21 septembre, 2012

Louis Régis Barbeau


 
 
 
 
 
 
 
 
Louis Régis Barbeau
Régis Barbeau habitait à la rue Royale St Jean, Quatre Bornes. Il avait une seconde maison à Souillac et s’y rendait de temps en temps. Un de ses frères habitait Souillac et est décédé peu de temps avant lui. IL avait deux sœurs Nadège et Irène et avait épousé Mauricete Desfosses .
Ayant fait carrière dans la force policière, il a gravé les échelons et a obtenu le poste important d’assistant Commissaire.
Très populaire, il s’était fait de nombreux amis. Il venait parfois chez nous à Q Bornes en emportant une grosse papaye a demi mure.
Il disait alors qu’il venait prendre deux grogs. Il nous semblait alors que c’était son minimum. Nous l’avons invité dans des fêtes ou il avait rencontré deux  de ses parents Rosemay et Denise Fabien. A chacun de nos voyages  en Europe il a tenu a nous faire accompagner a l’aéroport  par le policier de service pour nous faciliter les démarches habituelles.
Très pieux, il ne ratait jamais la messe du dimanche matin et on le voyait avec sa femme à son banc habituel en haut à gauche de l’église St Jean. Sa grosse voix u peu cassé retentissait dans l’église pour les réponses aux prières.
Il était membre de la fabrique de la paroisse et avait collaboré avec plusieurs prêtres dont les pères Ditner, Billot,Guillemot ,Tiernan et Renker. Au moment de sa mort, le curé polonais le connaissait bien et a officié à ses obsèques.
Il était bon vivant et bien porté  pour l’alcool . On le connaissait d’une santé robuste mais  il nous disait à la fin de ses jours qu’il avait un problème cardiaque.
Un dimanche de  fête religieuse,  il avait comme d’habitude offert une place à ma fille Jacqueline dans sa voiture.
C’était son habitude d’aller prendre le pain à la boulangerie et après avoir conduit ses passagers, il se rendait chez lui . Il s’est aussi rendu ce dimanche ce matin  à Beau Bassin pour rencontrer des amis et boire un coup. De retour à Quatre Bornes,  il a été pris de malaise et est décédé assez subitement, le même jour.
Les funérailles à St Jean ont attiré une foule d’amis mais aussi notamment des policiers en uniforme .
Il a été enseveli au cimetière de Souillac. Sa tombe se situe  au fond du cimetière à droite de la porte d’entrée .
Régis Barbeau avait eu l’insigne honneur d’accompagner le pape Jean Paul Ii pendant la visite papale et il nous a parlé du pape avec émotion. Il était avec le pape quand celui-ci habitait la Maison Blanche devenue Tabor .Le pape Jean Paul II y séjourna lors de sa visite à l’île Maurice en 1993.
Pendant sa retraite il s’intéressait  encore aux affaires criminelles. Il a donc suivi les enquêtés policières sur les crimes qui intéressaient la population notamment  ceux de Dantier, Lagesse, entre autres. On parlait alors ouvertement dans certains journaux de la carence de la police  concernant ces assassinats Ces crimes ne sont pas encore élucidés
Régis Barbeau, s’exprima ouvertement  « C’est une question de chance. Si un témoin, craque, crache le morceau et révèle l’identité de ses complices.»
Dans l’affaire MCB, c’est la mère de l’un des suspects, en l’occurrence de Steve Monvoisin, qui informe la police de la possibilité d’un hold-up. «Après le coup, la police remonte jusqu’à cette dame qui donne des indications sur l’identité de ceux qui fréquentaient son fils et qui, selon elle, ont participé au coup. Il y a aussi le fait que des témoins on vu le pick-up d’un des suspects dans les parages de la banque, qui ont remarqué la présence des trois personnes. C’est un coup de pot. Je crois que sans ces éléments, on serait toujours dans le noir.»
Régis Barbeau, a dit  aussi qu’il ne met en doute les compétences des enquêteurs. Il devait citer plusieurs noms de policiers  dont il reconnaît les qualités.
Pour lui cependant, subsiste un regret : celui que «la CID d’aujourd’hui ne semblait plus avoir le même dévouement qui animait cet organisme dans le passé.
Regis Barbeau dont un des fils Jaques Barbeau avait émigré en Australie voyageait souvent  en Australie pour voir sa famille  avec sa femme  Mauricette, généralement pour des séjours de six mois. La nostalgie du pays le faisait pourtant revenir à Maurice en quittant sa femme avec les enfants.
Louis Regis Barbeau, Assistant Commissioner  avait obtenu deux Médaille de la police QPM de la Reine. 

20 septembre, 2012

Le père Charles Ditner


 

 
Charles Ditnet est né le 26 juillet. 1922 à Ammertzwiller une commune de Mulhouse dans le département du Haut-Rhin. Mathieu Ditner a été maire de cette ville. Les Ditner  ont donné de nombreux prêtres à l'Eglise.   

Charles Ditnera été fait prêtre le 15 février 1948 à  Chevilly.  Il est arrivé à Maurice en  Il devait consacrer  36 ans au service de l'Eglise à Maurice et aux Îles Mascareignes. Supérieur Principal de Maurice et Réunion , il est décédé à Wolxheim, en France, le 28 décembre 2002, à l'âge de 80 ans.

Il a été prêtre dans plusieurs paroisses de Maurice, notamment à  Mahébourg et New-Grove,   Curepipe-Road, Quatre-Bornes , depuis 1978.

Il a eu un problème du cœur qui  l’a emporté après une longue meladie. 

Charles  Ditner va faire de la cure de la paroisse St Jean, à Quatre-Bornes, la  maison d'accueil pour les Spiritains.

 
 
 
Avant la Messe , chez lea famille Félix
 
 
 
Le père Ditner officiant dans la cour à côté de notre garage, Avenue Talipot Q Biornes On voit sa voiture.
 
 
Curé de St Jean, jusqu'à son départ pour la  France , en 1985, En  France, il subit une  grave opération du cœur.

C’est a St Jean que nous avons connu ce prêtre. Nous avons particulièrement apprécié des homélies. Il a donné aux paroissiens un aperçu de sa philosophie de vivre. Le sérieux  la discrétion et la douceur.
Je l’ai connu personnellement pendant l’introduction de l’autofinancement dans la paroisse.   Pour inaugurer ce système , il avec donné  une grande fête présidée par l’évêque de Port-Louis Jean Margeaot . par le par le Pape Paul VI  En  1988, Jean Margeot fut élevé au rang de cardinal par le Pape Jean-Paul II.

Ce prélat  très populaire à Maurice  devait mettre  en place, en 1976, l’autofinancement dans toutes les paroisses. C’est le Pere Bathfield qui fut désigné pour le lancement en 1981. J’avais été responsable de présenter mes diapos de l’église St Jean et des activités des laïcs. Nous avons présenté les tableaux des diapos parun concert musical. Je me suis fait aider par des amis français Jacques Malbéteau et Claude Devichi qui travaillaient à Maurice sous l’égide de L’’Assistance française dans le domaine de la culture.  La  musique classique provenaient des Concertos d’Haendel. Le père aurait peut-être préféré une musique plus populaire mais a laissé faire.

Il sortait volontiers avec les membres de la chorale et se rendait  dans sa Morris minor, notamment en piquenique à Flic en Flac  .
Il avait aussi donné des messes dans des maisons privées. Il est venu dans notre maison de Quatre  Bornes et la messe a été suivie per les proches voisins. Le père Ditner  savait que nous avons été proches de son prédécesseur le père Eon.

Il a écrit une petite biographié de son ami, le Père Henri Haegy père spiritain décédé à à Curepipe  le 3 décembre 1984.
Qui ne se souvient dans la paroisse de la belle voix de ce prélat  quand il chantait avec brio : Dieu seul Dieu Eternel pendant la messe.

Le père Ditner avait rénové l'intérieur de l'église St Jean/ On lui doit les vitraux du centre et la croix .

11 février, 2012

Marguerite Dada



Cette photo m'a été aimablement communiquée par Gaetan Planche. Sa femme
Danielle, une des deux filles de Philippe est la petite fille de Marguerite Dada.
                                                
                                               Marguerite Dada.

Marguerite Dada est née le 9 Janvier 1897. La  mère de Marguerite Dada était une Lelong fille d’Eudoxie Crouche et de  Lelong.   Elle avait épousé Alicide Dada  et on ignore si elle avait d’autres enfants que Marguerite.
Je me souviens encore de Mme Lelong, une vielle courbée et ratatinée qui rendait souvent visite à Andrina Dantier née Crouche. Elle aidait Andrina pour des travaux de couture. dont les shorts Khahi qui nous étaient destinés.
Marguerite Dada avait une fille Anne et un fils Philippe.
Anne Dada  épousa Francis Wilden, fils de Joseph Henry Frank Wilden et eut 7 enfants  Daisy, Nancy, Frances, Margaret, Henri, Peter et  Eddy.
Henri Wilden  a été  un ténor populaire, au timbre fort  et nuancé. Il a chanté  à l'Opéra de Sydney avec des artistes prestigieux, Sutherland entre autres. Il s’est aussi produit à l'Opéra de Vancouver au Canada.
Marguerite Dada que les habitants de Beau Bassin  appréciait beaucouip était la sage-femme la mieux connue de Beau Bassin.   A l'époque, les accouchements se passaient principalement à domicile. Durant sa longue carrière, elle a fait naître des milliers de bébés. Mes quatre enfants ont été mis au monde par elle.
La mère de Denise qui la connaissait depuis son adolescence l’appelait Margrit  Elle avait jadis passé son temps avec le famille Crouche  qui habitait à St Felix. Anatole le  comptable et sa femme Irénée, la  mère de ma femme.   Elle était  aussi intime avec les Crouche qui habitaient Rivière des Anguilles. On se souvient de Madame  Dada qui sillonnait les rues à toute heure de la matinée journée et de la nuit pour faire son métier.  Elle se rendait toujours à pied chez  les clients qui faisaient appel à elle. Elle s’arrêtait volontiers pour faire la causette avec ses nombreux amis et aussi les enfants q’elle avait vu naitre.
Mme Dada aimait son métier. Elle réconfortait les  futures mamans  et agissait comme une amie de la famille,pour les faire accoucher. Très populaire et respectée  elle participait aux joies de la famille et aux fêtes.
Dans notre famille, On  avait recours à elle pour les problèmes de santé.
Mme Dada qui était aussi en voyage à Londres, nous conseilla de prendre une chambre à Holloway, en attendant de trouver mieux. A l’hôtel, on a eu droit à une spacieuse chambre en face de celle du Dr Vellin qui était installé avec sa femme et son fils. Louis Honoré et sa fille Christiane, habitaient le même hôtel.
Marguerite Dada venait souvent nous visiter, parfois seule ou avec Daisy et Bic. Les trois voyageaient par bus et Daisy disait au contrôleur :Three threes ,car le billet ne courait alors que 3 pence. Quand Madame  Dada voyageait seule ; elle répétait aussi :  Thee Threes !  et payait pout deux personnes de plus.
Je l’ai emmené avec moi pour plusieurs visites touristiques. Un matin, la vieille Mme Dada, nous a accompagnés lors d’une de ces visites à la British Museum. Elle semblait perdue au milieu des blocs gigantesques venant d’Egypte, de Mésopotamie ou de Perse. Elle a eu un frisson devant les momies Egyptiennes, et a contemplé sans commentaire la roche de Rosette qui avait  permis à Champollion de découvrir les secrets des hiéroglyphes d’Egypte. En présence des exhibitions de poteries et autres sujets en porcelaine elle proclama son mépris en disant «  Qui faire to carquille to lizié coum ça couillon, ça benne cachepot là ramasse ec la pelle dans Riviére des Anguilles cotte vieux matantes. »  
L’hôtel d’Holloway était encore trop cher pour nous et on trouva une modeste chambre à 37, Sommerfield Road, Finsbury Park, plus loin au Nord de Londres.
Nous devions habiter à Finsbury Park pendant cinq mois et avons souvent vu Marguerite et Daisy.
Madame Dada, avait aidé Denise pour ses accouchements. Quand Jean est né à Beau Bassin en 1960 son travail a été accompli à la perfection, tant et si bien que la naissance eut lieu en présence de nous trois, sans l'aide des parents. Le bébé et Denise se portant à merveille, on se mit tous au lit en attendant le lendemain. «Bouge pas ! Tu peux attendre demain pour aller claironner la nouvelle » me disait alors Mme Dada !
Marguerite Dada avait la réputation d’être très volubile. Pour passer le temps elle nous a racontés comment elle avait été mutilée par son bébé Philippe qui lui avait mordu un sein pendant la période d'allaitement. Ayant joint le geste à la parole, j'ai dû constater de visu, qu’elle disait la vérité.
Un personnage qui sort vraiment de l’ordinaire !
Devenue vieille mais toujours en bonne santé, elle accompagna ses enfants en Australie et se fixe alors à Sydney. Elle habitait avec Daisy qui avait épousé un Maulguet à Londres.

Nous n’avons pas eu beaucoup de ses nouvelles dans sa nouvelle vie en Australie. Elle est morte des années plus tard à Sydney.

10 février, 2012

Max Moutia


Max Moutia

Max Moutia est né le 15 Décembre 1896. Il est décédé à 87 ans le  22 Mars 1983. Il a été enterré au cimetière de St Jean, Bloc Z

Il n’a pa apparemment aucune  rue dédiée à Max Mouta. Il a été honoré par au  Plaza, par le musée Max Moutia. Il a aussi été fait membre honoraire de la ville de Beau Bassin Rose Hill. Le Dr E. Duvivier fut le premier a être honoré en 65 , ensuite Jules Koenig Q.C en .68 . Puis  Max Moutia en 68.  

Max Moutia, concepteur du quart d’heure des écrivains mauriciens au Mauritius Broadcasting Service (MBSa parlé  de “sa maîtrise de la langue française”. Il dira que “la poésie était sa vocation et sa raison de vivre”. Devint professeur de chant à Beau Bassin et fut très apprécié par plusieurs chanteurs.

Max Moutia habitait dans une vaste maison avec une belle varangue vitrée qui avait été occupé pendant des années par la famille Yee Cheong qui possédait également la boutique du coin sur la route dite Royale.   Il avait comme voisin  Wily Larché et en face  se trouvait de la vieille maison de la  famille Moutia que fréquentaient Lydie et Yvette Moutia ainsi que tous les enfants d’Auguste et de Fritz Moutia.

Mon père qui l’avait connu comme chanteur avant son départ de Maurice pour faire une carrière France, faisait parfois les éloges de Max Moutia, en soulignant la qualité claire de sa voix.  Il est rentré revient a Maurice un peu avant la  mort de mon père.

Nous l’avons connu et souvent rencontré, car nous habitons dans la  même rue.

 Je me souviens qu’il était venu chez nous  un soir de fête avec la famille Pouzet. Baby et Lulu y étaient de même qu’André et Bernadette Moutia

Lulu a dansé un tango a sa manière, style argentin avec ma sœur Maud pendant que je dansais   avec Denise a ma manière. Max Moutia a dit  ce jour-là qu’il n’ailait pas le tango et préférait de loin la valse. Il trouvait t le tango vulgaire ce qui attirant les protestations de  Luicien Poizet et d’Andre Moutia. 

Max Mouria a joué en France dans divers théâtres dont à Paris en 1925, avec MM., Boiineau et Roland-Manuel, des Choeurs de-" l'Art Clioral " et de " la Chorale professionnelle...(Paris )

Au Gaveau, mardi 23 Juin 1925 à 21 h. Festival de musique Polonaide vec Arthur Rubinstein  Charlotte Mattei.

La Semaine à Paris – 1927

MM. Max Moutia et P. Aumônier, orchestre à cordes sous la direction de Louis Aubert. ?...(Paris )

En Novembre 1930 ,  Le Ménestrel avec  Mme Ninon Guérald, Morturieret Michel BalletJose

En 1933 (Paris)...Vigneau, Ovido, Mai lïysorCyprien Delcros. Pau! Aldonî, Aimée Mortimer, Régine Marelli .

Il s'est présenté sur d’autres  scènes européennes, notamment au Théâtre Royal de la Monnaie de Bruxelles.

Œuvres de Max Moutia

IL est l’auteur de L'infirmière : pièce dramatique d’une infirmière de la croix rouge.   

Ile Maurice: General Printing & Stationery Cy., 1919.

A Maurice plusieurs chanteurs étaient ses parrtenaires pour divers interprétations. En 1942 avec Edmée Le Breton Ij fréquentait alors d’autres chanteurs mauriciens dont  Paul Courtois : ténor à la voix puissante, connu depuis  les années 50.. ; Miko Fouquet Larché Henri Wilden plus jeune avec sa belle voix de ténor, le rejoignit plus tard .

Le Théâtre de Port-Louis date de 1822. C'est Pierre Poujade qui décida la construction de cette salle de spectacle. Depuis de nombreux artistes y ont représentés de nombreuses œuvres aussi comme  L'auberge du cheval blanc, La Traviata, Le pays du sourire et bien d'autres encore. Parmi les participants célèbres , le grand  ténor Georges Thill en 1951, Claude Piéplu, débutant sa  carrière par L'Avare, en 1949,d e même que la soprano Lucienne Denaty.

La Troupe Moutia crée par Max Moutia, commença sa saison par l’interprétation de Carmen le lundi 13 juin 1958 et, dès le lendemain, la critique l’applaudissait. Il organisa des opéras opérettes et autres récitals dans les deux théâtres :  Port-Louis et le Plaza. Le public mélomane a eu alors l’occasion exceptionnelle d’apprécier :  La Veuve Joyeuse, Faust, Valses de Vienne, La Tosca, La Chaste Suzanne, Rêve de Valse, Les Cloches de Corne ville, Werther, Chanson d’amour, La Vie de Bohême, Pas sur la Bouche, Princesse Czardas, Le Comte de Luxembourg, Paganini, Le Pays du Sourire, Quatre jours à Paris, Les Mousquetaires au Couvent, Les 28 jours de Clairette, Andalousie, …

A l’initiative dans les années 1930 de Charles Jolivet, la première station de radio privée, Radio Mauricen a été créée. Victor Castelain fait partie de cette équipe de pionniers.. Radio Maurice connaîtra ses heures de gloire avec la Seconde Guerre va s’installer sous les combles de l’hôtel de ville de Curepipe. Là s’activent d’autres pionniers de la radio à Maurice dont Marcel Cabon, Marguerite Labat, Max Moutia, Jacques Cantin. Du temps de Max Moutia et de Tyack, la radio nationale, le Mauritius Broadcasting Service, consacrait quelques heures d'antenne en soirée à la culture. Ces émissions culturelles étaient consacrées à la musique et étaient animées par Michel Cervello, Max Moutia et Yves Yvan Martial, et aussi  Marcel Cabon.

Max Moutia était un ami de Robert Edward  Hart d’Emile Lavat et  de Malcolm de Chazal et animait les déjeuners et réunions sociales, prodiguant sa verve et son humour particulier.

Un épisode connue des parents et intimes que Max racontait avec passion Max Moutia, fut sa présence membre du jury, d’un procès en cour d’assises  qui a passionné les mauriciens de plusieurs générations.

Le  crime de La Citadelle, plus connu comme l’affaire Pic Pac, l’assassinant se seux enfants de  5  et 8 ansà Port Louis

Les deux enfants sont attaqué et vont subi des sévices sexuels et des tortures

Des récidivistes de La Citadelle sont arrêtés, dont eedessee. Il deviendra le témoin de la Couronne et incrimine trois hommes : Juillet, alias Pic Pac, 25 ans, Célestin, alias Le Fou, 48 ans, et Cangy, alias Le Roi, 32 ans.
En  1952. Le procès aux Assises s’ouvre devant la Cour suprême. Les prévenus sont défendus par Me Raymond Hein pour Pic Pac, Me Marc David pour Le Fou et Me Paul Nairac pour Le Roi.
 Le juge Osman avait  neuf membres du jury, présidé par Max Moutia. Pic Pac et ses deux complices sont condamnés à mort.  
  Max Moutia à la radio devait introduire le séga mauricien Ti Frer va présenter  Lagrin kafe, Ki ti balye la, Fidela. D’autres allaient suivre les traces de Ti Frer, malgré le fait que le séga était encore une musique marginalisée.
Grâce à Max Moutia, le séga allait être diffusé sur les ondes de la radio mauricienne. Maria Séga et son morceau La Pointe aux piments allait connaitre du succès mpeme e, France Jacques Cantin chantait alors Sir Jules, Mamzelle Paula  Mamzelle amélie, Cusin cosine ,Sir Jules et  La grain café Rouler, rouler, rouler mon p’tit Sir Jules

 Courant li trop fort

 ramène moi dans port

 Ena ène joli bateau

 Comment dire  ene ti chateau

 Temps en temps li allé dans île

 nous appelle li p’tit Sir Jules

Rouler, rouler, rouler mon p’tit Sir Jules

 Courant li trop fort

 ramène moi dans port

 La grain café dans mo moulin (kot ca)

Met ca Moulin pas rouler

Tire li met par la bas

Codo baba, dodo baba

dodo baba bé laisse papa courtize mama

À l'initiative d'Henri Wilden, la Fondation Spectacles et Culture sort une compilation de chansons lyriques regroupant les artistes allant de Max Moutia à Natacha Finette-Constantin.
Quinze chanteurs, dont certains ne sont plus de ce monde, pour faire entendre les chanteurs célèbres mauriciennes d'hier et d'aujourd'hui.
 Dans les CD souvenirs de Wilden. O ! ma colombe ; Les Jolies Viennoises ; Johann Strauss Jr: Max Moutia.
 Depuis cette période nous avons eu le passage de de Marguerite Labat  , Luc Legris , Marie José Baudot  , Monique culturelle. La télévision allait changer le goût du public. OhSan, Gerard Manuel, de Sadna et autres rares présentateurs de vieille , suivi d’une  triste période de vide

19 avril, 2011

Le Père Michaël McTiernan c.s.sp. – B.A., H.D.E



Le Père Michaël McTiernan c.s.sp. – B.A., H.D.E

Michael McTiernan est né le 31 janvier 1922 à Dublin, Irlande. Son père était John McTiernan, né en 1879. Sa mère, Bridget Redican, 1882--1922. Le père Michael avait deux frères qui vivaient en Irlande. Son frère ainé Sean McTiernan, 1920--, était à Dublin.
John C. McTiernan était directeur du film "Hunt for Red October". Sa famille aémigré aux USA en 1932.
Sa famille retrace ses origines aussi loin que le 11e siècle. McTiernan nom est écrit, dans sa forme MacTiearnain irlandaise, et a été anglicisé. Le nom de famille peuvent être précisées soit MacTiernan, McTernan ou McTiernan.

Les descendants de Hugh McTernan I, né en 1708, se trouvent en Irlande, Amérique, Angleterre et Australie et certains pays d’Afrique .

Michael McTiernan a étudié au séminaire pendant la guerre et il est devenu prètre en 1950. Il a vécu 15 ans en Tanzanie ou il a travaillé comme professeur avec le futur président, Julius Nyerere qui était son collègue.

En1967, il quitta la Tanzanie pour Maurice. En1991, le père Michael McTiernan était le curé de St Paul, Phoenix. Il a été aussi curéC à St Ursule Flacq. Il se retira en 1984 et habita à la demeure des prêtres du St Esprit à côté de l’église de St Jean. Il a depuis collaboré avec plusieurs curés de cette église et avaiot tissé des liens d’amitié avec les paroissiens.
Le Père Michaël McTiernan c.s.sp. est décédé lundi 11 avril après-midi. Les funérailles ont eu lieu le mardi 12
Avril à 10h30 en l'église St-Jean.
Il a éte recteur du collège St Esprit à partir de 1969.
Mc Tiernan a quitté le souvenir d’un pédagogue hors-pair et intelligent c’est qu’il faisait découvrir et apprécier les classiques comme Byron. Beaucoup de ses anciens élèves ont le souvenir de cet homme exceptionnel.
A sa retraite, il devient curé à St Ursule Flacq. A sa seconde retraite, il disait la Messe à St Jean.
Plusieurs paroissiens quelque peu déroutés par son accent n’appréciant pas à sa juste valeur la profondeur de ses propos quand il prêchait.
Il disait en plaisantant qu’il éprouver de la nostalgie pour l’Irlande quand il en entendait l’hymne national avant les rencontres de foot ou de rugby.
Il disait aussi revoir son pays, en voyant à la TV les images des falaises de son pays, écrasées par les vagues ; dans le
le film ‘La fille de Ryan’ de David Lean.

Une notice venue d’Irlande publié dans le Times irlandais du 12 avril 2011, présente ses condoleances.
Regretté profondément par ses confrères spiritains, ses belles-sœurs, nièces et neveux, parents et amis.
Une Messe a été dite. Messe mémorielle le samedi 16 avril, dans l'Eglise du Saint-Esprit, Kimmage Manor, à 12 heures.

Quand il était plus jeune, au début de sa retraite je l’ai souvent vu avec un ancien curé de Ste Hélène puis de St Jean, Charles Ditnet CSSp successeur du père Eon. LE Ditner un ami de la famille est venu parfois dire la Messe chez nous.

Michael Mc Tiernan aimait la vie et les gens. Il est venu chez nous à Q Bornes le jour de mon anniversaire un 27 Décembre. On voyait toujours une lueur de malice briller dans ses yeux J’ai noté qu’il appréciait fort bien le Johnny Walker.
A la fin de sa vie il était intime avec son compagnon le père Quinn. Ils pouvaient s’entretenir en anglais en dégustant le whisky.
Plus tard encore nous avons connu et apprécié cet auguste vieillard que l’on pouvait voir dafs la cour de l’église St Jean. Il conversait volontiers avec les paroissiens et aimait bien la chorale. Je l’avais un jour demandé l’autorisation pour organiser un concert classique dans l’églse afin de bénéficier de l’acoustique.
Bach et Beethoven ne peuvent que faire du bien et il accepta volontiers.

Jubilé d’or du père Michael Mc Tiernan 60 ans de fidélité à sa mission
Le père Mc Tiernan, un homme affable et toujours disposé à servir.
Joie et émotion. Tels sont les ingrédients qui ont marqué les 60 ans de prêtrise du père Michael Mc Tiernan. Une cérémonie a eu lieu le 16 juillet dernier en l’église St-Jean, Quatre-Bornes.
C’est avec émotion que le père Mc Tiernan a présidé la cérémonie. Une émotion ressentie par l’assistance, composée de paroissiens de St-Jean. Assistance composée aussi de paroisses où le prêtre a servi depuis son entrée dans le diocèse de Port-Louis en 1967.
Il devait déclarer qu’il préfère exercer son ministère plutôt que prendre sa retraite, en dépit de ses 88 ans. «J’ai besoin d’avoir toujours quelque chose à faire.» Lui qui voulait, après son ordination le 16 juillet 1950, travailler dans la brousse, il a té comme enseignant au collège St-Esprit. Ill a été aimé pour don ouverture à tous et son sens de l’écoute.
«J’ai rencontré tellement de personnes qu’aujourd’hui, je ne me rappelle plus quelques noms et visages»
Parlant de difficultés actuelles de l’Église, il croit que «Dieu révèle sa volonté à travers les évènements. C’est à nous de les discerner». Il faut garder la foi malgré les épreuves et de toujours garder son regard fixé sur le Christ.
Lors de la célébration en l’église St-Jean, Quatre-Bornes, le père Mc Tiernan était entouré des prêtres spiritains, congrégation à laquelle il appartient.
La célébration a été marquée par la présence des proches ainsi que des représentants de la communauté irlandaise à Maurice.




Le Père Jean Eon.

Le Père Jean Eon.


Ce prêtre français a vécu à Maurice pendant 30 ans . En reconnaissance à ses services une école de Grand Gaube porte son nom.
Né à Guérande, Loire Atlantique, au sein d'une famille nombreuse et profondément chrétienne. près de Nantes, le 16/07/1921
Sacerdoce : premiers vœux à Piré, le 09/10/1941 ; vœux perpétuels à Chevilly, le 06/07/1946 ; prêtre à Chevilly, le 06/07/1947 .
Le père Eon est décédé à Chevilly, le 03/01/1980, à l’âge de 58 ans, après 38 années de prêtrise. il a été dans différentes paroisses de Maurice dont St Jean et Gd Gaube à Maurice du 17/07/1948 à 1978 .

Homélie de Mgr Margéot à sa mort.
Chers confrères et chers amis,

Le Père Jean EON nous a quittés pour la maison du Père . Il est mort le 3 janvier (1980) à Il h.15. Le 27 décembre, jour de la fête de St. Jean et jour de sa fête, il avait commencé à avoir de sérieux malaises et dans la soirée du 27 il eut une syncope. Transféré à l'hôpital St. Joseph le lendemain, il a été de plus en plus mal et il est mort au moment où on lui faisait une radiographie.
Jean Eon est mort à l'âge de 58 ans après avoir été prêtre pendant 32 ans . En lui nous perdons un frère dans le sacerdoce mais aussi un ami sincère, un véritable Mauricien d’adoption.
Dans la soirée du 27 décembre (1979), Jean Eon, frappé par la maladie, souffrait et n'arrivait pas à dormir. Il dit alors à un de ses confrères : « Tu sais, il est temps que je retrouve le soleil de Maurice » .
Supérieur de la Communauté des Pères du St. Esprit à Chevilly, Jean Eon était resté très attaché à Maurice et au diocèse de Port-Louis auquel il avait donné le meilleur de sa vie sacerdotale. Il s'était fait connaître et aimer dans plusieurs paroisses ; à Rodrigues il avait lancé le mouvement des Cœurs Vaillants et Ames Vaillantes. De retour à Maurice il avait continué d'être extrêmement attentif à l'éveil religieux chez les jeunes et les enfants. Une paroissienne de Grand Gaube m'écrit: « Je dois beaucoup au Père Eon pour le départ qu'il a su donner à mes enfants dans leur vie chrétienne » .
Mais ce n'est pas seulement auprès des enfants et des jeunes qu'il laissera un souvenir marquant. A cause de son ouverture aux autres, de la parole aimable et du sourire qu'il savait adresser à chacun, il avait su dérider ses paroissiens les plus sombres. Un autre paroissien m’écrit au lendemain de sa mort : « Il doit déjà reposer dans la joie à cause de tous les sourires qu'il donnait si gratuitement, à cause de son rire communicatif qui déridait les plus tristes » .
Il ne faut pas croire que la joie qui émanait de Jean Eon était la joie un peu superficielle ou la bonne humeur naturelle de quelqu'un qui n'avait pas connu la souffrance. Depuis longtemps Jean Eon avait des ennuis de santé. Il a toujours souffert d'un déplacement de vertèbres, opéré mais jamais guéri. L'on peut dire que sa joie de vivre et son accueil des autres étaient le fruit d'une vie spirituelle intense, un don reçu du Seigneur dans la prière quotidienne qui l’aidait à surmonter sa souffrance physique.
Sa joie et son sens de l'accueil faisaient de lui un excellent supérieur religieux. De 1972 à 1978 il fut le Supérieur de district des Pères du St. Esprit à Maurice.
Avec ses confrères il était toujours ouvert, fraternel, franc. Pour lui l'exercice de l'autorité était vraiment un service. Personnellement, en tant qu’évêque, j'ai toujours apprécié sa collaboration pour le bien du diocèse.
Je voudrais lui rendre hommage et je voudrais dire aussi combien je lui suis reconnaissant d'avoir tant travaillé à mettre Maurice sur la carte des Supérieurs religieux de la Congrégation en France. A chacun de ses voyages en France il essayait de sensibiliser ses Supérieurs aux besoins du diocèse de Port-Louis. C'est grâce à lui que nous avons pu obtenir ces derniers temps la précieuse collaboration de jeunes prêtres spiritains français.
Jean Eon restera pour nous un exemple de vie religieuse et de vie sacerdotale.
A l'époque où le Concile Vatican II apportait de profonds changements dans la vie de l'Eglise, il était curé de Grand Gaube. Il avait vraiment à cœur de faire passer l'esprit du Concile dans sa paroisse. J'ai été frappé par son désir d'associer pleinement les laïcs aux responsabilités dans l’Eglise. Il savait faire prendre conscience aux laïcs de leur vocation de baptisés. Il savait les amener à prendre des responsabilités missionnaires ; il se mettait facilement en relation avec eux. C'est ainsi que pour lui la nouvelle vision de l'Eglise comme peuple de Dieu ne restait pas purement théorique. Cette nouvelle vision de l'Eglise se traduisait dans des décisions concrètes, dans les faits de la vie de tous les jours.
Je me fais donc l'interprète de tous ses confrères mauriciens, de tous les fidèles qui l'ont connu et aimé, pour remercier Jean Eon et la Congrégation du St. Esprit.
A notre dernière rencontre à Chevilly il m'avait dit que son cœur était resté à Maurice, qu'il avait adopté Maurice comme sa seconde patrie et qu'il désirait y revenir. Il se proposait de nous retourner à la fin de son mandat comme Supérieur à Paris. Le Seigneur lui a demandé ce sacrifice. Nous savons que quand le sacrifice monte vers Dieu la grâce descend toujours. Nous pouvons donc compter sur la solidarité de Jean Eon au-delà du silence apparent de la mort physique. Il continue d'être proche de nous dans l’espérance de la Résurrection.
Dans son bureau à Paris il y avait l'image du Père Laval. Nous ne pouvons mieux exprimer notre reconnaissance à Jean Eon qu'en rappelant ici qu'il fut vraiment un missionnaire dans la lignée du Père Laval.
Nous rappelant les paroles de Jésus qui invitent à l’espérance, nous rappelant aussi le don merveilleux que le Seigneur fait à son Eglise par l'appel à la vie sacerdotale et religieuse, nous pouvons faire nôtre cette prière de remerciements :
« C'est Toi Seigneur qui nous as choisis, Tu nous appelles tes amis
Fais de nous les témoins de ton amour » ...
Jean Margeot Evêque

Homélie pour le funérailles de de Jean Eon.
Chevilly- le 5 janvier 1980.

Dans les textes choisis pour nous retrouver autour de Jean, je veux partager deux ou trois convictions ou réalités de sa vie humaine et sacerdotale.
C'est aussi un peu de chacun de nous, ses amis, dont nous parlerons, car Dieu a voulu ces liens très forts de l’Amitié.
5 nov. 2007 ... Jean Eon, prêtre. Une personnalité attachante. Les habitants de Grand-Gaube gardent encore un bon souvenir du Père Jean Eon. ...
Jésus s'entretient avec Marthe et Maria, quand il arrive auprès d'elles, après la mort de leur frère Lazare. Il écoute deux fois le cri de leur cœur : « Si tu avais été là, notre frère ne serait pas mort! Ils parlent de leur amitié. Jésus lui-même s’émeut et pleure. Au nom de notre amitié, nous pouvons nous entretenir de ce que Jean a été pour nous. De sa Maman, de sa vieille Maman, il en parlait régulièrement aux Confrères de l'Ile Maurice. Il aimait qu'on lui en parle brièvement, discrètement ... c'était à cause de sa sensibilité de cœur.
Les amitiés de l’île Maurice lui sont nombreuses, car il on avait le secret par sa bonhomie, son rire communicatif, l'écoute derrière sa pipe et cette manière enjouée d'aborder les choses sérieuses et profondes. Je le sais très lié à Monseigneur Jean Margéot, aux Spiritains et aux prêtres, spécialement à ceux de Quatre Bornes, Saint Pierre et Moka. Il a aimé les enfants du Mouvement Cœurs Vaillants et Ames Vaillantes d’hier. Leurs responsables d'hier, adultes aujourd'hui, savent ce qu'ils ont créé ensemble en y travaillant patiemment, sérieusement ... mais toujours avec l'air de n'y point toucher . Nous, qui l'avons connu à la rue Lhomond, aux Chapitres spiritains et dernièrement à Chevilly, nous avons retrouvé tous ces aspects de la personnalité et de la vie de Jean.
C'est ainsi que Jean a mis ses qualités humaines au service de la Mission et du Royaume de Dieu. Il en a vécu avec le Seigneur Jésus qui donne valeur de vie éternelle et de résurrection à la vie de Jean comme aux nôtres, car Il est la Résurrection et la vie. (Jean 11, 20-35)
La correspondance fraternelle de Paul avec Timothée (2 Tim 1, 6-14) nous fait encore apprécier la vie religieuse et sacerdotale menée par un homme comme Jean ... et par nous.
Notre vie de baptisés et de religieux, notre vie sacerdotale s'enracine dans un don de Dieu. Ce don est en nous « par la puissance de Dieu qui nous a sauvés et appelés par un saint appel dans le Christ Jésus » C'est ainsi que nous sommes « établis hérauts, apôtres pour l'Evangile » . La vie religieuse et missionnaire partagée près de dix années avec Jean permet de souligner des aspects de la Mission à l'Ile Maurice. Les désengagements pastoraux à l'Ile Rodrigues où il avait travaillé, et dans certaines paroisses, ont été réfléchis pour un meilleur service de l'Eglise locale. Jean a collaboré à l'action lente et suivie pour la formation de Catéchistes et de Responsables de l'Action Catholique de l’Enfance. C'est aussi une action efficace pour réaliser la première équipe régionale de pastorale ouverte aux prêtres, religieux et laïcs. Il a porté dans son cœur et ses soucis d'équipe spiritaine de Flacq pour un meilleur service de la mission concrète là-bas, en voulant porter toute l'attention aux cheminements de l'Evangile dans des milieux humains très divers. Les stagiaires-coopérants ont été particulièrement accueillis et soutenus par lui. Jean avait un dialogue très confiant avec Monseigneur Margéot. Enfin toutes les initiatives d'ouverture aux réalités des autres Iles de l'Océan Indien : La Réunion, les Seychelles et Madagascar avaient toute son attention et son encouragement : Inter-Iles comme on les appelle, Inter-Iles de la JOCF et des Mouvements d'Action Catholique et toutes les autres. Les Supérieurs des trois Districts Spiritains (La Réunion, Madagascar et l'Ile Maurice) ont bien collaboré : Jean était l'un des trois .
La vie souffrante de Jean a été très réelle. Sa sensibilité lui faisait ressentir au fond de lui beaucoup de choses dont il parlait peu ... mais c'était là . Il y a eu sa longue souffrance à la colonne vertébrale avec la connaissance de ses limites. Enfin ses derniers mois à Chevilly lui ont été difficiles car il portait la conscience vive d'un état de santé bien diminué.
« Souffre avec moi pour l'Evangile, prends ta part de souffrance en bon soldat du Christ Jésus ... » Jean a eu sa part. Nous avons aussi notre part.
Mais nous emportons avec nous les paroles de cet hymne des premiers chrétiens que Paul redit à Timothée et que nous allons nous-mêmes reprendre dans quelques instants : « Souviens-toi de Jésus Christ ressuscité d'entre les morts ... si nous mourrons avec lui, avec lui nous vivrons. Si nous souffrons avec lui, avec lui nous régnerons ..." »
Que le Seigneur Jésus donne à Jean sa paix et sa joie et qu'il nous garde tous dans la fidélité à notre vie pour la vie éternelle. Amen .
Albert Perrier, CSSp .

Le Père Jean Éon, 1921-1980n par le professeur Le Maillous.

Professeur en 1941, prêtre en 1947, il fut affecté l'année suivante à l'Ile Maurice dans l'Océan Indien. Ce fut l'unique champ d'apostolat des 30 années de sa vie missionnaire. En 12 postes, il fut mêlé à tous les efforts de la vie paroissiale. Pendant 20 ans, aumônier du Mouvement des Cœurs vaillants et âmes vaillantes, il lui donna une orientation précise de mouvement apostolique et veilla à la formation des responsables. Supérieur principal de 1972 à 1978, il eut une attention privilégiée pour le dialogue avec les non-croyants.
Obligé par sa santé de revenir en France, il fut supérieur de la communauté des anciens à Chevilly, où il mourut d'une crise cardiaque, le 3 janvier 1980, à l'âge de 58 ans.

Le père Eon par un paroissien de St Jean , Quatre Bornes.

Le père Eon curé de St Jean Quatre Bornes. C’est à St Jean que nous l’avons connu. J’habitais alors à la Rue Belle Rose dans une maison non loin de l’église et nous avons souvent reçu sa visite. Il était un intime de ma fille Jacqueline qui chantait dans la chorale et était animatrice à la Messe. Avec la famille François, avec qui il avait eu d’excellentes relations

Un jour que je me confessai avec lui, m’ayant reconnu il me dit ‘C’est dur de venir raconter des fautes à un autre homme. Il a parlé un peu et sans demander des détails sur ma démarche religieuse, il m’avait connu et sans doute jaugé et me donna l’absolution. Chose étrange il a dit un jour à ma fille Jacqueline qu’il pensait parfois à moi pendant qu’il officiait. De nos jours je le vois aussi pendant la Messe dans l’église St Jean. Je parcours des yeux les statuettes de la Vierge Marie et de St Jean en pensant à lui. Même s’il aimait la plaisanterie il y avait des moments ou il prenait un air grave et attentif et on voyait pétiller ses yeux pleins de bonté. IL mettait arrivé un jour de lui dire qu’une des sœurs de la congrégation de Belle Rose faisait jolie femme.
Il me toisa secoue un peu la tête en disant doucement : Monsieur Félix !
Il est venu nous rendre visite au campement de Riambel ou nous allions  chaque année. Denise qui revenait d'un pèleribage à Lourdes lui en a parlé Il a fait cette remarque 'Pensez y, vos yeux ont vu bien des choses comme la grotte de Masabielle.'
Revenant d'un voyage au Vatican, il m'a raconté avoir été visiter les Catacombes.'C'est incroyables que tant de persécuté ont subi le martyr pour le Christ!' On ne pense pas toujours mais c'est bouleverant de voir toutes ces tombes!'

C’est donc un privilège pour moi et ma famille de publier sa biographie.

04 mars, 2010

Gaëtan Duval.









Gaëtan Duval.

Gaëtan Duval est né à Rose Hill le 9 octobre 1930. Son père Charles Duval un fonctionnaire est mort quand il avait 3 ans. C'est son oncle Raoul qui l'élève. Il fera des études secondaires au le collège royal de Curepipe. Ik étudie en Angleterre pour devenir avocat.
Il allait devenir dans le métier un avocat très recherché pour ses connaissances et sa verve. Duval un passionné de cheval, était propriétaire du crack Enigmatique, quand il s’était joint à l’écurie de Willy Larché. IL a été un bon vivant et buvait beaucoup. Des créoles employés par lui et qui étaient des partisans de sa politique l'appellent le Roi des créoles.
Il débute en politique aux côtés de Jules Koenig, fondateur du PMSD. Ce parti voulait une forme d’adhésion au sein du Royaume-Uni alors que le Parti de l'Independance de Seewoosagur Ramgoolam était pour l'indépendance au sein du Commonwealth . Le PMSD qui avait beaucoup de partisans de la population générale, dont les créoles et les blancs perd de peu les élections en août 1967 mais va intègre le gouvernement d'unité nationale formé par Seewoosagur Ramgoolam en décembre 1969.
Duval va occuper avec distinction le poste le Leader de l'Opposition en quatre occasions. Gaetan Duval a été le premier Lord Maire de Port Louis et maire de Curepipe. Il a combattu avec acharnement le Mouvement Militant Mauricien de Paul Bérenger.
Gaëtan Duval a été un ministre compétent et actif. Bien
entouré , il a participé avec une étonnante vision à l’avenir de Maurice. au développement du secteur textile et touristique.
Son fils, Xavier, qui est aussi ministre du tourisme complète ce travail de nos jours. Il était connu et apprécié dans différents pays comme la France et les pays d’Afrique.

Gaetan Duval a eu deux fils Xavier Luc Duval et Richard Duval. Xavier Duval en désaccord plus tard avec son père a crée son fondateur de son propre parti, le Parti Mauricien Xavier Duval.
La légion d'honneur lui a été décernée par la France et il fut anobli par la reine Élisabeth II. Devenu Sir Gaetan, il a continué a oeuvrer pour le développement du pays. L’aéroport de Plaine Corail de Rodrigues porte le nom de Sir Gaëtan Duval, en hommage au politicien. De sa vie privée beaucoup d’anecdotes sont véhiculés dans le public. On a dit que son droit à l'excès était proverbial. Il roulait sa Rolls Royce rutilante blanche et avait un haras à Poste Lafayette. Duval a beaucoup voyagé et était devenu quasiment universaliste. De bonne compagnie, il a reçu dans son manoir de Trou d’eau douce des grands de ce monde, des acteurs et actrices Connu pour sa grande générosité , il avait des amis dans tous les milieux. Une statue de Duval se trouve à la municipalité de Beau-Bassin-Rose-Hill

Gaëtan Duval vécu dans une grande intimité avec des partisans, y compris ses nervis. dont Baron, de petite taille son homme à tout faire. Il y avait aussi dans chaque coin du pays de fervents bleus, les indécrottables bien endoctrinés.
Il faut croire qu’il avait une place dans le cœur de ses compatriotes qui lui ont donné des funérailles uniques à maurice. Cet orgueilleux aimait dire qu’il ne “mourra jamais, mais fera semblant de l’être’.

Lindsay Noë, dans son livre “L’Enfant Terrible de l’île Maurice”, a raconté l’enfance, la jeunesse et la vie de sir Gaëtan Duval dans le domaine politique et juridique. IL dit que Duval avait une intelligence hors du commun. Il termine ses études de droit Anglais et Français en 18 mois, la moitié du temps normal.

Duval est mort le 5 mai 1996. On le regrette comme un grand patriote, qui ne voulait pas de barrières entre mauriciens. Il a été un précurseur qui avait choisi la voie du développement rapide du pays pour donner du travail aux petits qui luttaient contre la misère.

Gaëtan Duval aurait dit que tous ont a un rôle à jouer, comme dans un long métrage, occupant plusieurs rôles à la fois.