04 septembre, 2015

Adolphe de Plevitz


  Adolphe de Plevitz.
 

Né en 1837 en France d'une famille originaire de Westphalie, de Plevitz arrive à Maurice en septembre 1858, à l'âge de 21 ans, après avoir été soldat en Afrique dans l'armée britannique. D’abord employé au département des bois et forêts, il devient planteur en administrant petite propriété sucrière située à Nouvelle Découverte. Il épouse la fille du propriétaire, François Rivet en 1860 et entre dan une famille famille créole .De Plevitz découvre bientôt les dures conditions dans lesquelles vivent les laboureurs indiens et se révolte contre le système oppressif de l'engagement. Il va défendre les Indiens injustement accusés devant les tribunaux.

 Par la suite, sous le pseudonyme de "Ramdin", il écrit une lettre au Daily news, pour dénoncer les conditions de vie des immigrés indiens.

En avril et mai 1871, il rédige une pétition concernant les principaux griefs des immigrants. De Plevitz recueillel9000 signatures Il est soutenu par Rajarethnum Modeliar, professeur au Collège Royal en 1872 qui se passionnr pour améliorer les laboureurs des sucreries. Le  document est présenté au gouverneur Gordon en juin1867

La pétition dénonce le tratiement des immigrants qui sont t dépourvus de  liberté.

DE Plevitz rédige en août un pamphlet faisant état de  la situation des laboureurs indiens. Il envoie ce texte à la reine Victoria, à l'anti-slavery movement et au gouvernement indien.  Le gouverneur Gordon écrit au secrétaire d'État qu'il transmet cette pétition à la commission qu'il a nommée pour enquêter sur la police.

Une partie de la presse s(attaque a de Plevitz et réclame son expulsion. Et veut le poursuivre pour diffamation. Le Progrès colonial se déchaîne contre le "Boche » En octobre 1871, un dénommé Jules Lavoquer, , l'agresse avec un bâton devant le théâtre municipal De Plevitz fut blessé et pour le procès qui s'ensuit contre Jules Lavoquer, aucun avocat n'accepte de représenter de Plevitz. Son agresseur s'en sort avec une petite amende.

Enfin, une pétition de 950 signatures réclamant l'expulsion d'Adolphe de Plevitz pour trouble à l'ordre public, mais Gordon refuse.

La chambre d'agriculture demande toutefois alors que soit instituée une commission d'enquête afin de "faire un rapport sur le sort des laboureurs employés à la culture sucrière dans la colonie. À Londres, le gouvernement nomme une commission royale. Les deux commissaires débarquent à Port-Louis en avril 1872 et vont enquêter pendant plus d’un an Ces enquêtes vont susciter la colère et la hargnedes planteurs et de la presse partisante qui ne défend que  leurs intérêts.

Devant la commission  De Plevitz est le premier témoin. Il expose les souffrances des immigrants indiens et cite plusieurs exemples pour étayer ces accusations.

 Par la suite, de Plevitz assiste aux travaux de la commission à titre de "représentant" des immigrants. LeS commissaires visitent les asiles, les prisons, les dépôts pour migrants, et les administarteurs de propriété sucriere  . Soixante-trois témoins sont appelés à témoigner. La  déposition du docteur Desjardins, inspecteur médical du gouvernement, va avoir un resultat convaincre la commission. Celui-ci dénonce l'absence de soins médicaux adéquats pour les Indiens dans bien des endroits .

 

 En 1875, le "Report of the Royal Commission to enquire into the treatment of immigrants in Mauritius" arrive à Maurice. C’est une condamnation adéquate du système d'engagement et des conditions de vie des laboureurs ! La commission reconnaît la justesse de la plupart des revendications des laboureurs indiens et des allégations de Plevitz. Elle déplore également les logements insalubres, l'arbitraire du cadre de travail, la malnutrition, les mauvais soins médicaux, … Elle note également l'absence quasi-totale d'écoles pour les enfants des immigrants.

 Ces conclusions vont bien sur attirer une forte opposition de la part des planteurs qui s’agrippent a  système très avantageux pour eux. Il faudra attendre 1878 pour qu'une nouvelle loi du travail

 La principale disposition de cette loi stipulait un renforcement des pouvoirs du protecteur qui était autorisé à visiter les propriétés sucrières pour prendre connaissance des doléances des travailleurs,. Cette loi sera appliquée jusqu'en 1922 et donnera de bons résultats concernant le traitement moins inhumain des engagés.

Enfin, il fait attendre   Manilal doctor pour les Indiens deviennent des citoyens mauriciens à part

 Adolphe  de Plevitz ne profita nullement de son succès.

 Abandonné même par le peuple,, ruiné par le passage d'un cyclone en 1874, harcelé par toujours ses adversaires et surtout  blessé par l'indifférence totale des immigrants à so égard, songe a   s'exiler. N’ayant plus les moyens de payer son départ et une souscription organisée par son ami Rajaruthnam dans la communauté Indienne ne donnera que peu d’argent.

 Il quitte Maurice en avril 1876 avec son fils Richard, pour les Îles Fidji où il rejoint Gordon, nommé comme premier gouverneur du pays .En septembre 1882, il revient à Maurice pour apprendre le décès de son épouse en février de la même année. Il repart alors pour Fidji avec ces trois plus jeunes filles et entre au service de l'Administration avant de redevenir planteur.

Il va subir  d'autres infortunes. Il a lui-même changé et est devenu plus irritable. Après s'être remarié et avoir eu un autre fils, de Plevitz est forcé de quitter Fidji au bout de douze ans et part s'installer en Nouvelle Calédonie, à Gomen, au nord-ouest de l'île où il a un travail dans les mines de nickel.

 Après deux ans il déménage  de nouveau et se rend a Sydney à la demande de sa femme Mais l'infatigable de Plevitz va finalement s'installer aux Nouvelles Hébrides. Il meurt en mer en 1893 et est enterré sur l'île de Valua.

La rue Desforges.

Actuellement, elle porte le nom de Sir S. Ramgoolam, Premier Ministre de 1968 à 1982. Les Port Louisiens et autres mauriciens continent de l’appeler  “Rue Desforges”.Pendant la révolution française de 1789 elle était connue sous le nom rue de Paris Pendant un certain temps, la toujours  Desforges très fréquentée de Port-Louis fut baptisée rue Adolphe de Plevitz par une jeune équipe municipale progressiste Adolphe de Plevitz habitait une  somptueuse situé à l’angle des rues SSR et Emmanuel Anquetil (Rue Larampe), Il y a plusieurs collèges nommés de Plevitz a Maurice et des rues dont celle de  Montagne Longue.

 

 Références

de Plevitz, Loretta (2010) Arthur Hamilton Gordon and Adolphe de Plevitz: ambitions for Indian labour in colonial Mauritius and Fiji. Queensland History Journal, 21(3), pp. 181-196. Loretta de Plevitz, Restless Energy. A biography of Adolphe de Plevitz, Moka, Mahatma gandhi Institute, 1987 K. Hazareesingh, Histoire des Indiens à l'île Maurice, Paris, Librairie d'Amérique et d'Orient, 1973,

 J. Addison & K. Hazareesingh, A new history of Mauritius revised edition, Edition de l'océan Indien, 1993, p. 62.

 

29 août, 2015

Sir Harilal Vaghjee


 

  Sir Harilal Vaghjee?

 

Harilal Vaghjee (1912-79) a fait des études a Middle Temple Londres pour  devenir avocet en Angleterre  Devenu magistrat a Maurice il a administré  Rodrigues pendant  15 mois Il devient assistant commissaire de Travail. Décoré par la reine d’Angleterre 1970. Sir Harilal a aussi été faitar ma France Officier de la Légion d'Honneur en1978IL est mort a Londres ou il avait été se faire soigner le  26 Mai 1979.

Il a défendu des dockers avec  Jules Koenig.

Le 13 Fevrier  1945, le  Mackenzie-Kennedy (1942-47proposa un changement de constitution et en 1945 était membre du comité  constitue ave   Sir Ramgoolam  Renganaden Seeneevassen, Osman, Atchia, Mohamed et Anquetil..Le rapport fut le 14 Février 1947 présente au gouverneur par le premier ministre . Vaghjee était un des signataires

Vaghjee a té elu en 1948 et aussi en  1953 pour des élections générales

Pour les élections a Pamplemousses Vaghjee fut élu avec ses colistiers .Deux d’entre eux étaient Seewoosagur  Ramgoolam et Aunuth Beejadhur.

Candidat a grand Baie en 1956 il a alors échoué de se faire élire  

C’est Vaghjee qui a écrit en  1965 un mémorandum pour la conférence constitutionnelle de Londres

 IL réclame entre aiuitre le vote a 18 ans, un chef de l’opposition. Devenu vice président du conseil législatif (1951-59), il est fait  Speaker  en 1960 en remplacement de , Sir Robert Stanley.Vaghjee téit alors ministre de l’éducation IL a été avec une rare compétence le speaker pendant   9 ans.  Le 22 aout 1967, cet homme exceptionnel vota pour la résolution faisant de Maurice un état indépendant

 Très intelligent  Vaghjee aimait aussi la  musique et a composa une marche.

Vaghjee est devenu plus tard le premier vice Chancelier de l’université de Maurice (1972-74)

 A beaucoup loué l’intégrité et la  rectitude de sir Harilal Vaghjee  

 La cérémonie du dévoilement du buste de sir Harilal Vaghjee, premier Speaker mauricien du parlement  é té fait  en présence du Premier ministre Navin Ramgoolam, du leader de l’opposition Paul Bérenger, Le Premier ministre a retracé le parcours politique de sir Harilal Vaghjee avec son accession à la présidence du conseil législatif le 22 mars 1960, « These were momentous times for our country. Mauritius was fortunate to have sir Harilal Vaghjee at such turbulent times », a-t-il déclaré ajoutant « his sense of humour and wit ».  .

Ranjit Vaghjee, ancien directeur de la Météo, a présenté  un vote de remerciements au nom de la famille avant le dévoilement du buste qui se trouve à l’entrée de Sir Harilal Vaghjee Hall à l’hôtel du gouvernement.  

Je n’ai pas connu Vaghjee ,l’homme  de loi ou le politicien mais j’ai fait sa connaissance dans son campement qui se trouvait a Gris Gris, Souillac  a côté de celui de son ami Robert Antoine. Il m’avait demandé de venir dans sa cour au campement pour le renseigner sur la manière de se débarrasser de’ pestes et de maladies. J’avait accompagne Robert Antoine Directeur de la MSIRI lors d’une première visite. Je me souviens d’un homme  simple fort accueillant et aimable ave un vrai sens de l’humour.

28 août, 2015

Dr Charles Meldrum


Dr Charles Meldrum
 

Le Dr Charles MeldrumDR (1821-1901) Charles Meldrum est né en 1821 à Kirkmichael en Écosse Son père  William Meldrum était u fermier de Tomintoul .Il va  au Marischal College d’Aberdeen ou il a obtenu un MA en 1844. Après avoir entamé sa carrière d’enseignant en Inde, il a enseigné les mathématiques au Royal College de Maurice en 1848. Il avait épousé sa femme Charlotte en 1870 à Maurice. Il est décédé  a Edinbourg le 28 août 1901.

Il a beaucoup contribué pour les observations météorologiques à Maurice. A accompli des recherches sur les types de cyclones  avec des travaux qui sont des références
Il était aussi météorologue. Fondateur de la Mauritius Meteorological Society en 1851..
 Sur sa demende, une station météorologique fut construite à Pamplemousses La Royal Alfred Observatory. La pose de la première pierre fut effectuée par le duc d’Édimbourg, le 30 mai 1870 ..
Il a été le premier scientiste à affirmer que les vents des cyclones soufflent de manière spirale et légèrement centripète, et non en cercle.
Il est fait Fellow of the British (aujourd’hui Royal) Meteorological Society en 1868, _______________________________________

Dès les années 1860, Meldrum constata que la côte est bénéficiait de plus de pluie que l’ouest et que les pluies d’été sont toujours en abondance quand les cyclones sont plus fréquents, c’est-à-dire entre décembre et mai

 Charles Meldrum, dont une rue porte le nom à Beau Bassin ou habitait dans le passé  la famille Terriere et aussi les Latulipe.,. Meldrum était proche et un ami de Sir Walter Besant.

Références

Charles Meldrum On the rainfall of Mauritius (1868)

 Dictionnaire de Biographie Mauricienne, Société de l’Histoire de l’Ile Maurice; The Rainfall of Mauritius, Charles Meldrum;

 Meteorologist’s profile – Charles Meldrum, Edley Michaud. Meldrum, Charles (DNB12)

 

12 août, 2015

Biographie de Raymond Mamet.



 

Biographie de Raymond Mamet.

Joseph Raymond Mamet est un entomologiste mauricien, né le 8 mars 1912 à Rose-Hill et mort le 1er septembre 1996 à Meaux . Il est inhumé au cimetière de Bouleurs .

 Colonne Liénard Jardn de Pamplemousses
 
Le nom de Mamet est sur un côté de ce monument.
 
De 1916 à 1926 il étudie d'abord chez les van der Meersh et à l'école Saint-Stanislas de Rose Hill puis au Collège Royal de Curepipe où il obtient le "Cambridge School Certificate" en 1929. Il termine ses études en 1932 au Collège d’agriculture à Réduit et devient assistant au laboratoire d’entomologie du service de l’Agriculture sous André Moutia. France nadeaud, Réné Hermelin Luc Orieux, et moi-même étaient ses collègues. Il ira diriger plus tard le laboratoire d’entomologie du ministère de la Santé jusqu’à son départ à la retraite, en 1967. Il ira a la MSIRI avec l’appui de Robert Antoine un ami de longue date  comme chef la section de diversification agricole de l’Institut de recherches puis en étant conseiller technique jusqu’en 1978. Nous nous retrouvions comme collègues et amis caren m^me temps que lui, j’avais été nommé pathologiste adjoint a la MSIRI. En 1979 Raymond Mamet  se sépare de la MSIRI et assumé le poste de conseiller des planteurs de Mascareina. Il à faire face a la flétrissure bactérienne. René Antelme avait crée la firme d’exportation de fleurs et avait conçu de plantations d’Anthurium dans des serres de Flacq.. Avec contacts à Hawai et en Hollande Il rapporta plusieurs espèces d’Anthurium à Maurice.  Ozaki, Nitta, et  autres. La multiplication a été surtout confié  à Alain Harel à Bel Etang, Georges Wiehe à Labourdonnais, Jean Brouard de Le Terrain, Flacq.  et Bathfield à Henrietta. La commercialisation de l ‘Anthurium chez nous doit être mis au crédit de René Antelme et son phytopathologiste et agronome Sténio Félix qui venait lui aussi de la MSIRI et connait bien la flétrissure bactérienne qui remplaça Mamet quand celui-çi partit pour s’établir en France.

Mamet s’était marié a Marie, Louise de Villaine le 8 avril 1945 à Curepipe at a eu une  fille Louise,. En juillet 1981 il quitte l'île Maurice et s'installe en région parisienne, à Bouleurs chez sa fille. Entre 1981 et 1996, il sera souvent au Muséum national d'Histoire naturelle de Paris et la bibliothèque de la Société entomologique de France pour rédiger son ouvrage: "Bibliographie de l'Entomologie des îles Mascareignes 1771-1990".

Il est considéré comme Coccidologiste . .E. Green, coccidologists  repute s’intérese a son travail va coopérer avc Alfred Balachowsky a Paris. Renaud Paulian, le soutient et dévient son ami de m^me que Yves Gomy.

Il fait paraître  non moins de 110 publications sur les insectes des îles Mascareignes, principalement les homoptères. Il transmet à Jean Vinson (1906-1966), matériel complet qui permet à ce dernier de nombreuses descriptions d’espèces.

Ramond Mamet décrit 177 nouvelles espèces et 45 nouveaux genres de cochenilles, toutes endémiques des Mascareignes. Il travaille également sur la faune malgache et décrit 29 nouveaux genres, les premières cochenilles décrites de cette île. Mamet s’intéresse également aux aleurodes et décrit, avec Ryoichi Takahashi (1898-1963), trois nouveaux genres et dix nouvelles espèces.

Il s’intéresse encore à l’entomologie médicale notamment au paludisme, à la filariose et à la bilharziose.

Passionné par l’histoire des sciences, il fait paraître, à la fin de sa vie, deux contributions importantes à l’histoire de l’entomologie pré-linnéenne.

Ses collections sont aujourd’hui conservées par le Muséum national d'histoire naturelle, rejoignant celles  de Paul Carié et de Jean Vinson, elles constituent aujourd’hui un ensemble d’une très grande richesse sur l’entomo faune des Mascareignes

Voyages et missions.

En 1950 il fait partie d'une délégation qui se rend à Madagascar afin d'établir une coopération scientifique avec Maurice.

En 1954, il participe à la Sixième Conférence des Entomologistes du Commonwealth à Londres et visite Paris.

En1955lors d’une mission  sur l'île d'Agaléga et va ramener des renseignement sur les insectes nuisibles de cette île.

De1970-1981 il va accomplir d e longs voyages d'étude en France, Belgique et Hollande pour ses recherches agronomiques sur la pomme de terre, le maïs et l‘Anthurium.

Récompenses et distinctions

1981: Membre Honoraire de la Société Royale des Arts et des Sciences de l'île Maurice.

Commandeur dans l'Ordre des Palmes Académiques. En 1994. Distinction remise en présence de Guy Drut.

Le 26 mai 2007 son nom  est inscrit sur la Colonne Liénard du jardin botanique de Pamplemousses Ce monument porte les noms des bienfaiteurs de l'île Maurice parmi lesquels figure aussi ses amis  Jean Vinson.et Robert Antoine.

06 août, 2015

Biographie de Robert-Edward Hart


 

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  Biographie de Robert-Edward Hart
 

 


Robert-Edward Hart est né le 17 août 1891 à Tranquebar, , Port-Louis, Il a écrit lui même son autobiographioe de l’enfance.
« Dans les hautes herbes du Tranquebar, sur la Petite-Montagne et les autres collines qui font à Port-Louis un diadème royal, j'entendais les Esprits des hauts lieux se chuchoter dans la brise des paroles incompréhensibles pour moi, mais intenses jusqu'à l'anxiété…..  S i c'est à vingt ans que je devais écrire mes premières strophes, c'est en pleine enfance que, découvrant le royaume de poésie, j'écoutais chanter le poème de la rafale sur la montagne.*
Il va a l'école des demoiselles De la Chaise, puis celle des demoiselles De Bourrusse chez « des demoiselles à particules et, sans doute, à fautes de français et à prétentions généalogiques insoutenables… Il va ensuite avoir in enseignat privé et selon lui  décide « de faire l'imbécile avec une telle persévérance » que, en moins de trois mois, cet homme jette l'éponge… Pour lui « dès ma petite enfance, j'ai été à l'école de la Nature et plus tard, à l'Université des livres et des voyages ». il ira bien plustard  à l'école de psychologie et de psychothérapie de la rue Saint-André-des-Arts, dans le plus vieux Paris, avec  des maîtres le Docteur Edgar Bérillon etle Docteur Paul Farez .
. Dès ses premières publications, Hart choisit d'utiliser le prénom composé, Robert-Edward. Son grand-père, Edward Hart était de nationalité anglaise (et occupe différentes fonctions (professeur d'anglais au Collège Royal, C'est dans un cadre familial cultivé que le jeune Robert-Edward se développe, Sa mère surtout assure son éducation,   A Port Louis il habite , plusieurs lieux : Tranquebar, la rue Desroches en 1912, La Chaussée, la rue Saint-Georges « toute pleine de vieux arbres et de jardinets », Puis a Moka il va se loger dans  « vieille maison délicieusement hantée Il va comme ses parents déménager souvent avant d’arriver finalement à Souillac à sa retraite en 1941.Robert-Edward Hart aurait écrit ses premiers poèmes vers 1907, , et en aurait ensuite publié dans la presse avant de faire paraître deux livrets, Pages mélancoliques et L'Ile d'or en 1912. À 26 ans, il part pour  Madagascar : Le recueil Les voix intimes, son premier grand succès poétique, sort à Maurice en 1920, Ilrepart en France  où il fréquente les milieux littéraires et les intellectuels tels que Alfred Vallette, Henri de Règnier, le poète Fernand Divoire, le philologue Joseph Bédier (membre de l'Académie française né à La Réunion). Un  deuxième séjour parisien a été en 1930. Malgré les avis pour demeurer à Paris et devenir « écrivain professionnel », Hart choisit de rentrer, car il ne pouvait  se résoudre, malgré tout, à vivre et peut-être mourir loin  du soleil et  des  affections mauriciennes ». Rentré à Maurice, Robert-Edward Hart collabore au lancement d'un quotidien L'après-midi, et il en sera le rédacteur-en-chef. Le décès de son père en 1923 marque un tournant professionnel eet il va lui succéder en tant que bibliothécaire du Mauritius Institute. À partir de 1923, Hart écrit et publie effectivement beaucoup : jusqu'en 1941, au moins un sinon plusieurs textes par an. IL s’intéresse au le théâtre, l'essai historique et les chroniques de presseet surtout la poésie* ;
En 1937, sous le pseudonyme de Bob-Eddy, il publie des poèmes surréalistes qui aboutissent en 1936 aux Poèmes védiques en 1941, affirmant une fois encore que « l'âme hindoue est la plus religieuse du monde ».
Il va ecrire  un poème dramatique de 1923, Le destin de Sapho ; La tragédie de Déirdré (1938) ; Le mystère du Bienheureux Laval (1951), une pièce portant sur les derniers jours de la vie du bienheureux apôtre des noirs Puis en  1954, Sept Robinsons à l'ile aux Crabes.
Il va publier ensuite  : Mémorial de Pierre Flandre. Roman du tropique (1928), Méditation du Bienheureux Pierre (1931), Respiration de la vie (1932), La joie du monde en deux volumes (1934) et Poèmes de Pierre Flandre (1936).
En 1915, Hart se joint au poète Léoville L'Homme pour la rédaction de la revue Mauritiana que L'Homme avait lancée en 1908.
Il se faait beaucoup d’amis dont, mais, parmi les proches, il y a Raymonde de KerVern, René Noyau (alias Jean Erenne), Marcel Cabon, Malcolm de Chazal, Kissoonsingh Hazareesingh, Muriel Obret, Aunauth Beejadhur, les frères Masson, …
Sa maison de Souillac était construit  en corail et se nommait par lui même le Nef..
J’ai connu Rober Edward hart dans les années 40 quand il travaillait comme bibliothécaire au Musée de Port Louis. Il m’a notamment aidé a trouver des renseignement sur les vieux livres concernant les maladies des plantes et les insectes nuisibles de Maurice. Il m’avait donné l’impression d’être un homme patient.
Robert-Edward Hart est mort le samedi 6 novembre 1954 et il repose au cimetière marin de Souillac « son cimetière fantasmagorique  « Ne crains pas de mourir. La mort c'est la naissance » avait écrit Robert-Edward Hart. C'est peut-être pour cela que son ami Malcolm de Chazal, à l'annonce du décès de Hart, s'est demandé : que voit-il ? Conformément à sa requête, le cœur de Hart fut enlevé après son décès ; il est conservé dans les locaux de l'ancien au Mauritius Museums Council.

Oeuvres principales:

Poésie:

  • Pages mélancoliques. Port-Louis: Imprimerie Minerva, 1912.
  • L'ile d'or. Port-Louis: R. de Spéville et Co., 1912.
  • Sensations de route. Port-Louis: The General Printing & Stationery Cy. Ltd., 1918.
  • La vie harmonieuse. Poèmes. Port-Louis: The General Printing & Stationery Cy. Ltd., 1919.
  • Sur la Syrinx. Paris: Albert Messein, 1922.
  • Le destin de Sapho, poème dramatique en un prologue et trois actes. Port-Louis: The General Printing & Stationery Cy. Ltd., 1923.
  • L'ombre étoilée. Port-Louis: The General Printing & Stationery Cy. Ltd., 1924.
  • L'égide, Un acte en prose. Port-Louis: The General Printing & Stationery Cy. Ltd., 1924.
  • Mer Indienne. Port-Louis: The General Printing & Stationery Cy. Ltd., 1925.
  • Interlude mélodique. Port-Louis: The General Printing & Stationery Cy. Ltd., 1925.
  • Poèmes. Port-Louis: The Standard Printing Establishment, 1927.
  • Poèmes choisis (Les voix intimes, Le destin de Sapho, L'ombre étoilée, Mer Indienne, Interlude Mélodique, Portique Oriental, Croix du Sud, Musiques premières, Offrande au Soldat inconnu, Insula Beata, Poèmes anglais). Port-Louis: La Typographie Moderne, 1930.
  • Guirlandes pour l'automne. Port-Louis: The General Printing & Stationery Cy. Ltd., 1933.
  • Sur la deuxième nuit après la mort de Jésus (pièce en vers et 4 scènes). Port-Louis: The Standard Printing Establishment, 1936.
  • Sirène. Port-Louis: The Standard Printing Establishment, 1936.
  • Poèmes de Pierre Flandre. Port-Louis: Standard Printing, 1936.
  • Poèmes solaires: Florilège. Port-Louis: The Standard Printing Establishment, 1937.
  • La tragédie de Déirdré (tragédie en 3 tableaux). Port-Louis: The Standard Printing Establishment, 1938.
  • Ténèbres. Port-Louis: The Standard Printing Establishment, 1938.
  • Méditation. Poèmes. Port-Louis: The General Printing & Stationery Cy, Ltd., 1941.
  • Plenitudes. Port-Louis: La Nouvelle Imprimerie Coopérative, 1948.
  • Anthologie poétique de Robert-Edward Hart, présentée par K. Hazareesingh. Port-Louis: Mahatma Gandhi Institute, 1976.

Prose:

  • Les volontaires mauriciens aux années 1914-1918. Port-Louis: The General Printing & Stationery Cy. Ltd., 1919.
  • Mémorial de Pierre Flandre. Roman du Tropique. Port-Louis: La Typographie Moderne, 1928.
  • Le cycle de Pierre Flandre. Respiration de la vie (fragment). Avec trois gravures en bois d'André Atger. Port-Louis: La Typographie Moderne, 1931.
  • Le cycle de Pierre Flandre. Méditation du Bienheureux Pierre. Port-Louis: La Typographie Moderne, 1931.
  • Le cycle de Pierre Flandre. Respiration de la vie. Avec un frontspice de Jac Desmarais. Port-Louis: La Typographie Moderne, 1932.
  • Le cycle de Pierre Flandre. Méditation du Bienheureux Pierre (texte intégral). Port-Louis: La Typographie Moderne, 1933.
  • Le cycle de Pierre Flandre: la joie du monde I. Fragments précédés du Pèlerinage de R.-E. Hart par Paul Dumas, Maître de Français au Collège Royal. Port-Louis: La Typographie Moderne, 1934.
  • Le cycle de Pierre Flandre: la joie du monde II. Port-Louis: La Typographie Moderne, 1934.
  • Servir. Port-Louis: The General Printing & Stationery Cy. Ltd., 1939.
  • Le mystère du Bienheureux Laval (théâtre). Port-Louis: The Mauritius Printing Cy, Ltd., 1951.
  • Sept Robinsons à l'île aux Crabes (farce). Inédit. 1954.

Robert-Edward Hart était membre de :

  • Société des Gens de Lettres (France).
  • Académie Ronsard (Paris).
  • Académie malgache.
  • Académie de la Réunion.
  • Fellow du Royal Society of Arts (Londres).
  • Société des écrivains mauriciens (membre fondateur et premier président).

Prix littéraires:

  • 1935     Médaille Vermeil de l'Académie française.
  • 1939     Prix Edgar Poe de la Maison de Poésie de France, pour Poëmes solaires.
  • 1940     Médaille Or de l'Académie française.

Honorifiques:

  • 1949     OBE Order of the British Empire).
  • 1953     Chevalier de la Légion d'honneur (France).

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 Références

  • L'Essor, numéro spécial 1955, Robert-Edward Hart, poète de l'île Maurice 1891-1954. Port-Louis, T. Esclapon éditeur, 1955.
  • Hommage à Robert-Edward Hart. Textes choisis et présentés par Gérard Fanchin. Port-Louis: Centre Culturel mauricien, Presses de l'UOM, 2003.

  • Chaffanjon, J. Le poète R.-E. Hart. Port-Louis: Standard Print Establishment, 1940.
  • Joubert, Jean-Louis et al. Littératures de l'Océan Indien, Paris : Edicef/Aupelf, 1991: 127-131.
  • Joubert, Jean-Louis et al. Littératures francophones de l'Océan Indien, Anthologie, ACCT/Groupe de la Cité, Éditions de l'Océan Indien, 1993: 96-100.
  • Mathieu-Job, Martine. « L'autobiographie merveilleuse de Robert Edward Hart ». Sur la route des Indes orientales. Aspects de la francophonie dans l'océan Indien, IIe volume, coéd. franco-italienne, Schena-Nizet, Ferrare, 2002: 201-207.
  • Mauguière, Benedicte. « La quête d'une identité mauricienne: Robert-Edward Hart et l'Orientalisme ». Dires (Canadian Journal of Culture and Literature) 8.1 (Spring 1990): 121-134.
  • Prosper, Jean-Georges. Histoire de la littérature mauricienne de langue française. Port-Louis: Éditions de l'Océan Indien, 1994.
  • Ramharai, Vicram. « La quête spirituelle dans Respiration de la vie de Robert Edward Hart ». Indradhanush 20 (août 2001): 59-63.
  • Renaud, Pierre. « L'ile Maurice à la croisée des civilisations ». Sève, charmes de la vie créole. Port-Louis: Édition Cercle de la Jeunesse, 1958.
  • Underwood, Edna Worthley. The Poet of the Indian Ocean: Robert-Edward Hart. Portland, Maine: The Mosher Press, 1937.
  • Urruty, Jean. Poètes Mauriciens, vol 2. Port-Louis : Royal Printing, 1972: 62-77.

03 août, 2015

Biographie de Joseph Auguste Esnouf .Savinien Mérédac


Biographie de Joseph Auguste Esnouf .Savinien Mérédac

Polyte de Savinien Meredac
 

« Il, n'y a que les Blancs qui sont des messieurs ... Un Blanc, quand même qui manière il sera pauvre, c'est toujours un monsieur »

Savinien Mérédac, nom de plume d'Auguste Esnouf (Joseph Auguste Esnouf), né le 3 juin 1880 à Port-Louis, décédé le 19 décembre 1939 à Curepipe, était  ingénieur mais surtout écrivain, romancier, poète et excellent critique littéraire.

Boursier , Auguste Esnouf a étudié en Angleterre de 1900 à 1903, pour devenir d'ingénieur. Il devient vers 1910 un directeur des Forges Tardieu. Comme ingénieur il s’est distingué par certaines découvertes.. En 1926, il publie Nomography in a Nutshell.

Savinien Mérédac a écrit sur la langue créole et des poèmes dans L'Essor et aussi des  récits pour enfants dans Le Radical et La Vie Catholique, il a fondé une revue, et a publié plusieurs romans, dont Polyte, publié en 1926, un bon livre  de la littérature mauricienne. Esnouf publia également sous le pseudonyme Jacques Sincère des critiques littéraires dans les mêmes revues et dans Le Mauricien. Il a collaboré à la Revue Agricole.

 Mon père Maxime Félix qui était un fervent lecteur de la revue l’Essor, le journal du Cercle littéraire de Port Louis dont il était  un des promoteurs. J’ai beaucoup lu le fiches littéraire de Savinien Mérédac quand j’avais 14 ans. L' Essor, créée en 1919 par le Cercle Littéraire de Port-Louis avait eu un grand succès et avait été punlie  de 1919 à 1956.Robert Furlong, un des écrivains de l’histoire littéraire de Maurice, a écrit dans un article paru dans la deuxième livraison du… Nouvel Essor (Tentaitve par l’Alliance française de ressusciter « l’ancien ») : « Au fil des ans, la revue L’Essor, qui parut de 1919 à 1959,un record de longévité , a pris une dimension quasi mythique. Au point où la simple évocation de ce titre aujourd’hui provoque une sorte de recueillement instantané ponctué, parfois, d’un « Ah, oui… L’Essor !!! » avec tout ce qu’il faut d’admiration dans la voix »

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Auguste Esnouf a été fait par la France, lauréat de l'Académie française et Chevalier de la Légion d'honneur. À la fin de sa vie il devient président d'honneur de la Société des écrivains mauriciens, fondée en 1938. La rue Auguste Esnouf à Curepipe et, à Quatre Bornes, l'avenue Mérédac, portent  son nom.

Auguste Esnouf a été marié avec Éliane Bérenger et avait neuf enfants. Sa femme avec le pseudonyme Michèle est, mentionnée dans Cahiers Mauritiens 1939, pour son livre écrit en 1927 : Le livre de la tendresse.

Esnouf est un proche parent du politicien Paul Berenger créateur du parti MMM.

 

Les livres d’Esnouf.

1923 Sincérités 1925

Miette et Toto (Histoire de deux enfants de l'ancienne Île de France en 1922 publié en feuilleton dans L'Essor, revue du cercle littéraire de Port Louis.

1926 Polyte (roman) L'atelier d'écriture, île Maurice.,

1927 Petits entretiens sur notre patois, : L'Essor15.

1929 L'Épingle de cravate (roman).

1930 Pauvres bougres (contes)

1931 Joseph Conrad et nous,: L'Essor, 15 février

1931-1934 fiches étymologiques   dans: L'Essor

1932 Des Histoires

1939 Coup de soleil (conte) dans   Cahiers Mauritiens 1939

31 juillet, 2015

Biographie d’Evenor Hitié



Biographie d’Evenor Hitié

Evenor Hittié (90 ans) publie Histoire de Maurice (ancienne Île de France) où il donne une version sans concession de l'époque de l'esclavage. . Plus tard, avec Rémy Ollier, Evenor Hitié et O. Beaugeard, il devint un des leaders de ceux qui réclamèrent les fameux «Droits de l'Homme instruit » Ce livre a été longuement critiqué par la population blanche et quelques familles créoles. Le petit peuple ne le connaissait pas mais il pouvait etre vu dans quelques bibliothèques créoles des années 60 et 40. Ma mère possédait un Vieil exemplaire dans sa petite bibliothèque  et mon père ,nous a fait lire certains passages  ou l’auteur critique sévèrement l’oligarchie blanche. Il donne des détails sur les familles mauriciennes et on peut bien voir de multiples mésalliances. Evenor Hitié était un parent éloigné de ma mère ;Fleurange Ithier. Un ancêtre avait cha,gé le nom Ithier en Ythier et possiblement aussi  Hiitié Tout comme mon oncle Wasley ithier il est était féru de littérature mauricienne. Si Wasley était pour la promotion de la langue française., Evenor se plaisait mieux dans les récits purement créoles. Mon père nous disait qu’il n’avait publié que des faits réels et que son livre était unique dans ce genre. Ma tante Janine avait aussi une copie de l’ouvrage.et   des photos d’Evenor  avec ma grand-mère qui ne se retrouvent plus.

J’ai retrouvé la photo publié ici d’Evenor Hitié dans les collections de ma mère.

 Le livre a malheureusement disparu..

Mon père racontait que lors de la publication du livre des blancs de Maurice avaient collectionné ce livre afin de le détruire. D’après mes souvenirs ce livre raconte amplement les déboires des esclaves et les descendants métis créoles . Il comprend aussi quelques généalogies.