligence et ses capacités.

Il prend ses fonctions le 14 Juillet 1767 à Port Louis. De caractère coléreux, il ne s'entendra pas toujours avec ses collaborateurs et m$me ses supérieurs. .

Il a introduit l'imprimerie, il a acclimaté les épices; girofle, muscade, poivre, cannelle, et introduit plusieurs espèces végétales et des arbres fruitiers, fruit à pain, letchi, manguier, longane dans son ancienne propriété de Mont-Plaisir qui est devenu le Jardin de Pamplemousses,
Le Jardin des Pamplemousses, avait été sa propriété privée: "J'ai acheté de la Compagnie à crédit un simple jardin tout fait et bien arrosé… où je serais le maître de n'admettre que les personnes que je voudrais", écrivait-il à son ministre le 30 novembre 1767.

Il a été aussi, le pionnier du développement des Séchelles.

Poivre qui est l'auteur des premières lois de protection serait un des fondateurs de l'écologie.
CXet homme très ouvert, a oeuvré pour améliorer du sort des esclaves, étant contre l’esclavage. .

Retraité à Lyon en 1772 avec sa femme et ses deux filles, nées à l'île de France, il meurt à Lyon le 6 Janvier 1786 au château de la Freta, en bord de Saône en face de Fontaines à Collonges au mont d'Or. Des savants français et étrangers venaient parfois le consulter dans sa maison de retraite.

La Réunion a érigé un buste pour honorer la mémoire de Pierre Poivre en 1826. L'île Maurice tardivement en 1993, grâce à l'initiative de l'Amicale Ile Maurice France.

Le buste en bronze érigé en 1993 au Jardin botanique des Pamplemousses est l'œuvre de l'artiste mauricien, D. Bungshee, qui l'a réalisé à partir d'un moulage exécuté par Mme Gabor, artiste hongroise, à Saint Denis. Le visage de Poivre dans le buste de Pamplemousses est d'après le portrait qu'en a fait le peintre Alexis Grognard à la fin de la vie de Pierre Poivre..


Le buste a été dévoilé le 13 octobre 1993 par Jacques Toubon, s ministre de la Culture et de la Francophonie de la République Française. Le ministre mauricien de l'Agriculture, Madan Dulloo, prononce un hommage à Pierre Poivre: "Bien souvent l'histoire ne rend pas justice aux véritables pionniers qui, au prix d'efforts inlassables, arrivent à jeter les bases sur lesquelles s'appuient des générations futures pour façonner leur destin. Jusqu'à ce jour, le nom de Pierre Poivre n'était inscrit que sur l'Obélisque Liénard. Aujourd'hui, nous sommes en train de corriger un oubli en érigeant un buste en hommage à l'œuvre de Pierre Poivre."

Deux institutions mauriciennes font revivre le souvenir de Poivre à Maurice Une école, l'Ecole du Centre - Pierre Poivre à Moka, et un théâtre, l'Atelier Pierre Poivre.
Des rues de trois villes mauriciennes portent le nom de Poivre : A Port-Louis, la rue Poivre traverse les rues Saint Louis et Saint Georges, À Beau Bassin, la rue Poivre fait angle avec la route Royale et mène tout droit à la rue Pope Henessy. À Quatre-Bornes, située non loin du cimetière de Saint Jean, elle fait angle avec la route Saint Jean.

Il existe aussi des bustes de Poivre à la Réunion, aux Seychelles et en France, à Lyon.

Jean Margéot



Jean Margéot.

« Vous êtes un grand prêtre, un grand évêque, comme le montre votre apostolat » Le pape Jean Paul II


Jean Margéot est né à Quatre Bornes, le 3 Février 1916.

Il étudie au Collège du St. Esprit et au Collège Royal ; puis à 17 ans à l’Université pontificale Grégorienne de Rome pour devenir prêtre. .

Il sera ordonné le 17 Décembre 1938 en la Basilique St. Jean de Latran, à Rome, Il n’avait que 22 ans.

A Maurice il est d’abord vicaire à La Visitation, à Vacoas, Mgr. Leen lui confie la direction spirituelle de la Légion de Marie.

IL est transféré à à St.Pierre, Moka, puis à Ste.Thérèse, Curepipe, et ensuite à Notre Dame du Rosaire, Quatre Bornes, Il sera encore transféré dans d’autres paroisses : St. Sauveur à Bambous, la Cathédrale St. Louis et finalement Notre Dame de Lourdes, Rose Hill.

En 1956, il deviendra le premier Vicaire Général Mauricien du Diocèse de Port Louis.

En Septembre, il est nommé Prélat de la Maison du Pape.

Le 6 Février 1968, Le Père Jean Margéot est nommé par le Pape Paul VI Évêque de Port Louis. Il sera le 4 mai le 4 Mai t ordonné Évêque à Marie Reine de la Paix,

Le 28 Juin 1988, le Pape Jean Paul II qui l’appréciait beaucoup pour ses travaux sur la famille le nomme Cardinal.

Le15 Mars 1993, le Cardinal Margéot demande sa mise à la retraite, qui est agréée par le Pape.

A sa retraite à 80 ans il va au couvent de Bonne Terre et va participer à tous les évènements religieux, célébrant la messe dans toutes les paroisses petites.

Il va participer à la Béatification du Pére Jacques Désiré Laval, le 29 Avril 1979 à Rome.

Il sera avec le pape Jean Paul II lord de la visite du Souvcerain Pontife Maurice et à Rodrigue, à la mi-Octobre 1989.

Le cardinal Margéot est mort le vendredi 17 juillet 2009, âgé de 93 ans. dans sa maison de Bonne-Terre, à Vacoas

Le pape Benoit XVI fera ses éloges après sa mort :

« Le confiant à la miséricorde du Seigneur, je rends grâce à Dieu pour le ministère de ce Pasteur ardent qui s’est dépensé pendant toute sa vie en faveur des Mauriciens, comme prêtre diocésain puis comme évêque de Port-Louis, donnant le meilleur de lui-même pour que le Christ soit annoncé, particulièrement à travers un engagement généreux au service de la défense et de la promotion de la famille »

Il a eu droit à des funérailles somptueuses à Marie Reine de la Paix . Le gouvernement organise des funérailles nationales. Mgr Maurice Piat l’évêque de Port Louis va porter le deuil avec le peuple de Maurice.

Mgr Augustine Kassuja, Nonce Apostolique a été l’envoyé du Pape Etaient aisoo présents les évêques de la région qui le connaissaient bien, Mgr Gilbert Aubry, Evêque de Saint-Denis, la Réunion, Mgr Odon, Evêque de Tananarive, Mgr Denis Wiehe, Evêque des Seychelles et son cousin et ami Mgr Alain Harel, Vicaire Apostolique de Rodrigue. et du Cardinal Margéot et les prêtres du diocèse.

Le jour des funérailles a été décrété journée de deuil national par le gouvernement de la République de Maurice.

Le Cardinal Margéot a été inhumé au caveau de la cathédrale Cathédrale Saint-Louis.

Les œuvres de ce Cardinal et sa contribution à l’église de Maurice sont monumentaux.

Le cardinal Margéot a lancé, entre autres les mouvements d’action catholique ouvrière, créée de nombreuses œuvres charitables comme des crèches et des orphelinats, deux centres de réhabilitation pour drogués.

Tous les chrétiens de Maurice ont, pour une occasion ou une autre personnellement été en contact avec lui.

Sa popularité était très connue. Il était apprécié par les jeunes et avait été un aumônier des mouvements de Scouts.

Un vieux souvenir : En 1942 quand il est venu à dans la cour de l’église de Chamarel sur l’invitation du père Philippe Rivalland, curé de Beau Bassin , il a partagé notre humble repas et a conversé avec tous les scouts dont je faisais partie.

Qui n’a pas été subjugué par les paroles de ce prélat quand il prêchait ?

Le diocèse de Port Louis a décidé de mettre en place un comité qui aurait pour but non seulement de de faire un inventaire pour faire connaître ses engagements, ses écrits, sa personnalité, et transmettre son héritage spirituel et social aux mauriciens.

Reginald Vaughan


Reginald E. Vaughan.

Reginald E. Vaughan est né au pays de Galles, Royame Uni, en 1885 et il est décédé à Maurice en 1997. Il arriva à Maurive en 1923.

Reginald E. Vaughan (1895-1987),DSc, fut le curateur du Mauritius Herbarium de 1960 à 1969. Cet herbier a été créé à partir du Colonial Herbarium géré parles botanistes Louis Bouton et Wenceslas Bojer en 1830. L’herbier se trouve encore à l'Institut de recherches de l'industrie sucrière de Maurice (MSIRI)

Louis Bouton botaniste français est avec Bojer en 1829, fondateur de la Société d’histoire naturelle de Maurice .Il a écrit en 1964 'les Plantes Medicinales de Maurice'
Wenceslas Bojer (1797-1856) botaniste de Bohême, a étudie la lore de Madagascar et de Maurice Il a écrit 'Hortus Mauritiana 1837. A
l'occasion du centenaire du décès de Wenceslas Bojer (1795-1856), la Société royale des arts et des sciences a demandé au Dr Reginald Vaughan de lui rendre un hommage.
L’Herbier de Bouton était d’abord au muse de Port Louis. ILa été transféré plus tard au jardin botanique de Pamplemousses en 1868—ou il a été mal administré et a subi des dégâts par les rats. En 1930, Vaughan a tenté de récupérer ce matériel dilapidé et l’herbier est retourné à L’Institut. Il en restait des spécimens au jardin de Pamplemousses, vers 1945, à l’étage du bâtiment , car Henri Julien l’agronome du département d’Agriculture et féru de botanique ….il avait constituè un petit herbier lui même, m’avait fait voir des spécimens dans un état déplorable.
En 1960 Vaughan a combine cette collection avec deux autres quand il est devenu Curateur de l’Herbier qui a été confié au Mauritius Sugar Industry Research Institute (MSIRI) à Réduit

Au début du siècle, vers 1920, Reginald Vaughan a étudie l’écologie des plantes de Maurice.
Il a publié ses recherches en collaboration avec Octave Wiehe Claude Michel botaniste et Jean Vinson entomologiste
devaient plus tard participer dans ces travaux.

Vaughan , T. E et Wiehe,P.O. -Studies on the vegetation of Mauritius.
Vaughan avec Joseph Gueho ont été d’inlassables collectionneurs de plantes de Maurice et leur matériel a servi pour enrichir l’herbier.
Les travaux de Vaughan, aidé par Guého qui était son assistant, sont à la base de la nouvelle Flore de Maurice. Gueho devait devenir curateur de l’Herbariulm, jusqu'à sa retraite. Cet homme timide, calme, patient et réservé, était notre ami à l’Institut de Recherches et il est mort prématurément après sa retraite.
Quand à Reginald Vaughan, il est est resté toujours en contact avec les travaux concernant l’herbier.

Je vois le docteur Vaughan dans son bureau, comme il en avait l’habitude ; plongé dans les papiers et les cartons de feuilles. Le livre de Baker Flora of Mauritius and the Seychelles sur dp, bureau.
Il était un homme doux et calme et parlait ce que l’on appelle le « King’s English ».
Il avait enseigné au collège Royal de Curepipe dans les années 30 et 40 quand j’ai été un de ses élèves.
Vaughan a passé presque toute sa vie à Maurice.
Il ne pouvait tolérer le climat froid d’Europe, car il avait été gazé durant la première guerre mondiale.
Pendant la seconde guerre, il a été volontaire pour diriger le Royal College Home Guard unit dont je faisais partie.

Vaughan avait une grande connaissance des plantes de Maurice et avait étudie les palmiers entre autres. Il s’intéressait aussi aux plantes indigènes des forêts.
Son nom est associé aux palmiers Hophorbe.
Hyophorbe amaricaulis (Mart.) Hook.f., synonyme Mascarena revaughanii LH Bailey ou Hyophorbe à tige amère : Endémique à l'île Maurice en forêt humide en altitude, aujourd'hui il n'existerait plus dans son milieu naturel, un seul représentant survivant au jardin botanique de Curepipe.

Hyophorbe vaughanii L.H. Bailey ou Hyophorbe de Vaughan : dédié à Reginald E. Vaughan ; endémique à l'île Maurice, inflorescences oranges à fructification rouge vif.

La galerie de tableaux de la Société offre les portraits de Robert Antoine, et du Dr. Réginald E Vaughan.

Vaughan a écrit un grand nombre d’articles dont :

David H Lorence et Reginald Vaughan. Anonotated boiography pf Mascarene plant life 264 figures 1992, avec 1600 référe,ces

Paul C. Silva, Philip W. Basson, Richard Lee Moe et Reginald E. Vaughan - Catalogue of the benthic marine algae of the Indian Ocean Science - 1259 pages

Vaughan, R. E. (1957). Nature reserves in Mauritius. Proc. Pan Indian Ocean Sci. Ass. 3 (sec. B): 125-131.

Vaughan, R. E. (1967). The Mauritius Herbarium. Rep. Maurit. Sug. Ind. Res. Inst. 1966: 147-149.

Vaughan, R. E. (1968). Conservation of vegetation in Africa South of the Sahara, Madagascar and the Mascarenes, Mauritius and Rodrigues. Acta phytogeogr. suec. 54: 265-272.

Vaughan, R. E. (1968). The Mauritius Herbarium. Rep. Maurit. Sug. Ind. Res. Inst. 1967: 147-151.

Vaughan, R. E. (1969). The Mauritius Herbarium. Rep. Maurit. Sug. Ind. Res. Inst. 1968: 135-138.

Vaughan, R. E. (1970). The Mauritius Herbarium. Rep. Maurit. Sug. Ind. Res. Inst. 1969: 157-165.

23 août, 2009

Robert Antoine




Robert Antoine
Robert Antoine, C.B E., B.Sc., A.R C.S. avait étudié à l’Imperial College et l’université de Londres. Il a fondé le Food and Agricultural Institute international à Réduit après sa retraite comme directeur de la Station de Recherches de l’Industrie Sucrière. Son nom est inscrit sur la colonne Liénard au jardin de Pamplemousses.
Robert Antoine est né en 1923. l étudié au Collège Royal de Curepipe puis au Collège d’Agriculture ou il devient diplômé et lauréat en 1946.
Il travaille pendant un temps au département D’agriculture comme Assistant Pathologiste avant d’aller étudier à l’Université de Londres ou il obtient un MSC en phytopathologie.
Une révolution dans la section de phytopathologie eut lieu quand Robert Antoine est revenu de Londres avec son diplôme prestigieux de l’lmperial Collége. Il repris son poste d’Assistant Pathologiste, sous le pathologiste Gabriel Orian . Antoine avait une grande ouverture. Il aimait les relations et n’avait aucun soucis de grandeur Il aimait visiblement partager ses connaissances. Il était un peu apparenté à Orian et donnait l’impression qu’il n’était là que pour peu de temps. Il devait aller diriger la section d’Agronomie.
Quand j’étais assistant dans la section de Phytopathologie j’ai eu l’avantage de l’avoir comme collègue. Il causait beaucoup en plaisantant et laissait croire que je devais savoir ce que je ne savais pas. J’ai su qu’il était venu avec l’idée de s’amuser un brin avant d’entamer sa carrière.
Bon vivant, il était populaire avec les voisins surtout de Felix Berchon. Celui ci un chimiste compétent travaillait comme Assistant chimiste Il était aussi un ami de Serge Staub, très intelligent, grand original , qui aimait expérimenter l’usage de l’alcool mélangé à l’essence pour les moteurs de voitures.
C’est en 1955 que la Mauritius Sugar Industry Research Institute (MSIRI) nomma Antoine comme Senior Pathologist.
Quelques années après, au départ du Docteur Octave Wiehe, qui allait devenir Vice Chancelier de l’université de Maurice, Robert Antoine lui a succédé comme directeur de la MSIRI en 1968.
Il a été un grand directeur et a été nommé commandeur de l’Empire Britaznnique CBE.
Lorsque Robert Antoine se retire du MSIRI en 1980, ce travailleur infatigable ; jeune encore et bouillonnant d’idées, a fondé avec la FAO un collège international : Regional Sugarcane Training Centre for Africa (RSTCA). Il devient le premier directeur.
Le RSTCA fut financé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) jusqu'en 1990, avec pour agent d'exécution l'Institut de recherches sucrières de l'Ile Maurice (MSIRI). A partir de 1997, le Centre devint autofinancé et fut renommé le Robert Antoine Sugar Industry Training Centre (RASITC) en hommage à son fondateur.

A la formation de la Food and Agriculture Research CouncilL, Farc, Robert Antoine C.B.E.,), est nommé Executive Chairman. Il est décède en septembre 1996 à la clinique de Réduit.
IL a laissé laisse une institution forte et viable.
Cet homme avait des connaissances et des intérêts très variées IL s’intéressait un peu à tout. Il était féru de la flore de Maurice et féru de la botanique des palmiers et des orchidées.
IL s’intéressait aussi à la recherche dana le domaine de la paléontologie.
Une équipe de recherche associée au Frederick Hendrick Museum a visité, le 19 octobre, le site Mare aux Songes. L'équipe a également examiné des carottes de forage extraites de plusieurs sites en 1993 sous la supervision de Robert Antoine, ancien directeur du MSIRI et un de ses collègues japonais, aujourd'hui décédé. Outre les scientifiques hollandais et britanniques participant à ces travaux archéologiques, il y a parmi les participants mauriciens, le Dr Anwar Janoo du National Heritage Fund, le personnel du Mauritius Museums Council, les scientifiques du MSIRI. La dernière campagne de fouilles archéologiques qui a eu lieu du 6 au 15 août a livré près de 150 ossements de l’oiseau emblème de Maurice.. Deux squelettes presque entiers de dodo ont été déterrés. Au total, 150 os de l’oiseau emblématique de Maurice retrouvés en moins de deux semaines. Sans compter les restes presque entiers de deux tortues géantes.
C’est à Mare-aux-Songes que des ossements du dodo, dont une rarissime partie de bec, et une tortue géante avaient été trouvées.

La Société Royale des arts et des sciences a rendu hommage, le samedi 26 mai, à Robert Antoine, qui a décidé de graver son nom sur l’Obélisque Liénard, monument érigé au Jardin de Pamplemousses en 1861.
Le premier directeur du MSIRI, le Dr Octave Wiehe, donna à l’Institut les structures essentielles à son développement interne et amorça la collaboration avec les milieux scientifiques régionaux et internationaux. En 1968, son successeur, Robert Antoine, donna un nouvel essor au MSIRI en élargissant le cadre des travaux adjoignant à la recherche sucrière les études sur la production vivrière en utilisant les terres à canne.
Les initiatives de Robert Antoine ont fait de l’institution un haut lieu de la recherche scientifique mondiale.

Robert Antoine et sa femme née Curé, avaient trois filles et un garçon. Ce dernier, Bob, devait devenir médecin en Afrique du Sud
Une des filles Jojo, populaire et compétente, devait faire carrière dans la section de chimie de la MSIRI.
Robert Antoine avait longtemps habité dans la grande maison des directeurs de l’Institut et avait un campement à Gris Gris.
Il avait de bonnes relations avec les ministres et hauts fonctionnaires, le secteur privé et les administrateurs de l’Industrie Suicrière dont certains comme Francis North Coombes étaient ses amis.

La culture de la canne sucre était en danger dans océan Indien quand la maladie de Fiji a été découverte dans les cultures à Madagascar. Antoine devait consacrer beaucoup de temps pour étudier cette maladie et nous prévenir des menaces.
Il a été le fondateur de la diversification agricole. La culture du mais de l’arachide et de la pomme de terre en interlignes de cannes. J’ai formé partie avec Mamet et Pillay de ses collaborateurs pour travailler dans sa section de diversification.

Bibloigraphie
Parmi les travaux les plus marquants qui ont été publiés de Robert Antoine Antoine :

Antoine, R. (1971). Aspects saillants de la recherche à l'Institut de Recherches Sucrières en 1969-70. Revue agric. sucr. Ile Maurice 50: 187-193.
Antoine, R. (1971). La diversification agricole dans les terres de canne à sucre. Revue agric. sucr. Ile Maurice 50: 214-218.

Antoine, R. (1973). Diversification agricole en terres de canne à sucre. Bilan des travaux, 1968-1973. Réduit: Mauritius Sugar Industry Research Institute. 50 p. (Tech. Circ. Maurit. Sug. Ind. Res. Inst., 39)
Antoine R et Persley G.J. A Strategy for Biotechnology Research: Mauritius. In: ISNAR International Workshop on Management Strategies and Policies for Agricultural Research in Small Countries. (20th April - 02nd May, 1992. University of Mauritius, Réduit. Mauritius). 1992.
Antoine R. (1955). Observations on sugar cane diseases in Australia and Fiji. Réduit: Mauritius Sugar Industry Research Institute. 52 p.: 10 figs, 2 pl., appen. (Bull. Maurit. Sug. Ind. Res. Inst., 5)
Antoine, R. (1957). Cane diseases: other diseases. [Maladies de la canne: autres maladies]. Rep. Maurit. Sug. Ind. Res. Inst. 1956: 59-60. (Summary in French in Revue agric. sucr. Ile Maurice 36: 88-89, 1957)
Antoine, R. (1961). Cane diseases. 1. General considerations. Rep. Maurit. Sug. Ind. Res. Inst. 1960: 58-59.
Antoine, R. (1967). International collection of slides of sugar cane diseases. Sug. Cane Breed. Newsl. (19): 63. ): 16.
Antoine, R. (1967). Report of Chairman Standing Committee on sugarcane diseases: Sugar cane diseases of the world (vols. I and II). Proc. int. Soc. Sug. Cane Technol. 12: 1243-1244.
Antoine, R. (1967). Sugar cane diseases and their world distribution (1962-1965). Proc. int. Soc. Sug. Cane Technol. 12: 1245-1269. (Prepared by the 1962-1965 ISSCT Standing Committee on Sugar Cane Diseases)
Antoine, R. (1967). Testing the reaction to major diseases of sugar cane seedlings during selection. Proc. int. Soc. Sug. Cane Technol. 12: 1178-1182.
Antoine, R. (1967). The impact of cane diseases on the variety problem. Rep. Maurit. Sug. Ind. Res. Inst. 1966: 47-49.
Antoine, R. (1961). Studies on bacterial cane diseases. Rep. Maurit. Sug. Ind. Res. Inst. 1960: 62-63.
Antoine, R. (1955). La maladie du rabougrissement des repousses. Revue agric. sucr. Ile Maurice 34: 259-275.
Antoine, R. (1956). Ratoon stunting disease. [La maladie du rabougrissement des repousses]. Rep. Maurit. Sug. Ind. Res. Inst. 1955: 45-48. (Summary in French in Revue agric. sucr. Ile Maurice 35: 79-80)
Antoine, R. (1957). A histo-chemical test for diagnosing ratoon stunting disease of sugarcane. Proc. Pan Indian Ocean Science Congress 3: 155-160.
Antoine, R. (1957). Le traitement des boutures de canne dans la lutte contre la maladie du rabougrissement des repousses. Revue agric. sucr. Ile Maurice 36: 31-38.
Antoine, R. (1958). A staining technique for the detection of ratoon stunting disease. Nature, Lond. 181: 276-277.
Antoine, R. (1958). Histo-chemical diagnosis of ratoon stunting disease. Rep. Maurit. Sug. Ind. Res. Inst. 1957: 60-61.
Antoine, R. (1962). Gumming disease. Rep. Maurit. Sug. Ind. Res. Inst. 1961: 56-57.
Antoine, R., Hayward, A. C. (1963). The gumming disease problem in the Western Indian Ocean area. Proc. int. Soc. Sug. Cane Technol. 11: 789-794.
Antoine, R., Ricaud, C. (1966). Leaf scald. Rep. Maurit. Sug. Ind. Res. Inst. 1965: 76-78.
Antoine, R., Williams, J. R. (1957). Fiji disease in Madagascar: progress report 1957. Réduit, Mauritius Sugar Industry Research Institute. 24 p.: 4 tbls., 2 pl. (Private Circ. Rep. Maurit. Sug. Ind. Res. Inst., 7)
Antoine, R. (1958). The campaign against Fiji disease in Madagascar, 1958. Réduit: Mauritius Sugar Industry Research Institute. 36 p.: 5 tbls., 2 appen. (Private Circ. Rep. Maurit. Sug. Ind. Res. Inst., 10)
Antoine, R. (1957). Chlorotic streak. [Maladie des stries chlorotiques]. Rep. Maurit. Sug. Ind. Res. Inst. 1956: 51-56. (Summary in French in Revue agric. sucr. Ile Maurice 36: 85-87, 1957)
Antoine, R. (1960). Studies on chlorotic streak disease of sugar cane. Proc. int. Soc. Sug. Cane Technol. 10: 1091-1097.
Antoine, R. (1959). Heat treatment of cuttings. [La thermothérapie des boutures]. Rep. Maurit. Sug. Ind. Res. Inst. 1958: 57-59. (Summary in French published in Revue agric. sucr. Ile Maurice 38: 83-84, 1959)

Pour son premier exposé comme Executive Chairman de Farc, un peu avant sa mort, Robert Antoine s’est exprimé avec son intelligence et sa lucidité habituelle :
« J’ai choisi de mettre en relief l’histoire des recherches agricoles à Maurice pendant les 50 dernières années dans une perspective convenable pour e bénéfice de la nouvelle génération. La recherche agricole existait depuis fort longtemps mais on peut dire que c’est au milieu du siècle dernier que la recherché agricole organisée prit naissance avec la création de la "Station Agronomique" vers la fin du dernier siècle par un home d’une grande vision, Philippe Bonâme.
Il s’intéressa en premier lieu à la Canne à Sucre, la culture la plus importante, mais aussi aux autres plantes cultivées et sans oublier la formation.
IL a publié 18 rapports annuels et plusieurs bulletins et papiers, y compris le rapport sur "Les Cultures Secondaires".
Au début du 20 siècle, il paraissait clair que la Station Agronomique avec des faibles ressources demandait à être réorganisée.
La commission Royale de 1909 recommanda la création d’un "Department of Scientific Agriculture" et en 1913 le Département D’Agriculture prit naissance.
Nous avons eu encore la chance d’avoir l’émérite
Harold Tempany, scientiste également de grande vision, qui a trace le développement agricole dans une forme qui est encore d’actualité.
Harold Tempany a été le fondateur du College of Agriculture. Le niveau d’études du collège était si &levé que les étudiants avaient aucune peine pour réussir ceux de City and Guilds of London Institute en Sugar Manufacture
A la suite d’une conférence sur l’Industrie Sucrière en 1927, un fond de Réserve fut institué en même temps qu la création de la Sugarcane Research Station, fondée en 1929 comme une section particulière du Department d’Agriculture.
Jusqu’ en 1953, la station était financée par le fonds de Réserve et et le Collège d’Agriculture.
Les laboratoires se trouvaient au collège. Ce n’est qu’en 1950, q’un bâtiment séparé a été construit.

Le nouveau directeur Agriculture, G.E. Bodkin est nommé en 1933, et il va le demeurer pendant 15 ans.
Il se consacre surtout pour les relations entre planteurs et usiniers en créant le Control Board. Pendant la guerre, la production agricole, autre que la canne était nécessaire. Cette production obligatoire plus onéreuse que celle de l a canne était impopulaire dans les milieux sucriers.
L a réputation du département D’agriculture et de la Sugar Cane Resaerch staton était alors au summum.
Les changements constitutionnelles avec la formation de
Liaison Officers qui allaient devenir plus tard des ministres a affecté le développement des systèmes de recherché.
The Sugarcane Research Station a operé jusqu’en 1952, ayant avec compétence produit 23 Annual Reports et19 bulletins et ayant largement contribué à un développement fructueux de l’Industrie sucrière.
En 1940. Norman Craig, Officier en Charge, avait souligné que sans la Station e Recherche durant les années de guerre, l’industrie sucrière aurait connu de sérieuses difficultés.
Il manquait cependant des fonds pour évoluer, c’est la raison pour laquelle a été constituée la Mauritius Sugar Industry Research Institute, pour raviver les anciennes traditions et la réputation de la Recherche agricole à Maurice
L’objectif de la Research Station a été d’augmenter le rendement de la canne ; d’étendre les superficies sous culture et la production totale de sucre.
The Mauritius Economic Commission de1947 recommande que les senior research workers soient rémunérés comme il le fallait pour attirer les meilleurs scientistes.
Le succès du Sugar Research Institute est du à son management,
des fonds adéquats, la flexibilité des décisions travers des Board exécutifs : La Research advisory Commitée et un bon directorat.
Au département d’ Agriculture qui n’avait plus la lourde charge de recherches sucrières, il incombait de se concentrer sur des recherches sur d’autres cultures.
Avec le système ministériel, le Ministère d(Agriculture allait remplacer le Départemnt D’Agriculture.
Le développement de services comme la quarantaine, les conseils aux planteurs, allaient diminuer les recherches qui avaient de plus en plus de faibles moyens. Des stations expérimentales ont été crées u peu partout dans l’île.
Le Consultant agricole, Don Corbett, en1989 résume bien la situation : "Les procédures pour le développement du programme de recherché sembles plutôt réactive qu proactive, sans priorité, mais tendant en direction de la demande et la politique gouvernementale. . Il n’existe pas d’évaluation notable des recherches effectuées.
Le gouvernement actuel, au courant de ces graves manques a donc institué le High Power Comittee avec l’aide de la Word Bank et le Overseas Development Administration, pour la réorganisation.

Les acteurs doivent donc se mettre au travail, produire avec courage compétence et conviction.
Quand on m’a demandé de diriger ce colloque, je me suis souvenu d’un adage d’un philosophe Espagnol qui avait dit, dans sa grande sagesse "Ceux qui oublient leur passé sont condamnés a le vivre
de nouveau. ".Je pense que ces dernières paroles sont en quelque sorte le testament de notre ami Robert Antoine.