25 août, 2009

Pierre Poivre


Pierre Poivre.

Pierre Poivre est né à Lyon le 23 août 1719.
Il fait des études au collège Saint-Joseph de cette même ville. il est envoyé à Paris au séminaire des Missions Etrangères. Il est doué pour l'étude des langues. Il se destine à l'évangélisation de l'Extrême-Orient et s'embarque en 1741 pour la Chine mais son goût de l'aventure le fait changer sa vocation religieuse.
Sur la route du retour vers le France en 1745, un navire anglais capture le bateau, un boulet lui emporte le bras droit. IL abandonne son projet d’être missionaire.
Prisonnier des anglais à Batavia, il s’intéresse aux épices, très recherchées en ces temps.
A Pondichéry en 1746, ll fait la connaissance de Mahé de
Labourdonnais et s’embarque avec lui pour l’île de France.
Il trouve que les Mascareignes seraient de bons pays y développer la culture des épices.
Il retourne l'île de France le 2 décembre 1753 avec cinq muscadiers et quelques girofliers qu'il essaie d'acclimater au jardin de Mont-Plaisir.
En 1766, il est choisi pour devenir Intendant des îles de France et de Bourbon.
Poivre qui devaiy se marier accepte après longue réflexion. Ce sera son voyage de noces.... Il arriveà Port-Louis en 1767 avec Françoise, sa jeune femme,.
Bernardin de Saint-Pierre, de passage dans l'île en tombera amoureux et pensera vraisemblablement à elle en écrivant Paul et Virginie.

Pierre Poivre sera le père du développement de ces îles, par son intelligence et ses capacités.

Il prend ses fonctions le 14 Juillet 1767 à Port Louis. De caractère coléreux, il ne s'entendra pas toujours avec ses collaborateurs et m$me ses supérieurs. .

Il a introduit l'imprimerie, il a acclimaté les épices; girofle, muscade, poivre, cannelle, et introduit plusieurs espèces végétales et des arbres fruitiers, fruit à pain, letchi, manguier, longane dans son ancienne propriété de Mont-Plaisir qui est devenu le Jardin de Pamplemousses,
Le Jardin des Pamplemousses, avait été sa propriété privée: "J'ai acheté de la Compagnie à crédit un simple jardin tout fait et bien arrosé… où je serais le maître de n'admettre que les personnes que je voudrais", écrivait-il à son ministre le 30 novembre 1767.

Il a été aussi, le pionnier du développement des Séchelles.

Poivre qui est l'auteur des premières lois de protection serait un des fondateurs de l'écologie.
CXet homme très ouvert, a oeuvré pour améliorer du sort des esclaves, étant contre l’esclavage. .

Retraité à Lyon en 1772 avec sa femme et ses deux filles, nées à l'île de France, il meurt à Lyon le 6 Janvier 1786 au château de la Freta, en bord de Saône en face de Fontaines à Collonges au mont d'Or. Des savants français et étrangers venaient parfois le consulter dans sa maison de retraite.

La Réunion a érigé un buste pour honorer la mémoire de Pierre Poivre en 1826. L'île Maurice tardivement en 1993, grâce à l'initiative de l'Amicale Ile Maurice France.

Le buste en bronze érigé en 1993 au Jardin botanique des Pamplemousses est l'œuvre de l'artiste mauricien, D. Bungshee, qui l'a réalisé à partir d'un moulage exécuté par Mme Gabor, artiste hongroise, à Saint Denis. Le visage de Poivre dans le buste de Pamplemousses est d'après le portrait qu'en a fait le peintre Alexis Grognard à la fin de la vie de Pierre Poivre..


Le buste a été dévoilé le 13 octobre 1993 par Jacques Toubon, s ministre de la Culture et de la Francophonie de la République Française. Le ministre mauricien de l'Agriculture, Madan Dulloo, prononce un hommage à Pierre Poivre: "Bien souvent l'histoire ne rend pas justice aux véritables pionniers qui, au prix d'efforts inlassables, arrivent à jeter les bases sur lesquelles s'appuient des générations futures pour façonner leur destin. Jusqu'à ce jour, le nom de Pierre Poivre n'était inscrit que sur l'Obélisque Liénard. Aujourd'hui, nous sommes en train de corriger un oubli en érigeant un buste en hommage à l'œuvre de Pierre Poivre."

Deux institutions mauriciennes font revivre le souvenir de Poivre à Maurice Une école, l'Ecole du Centre - Pierre Poivre à Moka, et un théâtre, l'Atelier Pierre Poivre.
Des rues de trois villes mauriciennes portent le nom de Poivre : A Port-Louis, la rue Poivre traverse les rues Saint Louis et Saint Georges, À Beau Bassin, la rue Poivre fait angle avec la route Royale et mène tout droit à la rue Pope Henessy. À Quatre-Bornes, située non loin du cimetière de Saint Jean, elle fait angle avec la route Saint Jean.

Il existe aussi des bustes de Poivre à la Réunion, aux Seychelles et en France, à Lyon.

Jean Margéot



Jean Margéot.

« Vous êtes un grand prêtre, un grand évêque, comme le montre votre apostolat » Le pape Jean Paul II


Jean Margéot est né à Quatre Bornes, le 3 Février 1916.

Il étudie au Collège du St. Esprit et au Collège Royal ; puis à 17 ans à l’Université pontificale Grégorienne de Rome pour devenir prêtre. .

Il sera ordonné le 17 Décembre 1938 en la Basilique St. Jean de Latran, à Rome, Il n’avait que 22 ans.

A Maurice il est d’abord vicaire à La Visitation, à Vacoas, Mgr. Leen lui confie la direction spirituelle de la Légion de Marie.

IL est transféré à à St.Pierre, Moka, puis à Ste.Thérèse, Curepipe, et ensuite à Notre Dame du Rosaire, Quatre Bornes, Il sera encore transféré dans d’autres paroisses : St. Sauveur à Bambous, la Cathédrale St. Louis et finalement Notre Dame de Lourdes, Rose Hill.

En 1956, il deviendra le premier Vicaire Général Mauricien du Diocèse de Port Louis.

En Septembre, il est nommé Prélat de la Maison du Pape.

Le 6 Février 1968, Le Père Jean Margéot est nommé par le Pape Paul VI Évêque de Port Louis. Il sera le 4 mai le 4 Mai t ordonné Évêque à Marie Reine de la Paix,

Le 28 Juin 1988, le Pape Jean Paul II qui l’appréciait beaucoup pour ses travaux sur la famille le nomme Cardinal.

Le15 Mars 1993, le Cardinal Margéot demande sa mise à la retraite, qui est agréée par le Pape.

A sa retraite à 80 ans il va au couvent de Bonne Terre et va participer à tous les évènements religieux, célébrant la messe dans toutes les paroisses petites.

Il va participer à la Béatification du Pére Jacques Désiré Laval, le 29 Avril 1979 à Rome.

Il sera avec le pape Jean Paul II lord de la visite du Souvcerain Pontife Maurice et à Rodrigue, à la mi-Octobre 1989.

Le cardinal Margéot est mort le vendredi 17 juillet 2009, âgé de 93 ans. dans sa maison de Bonne-Terre, à Vacoas

Le pape Benoit XVI fera ses éloges après sa mort :

« Le confiant à la miséricorde du Seigneur, je rends grâce à Dieu pour le ministère de ce Pasteur ardent qui s’est dépensé pendant toute sa vie en faveur des Mauriciens, comme prêtre diocésain puis comme évêque de Port-Louis, donnant le meilleur de lui-même pour que le Christ soit annoncé, particulièrement à travers un engagement généreux au service de la défense et de la promotion de la famille »

Il a eu droit à des funérailles somptueuses à Marie Reine de la Paix . Le gouvernement organise des funérailles nationales. Mgr Maurice Piat l’évêque de Port Louis va porter le deuil avec le peuple de Maurice.

Mgr Augustine Kassuja, Nonce Apostolique a été l’envoyé du Pape Etaient aisoo présents les évêques de la région qui le connaissaient bien, Mgr Gilbert Aubry, Evêque de Saint-Denis, la Réunion, Mgr Odon, Evêque de Tananarive, Mgr Denis Wiehe, Evêque des Seychelles et son cousin et ami Mgr Alain Harel, Vicaire Apostolique de Rodrigue. et du Cardinal Margéot et les prêtres du diocèse.

Le jour des funérailles a été décrété journée de deuil national par le gouvernement de la République de Maurice.

Le Cardinal Margéot a été inhumé au caveau de la cathédrale Cathédrale Saint-Louis.

Les œuvres de ce Cardinal et sa contribution à l’église de Maurice sont monumentaux.

Le cardinal Margéot a lancé, entre autres les mouvements d’action catholique ouvrière, créée de nombreuses œuvres charitables comme des crèches et des orphelinats, deux centres de réhabilitation pour drogués.

Tous les chrétiens de Maurice ont, pour une occasion ou une autre personnellement été en contact avec lui.

Sa popularité était très connue. Il était apprécié par les jeunes et avait été un aumônier des mouvements de Scouts.

Un vieux souvenir : En 1942 quand il est venu à dans la cour de l’église de Chamarel sur l’invitation du père Philippe Rivalland, curé de Beau Bassin , il a partagé notre humble repas et a conversé avec tous les scouts dont je faisais partie.

Qui n’a pas été subjugué par les paroles de ce prélat quand il prêchait ?

Le diocèse de Port Louis a décidé de mettre en place un comité qui aurait pour but non seulement de de faire un inventaire pour faire connaître ses engagements, ses écrits, sa personnalité, et transmettre son héritage spirituel et social aux mauriciens.

Reginald Vaughan


Reginald E. Vaughan.

Reginald E. Vaughan est né au pays de Galles, Royame Uni, en 1885 et il est décédé à Maurice en 1997. Il arriva à Maurive en 1923.

Reginald E. Vaughan (1895-1987),DSc, fut le curateur du Mauritius Herbarium de 1960 à 1969. Cet herbier a été créé à partir du Colonial Herbarium géré parles botanistes Louis Bouton et Wenceslas Bojer en 1830. L’herbier se trouve encore à l'Institut de recherches de l'industrie sucrière de Maurice (MSIRI)

Louis Bouton botaniste français est avec Bojer en 1829, fondateur de la Société d’histoire naturelle de Maurice .Il a écrit en 1964 'les Plantes Medicinales de Maurice'
Wenceslas Bojer (1797-1856) botaniste de Bohême, a étudie la lore de Madagascar et de Maurice Il a écrit 'Hortus Mauritiana 1837. A
l'occasion du centenaire du décès de Wenceslas Bojer (1795-1856), la Société royale des arts et des sciences a demandé au Dr Reginald Vaughan de lui rendre un hommage.
L’Herbier de Bouton était d’abord au muse de Port Louis. ILa été transféré plus tard au jardin botanique de Pamplemousses en 1868—ou il a été mal administré et a subi des dégâts par les rats. En 1930, Vaughan a tenté de récupérer ce matériel dilapidé et l’herbier est retourné à L’Institut. Il en restait des spécimens au jardin de Pamplemousses, vers 1945, à l’étage du bâtiment , car Henri Julien l’agronome du département d’Agriculture et féru de botanique ….il avait constituè un petit herbier lui même, m’avait fait voir des spécimens dans un état déplorable.
En 1960 Vaughan a combine cette collection avec deux autres quand il est devenu Curateur de l’Herbier qui a été confié au Mauritius Sugar Industry Research Institute (MSIRI) à Réduit

Au début du siècle, vers 1920, Reginald Vaughan a étudie l’écologie des plantes de Maurice.
Il a publié ses recherches en collaboration avec Octave Wiehe Claude Michel botaniste et Jean Vinson entomologiste
devaient plus tard participer dans ces travaux.

Vaughan , T. E et Wiehe,P.O. -Studies on the vegetation of Mauritius.
Vaughan avec Joseph Gueho ont été d’inlassables collectionneurs de plantes de Maurice et leur matériel a servi pour enrichir l’herbier.
Les travaux de Vaughan, aidé par Guého qui était son assistant, sont à la base de la nouvelle Flore de Maurice. Gueho devait devenir curateur de l’Herbariulm, jusqu'à sa retraite. Cet homme timide, calme, patient et réservé, était notre ami à l’Institut de Recherches et il est mort prématurément après sa retraite.
Quand à Reginald Vaughan, il est est resté toujours en contact avec les travaux concernant l’herbier.

Je vois le docteur Vaughan dans son bureau, comme il en avait l’habitude ; plongé dans les papiers et les cartons de feuilles. Le livre de Baker Flora of Mauritius and the Seychelles sur dp, bureau.
Il était un homme doux et calme et parlait ce que l’on appelle le « King’s English ».
Il avait enseigné au collège Royal de Curepipe dans les années 30 et 40 quand j’ai été un de ses élèves.
Vaughan a passé presque toute sa vie à Maurice.
Il ne pouvait tolérer le climat froid d’Europe, car il avait été gazé durant la première guerre mondiale.
Pendant la seconde guerre, il a été volontaire pour diriger le Royal College Home Guard unit dont je faisais partie.

Vaughan avait une grande connaissance des plantes de Maurice et avait étudie les palmiers entre autres. Il s’intéressait aussi aux plantes indigènes des forêts.
Son nom est associé aux palmiers Hophorbe.
Hyophorbe amaricaulis (Mart.) Hook.f., synonyme Mascarena revaughanii LH Bailey ou Hyophorbe à tige amère : Endémique à l'île Maurice en forêt humide en altitude, aujourd'hui il n'existerait plus dans son milieu naturel, un seul représentant survivant au jardin botanique de Curepipe.

Hyophorbe vaughanii L.H. Bailey ou Hyophorbe de Vaughan : dédié à Reginald E. Vaughan ; endémique à l'île Maurice, inflorescences oranges à fructification rouge vif.

La galerie de tableaux de la Société offre les portraits de Robert Antoine, et du Dr. Réginald E Vaughan.

Vaughan a écrit un grand nombre d’articles dont :

David H Lorence et Reginald Vaughan. Anonotated boiography pf Mascarene plant life 264 figures 1992, avec 1600 référe,ces

Paul C. Silva, Philip W. Basson, Richard Lee Moe et Reginald E. Vaughan - Catalogue of the benthic marine algae of the Indian Ocean Science - 1259 pages

Vaughan, R. E. (1957). Nature reserves in Mauritius. Proc. Pan Indian Ocean Sci. Ass. 3 (sec. B): 125-131.

Vaughan, R. E. (1967). The Mauritius Herbarium. Rep. Maurit. Sug. Ind. Res. Inst. 1966: 147-149.

Vaughan, R. E. (1968). Conservation of vegetation in Africa South of the Sahara, Madagascar and the Mascarenes, Mauritius and Rodrigues. Acta phytogeogr. suec. 54: 265-272.

Vaughan, R. E. (1968). The Mauritius Herbarium. Rep. Maurit. Sug. Ind. Res. Inst. 1967: 147-151.

Vaughan, R. E. (1969). The Mauritius Herbarium. Rep. Maurit. Sug. Ind. Res. Inst. 1968: 135-138.

Vaughan, R. E. (1970). The Mauritius Herbarium. Rep. Maurit. Sug. Ind. Res. Inst. 1969: 157-165.

23 août, 2009

Robert Antoine




Robert Antoine
Robert Antoine, C.B E., B.Sc., A.R C.S. avait étudié à l’Imperial College et l’université de Londres. Il a fondé le Food and Agricultural Institute international à Réduit après sa retraite comme directeur de la Station de Recherches de l’Industrie Sucrière. Son nom est inscrit sur la colonne Liénard au jardin de Pamplemousses.
Robert Antoine est né en 1923. l étudié au Collège Royal de Curepipe puis au Collège d’Agriculture ou il devient diplômé et lauréat en 1946.
Il travaille pendant un temps au département D’agriculture comme Assistant Pathologiste avant d’aller étudier à l’Université de Londres ou il obtient un MSC en phytopathologie.
Une révolution dans la section de phytopathologie eut lieu quand Robert Antoine est revenu de Londres avec son diplôme prestigieux de l’lmperial Collége. Il repris son poste d’Assistant Pathologiste, sous le pathologiste Gabriel Orian . Antoine avait une grande ouverture. Il aimait les relations et n’avait aucun soucis de grandeur Il aimait visiblement partager ses connaissances. Il était un peu apparenté à Orian et donnait l’impression qu’il n’était là que pour peu de temps. Il devait aller diriger la section d’Agronomie.
Quand j’étais assistant dans la section de Phytopathologie j’ai eu l’avantage de l’avoir comme collègue. Il causait beaucoup en plaisantant et laissait croire que je devais savoir ce que je ne savais pas. J’ai su qu’il était venu avec l’idée de s’amuser un brin avant d’entamer sa carrière.
Bon vivant, il était populaire avec les voisins surtout de Felix Berchon. Celui ci un chimiste compétent travaillait comme Assistant chimiste Il était aussi un ami de Serge Staub, très intelligent, grand original , qui aimait expérimenter l’usage de l’alcool mélangé à l’essence pour les moteurs de voitures.
C’est en 1955 que la Mauritius Sugar Industry Research Institute (MSIRI) nomma Antoine comme Senior Pathologist.
Quelques années après, au départ du Docteur Octave Wiehe, qui allait devenir Vice Chancelier de l’université de Maurice, Robert Antoine lui a succédé comme directeur de la MSIRI en 1968.
Il a été un grand directeur et a été nommé commandeur de l’Empire Britaznnique CBE.
Lorsque Robert Antoine se retire du MSIRI en 1980, ce travailleur infatigable ; jeune encore et bouillonnant d’idées, a fondé avec la FAO un collège international : Regional Sugarcane Training Centre for Africa (RSTCA). Il devient le premier directeur.
Le RSTCA fut financé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) jusqu'en 1990, avec pour agent d'exécution l'Institut de recherches sucrières de l'Ile Maurice (MSIRI). A partir de 1997, le Centre devint autofinancé et fut renommé le Robert Antoine Sugar Industry Training Centre (RASITC) en hommage à son fondateur.

A la formation de la Food and Agriculture Research CouncilL, Farc, Robert Antoine C.B.E.,), est nommé Executive Chairman. Il est décède en septembre 1996 à la clinique de Réduit.
IL a laissé laisse une institution forte et viable.
Cet homme avait des connaissances et des intérêts très variées IL s’intéressait un peu à tout. Il était féru de la flore de Maurice et féru de la botanique des palmiers et des orchidées.
IL s’intéressait aussi à la recherche dana le domaine de la paléontologie.
Une équipe de recherche associée au Frederick Hendrick Museum a visité, le 19 octobre, le site Mare aux Songes. L'équipe a également examiné des carottes de forage extraites de plusieurs sites en 1993 sous la supervision de Robert Antoine, ancien directeur du MSIRI et un de ses collègues japonais, aujourd'hui décédé. Outre les scientifiques hollandais et britanniques participant à ces travaux archéologiques, il y a parmi les participants mauriciens, le Dr Anwar Janoo du National Heritage Fund, le personnel du Mauritius Museums Council, les scientifiques du MSIRI. La dernière campagne de fouilles archéologiques qui a eu lieu du 6 au 15 août a livré près de 150 ossements de l’oiseau emblème de Maurice.. Deux squelettes presque entiers de dodo ont été déterrés. Au total, 150 os de l’oiseau emblématique de Maurice retrouvés en moins de deux semaines. Sans compter les restes presque entiers de deux tortues géantes.
C’est à Mare-aux-Songes que des ossements du dodo, dont une rarissime partie de bec, et une tortue géante avaient été trouvées.

La Société Royale des arts et des sciences a rendu hommage, le samedi 26 mai, à Robert Antoine, qui a décidé de graver son nom sur l’Obélisque Liénard, monument érigé au Jardin de Pamplemousses en 1861.
Le premier directeur du MSIRI, le Dr Octave Wiehe, donna à l’Institut les structures essentielles à son développement interne et amorça la collaboration avec les milieux scientifiques régionaux et internationaux. En 1968, son successeur, Robert Antoine, donna un nouvel essor au MSIRI en élargissant le cadre des travaux adjoignant à la recherche sucrière les études sur la production vivrière en utilisant les terres à canne.
Les initiatives de Robert Antoine ont fait de l’institution un haut lieu de la recherche scientifique mondiale.

Robert Antoine et sa femme née Curé, avaient trois filles et un garçon. Ce dernier, Bob, devait devenir médecin en Afrique du Sud
Une des filles Jojo, populaire et compétente, devait faire carrière dans la section de chimie de la MSIRI.
Robert Antoine avait longtemps habité dans la grande maison des directeurs de l’Institut et avait un campement à Gris Gris.
Il avait de bonnes relations avec les ministres et hauts fonctionnaires, le secteur privé et les administrateurs de l’Industrie Suicrière dont certains comme Francis North Coombes étaient ses amis.

La culture de la canne sucre était en danger dans océan Indien quand la maladie de Fiji a été découverte dans les cultures à Madagascar. Antoine devait consacrer beaucoup de temps pour étudier cette maladie et nous prévenir des menaces.
Il a été le fondateur de la diversification agricole. La culture du mais de l’arachide et de la pomme de terre en interlignes de cannes. J’ai formé partie avec Mamet et Pillay de ses collaborateurs pour travailler dans sa section de diversification.

Bibloigraphie
Parmi les travaux les plus marquants qui ont été publiés de Robert Antoine Antoine :

Antoine, R. (1971). Aspects saillants de la recherche à l'Institut de Recherches Sucrières en 1969-70. Revue agric. sucr. Ile Maurice 50: 187-193.
Antoine, R. (1971). La diversification agricole dans les terres de canne à sucre. Revue agric. sucr. Ile Maurice 50: 214-218.

Antoine, R. (1973). Diversification agricole en terres de canne à sucre. Bilan des travaux, 1968-1973. Réduit: Mauritius Sugar Industry Research Institute. 50 p. (Tech. Circ. Maurit. Sug. Ind. Res. Inst., 39)
Antoine R et Persley G.J. A Strategy for Biotechnology Research: Mauritius. In: ISNAR International Workshop on Management Strategies and Policies for Agricultural Research in Small Countries. (20th April - 02nd May, 1992. University of Mauritius, Réduit. Mauritius). 1992.
Antoine R. (1955). Observations on sugar cane diseases in Australia and Fiji. Réduit: Mauritius Sugar Industry Research Institute. 52 p.: 10 figs, 2 pl., appen. (Bull. Maurit. Sug. Ind. Res. Inst., 5)
Antoine, R. (1957). Cane diseases: other diseases. [Maladies de la canne: autres maladies]. Rep. Maurit. Sug. Ind. Res. Inst. 1956: 59-60. (Summary in French in Revue agric. sucr. Ile Maurice 36: 88-89, 1957)
Antoine, R. (1961). Cane diseases. 1. General considerations. Rep. Maurit. Sug. Ind. Res. Inst. 1960: 58-59.
Antoine, R. (1967). International collection of slides of sugar cane diseases. Sug. Cane Breed. Newsl. (19): 63. ): 16.
Antoine, R. (1967). Report of Chairman Standing Committee on sugarcane diseases: Sugar cane diseases of the world (vols. I and II). Proc. int. Soc. Sug. Cane Technol. 12: 1243-1244.
Antoine, R. (1967). Sugar cane diseases and their world distribution (1962-1965). Proc. int. Soc. Sug. Cane Technol. 12: 1245-1269. (Prepared by the 1962-1965 ISSCT Standing Committee on Sugar Cane Diseases)
Antoine, R. (1967). Testing the reaction to major diseases of sugar cane seedlings during selection. Proc. int. Soc. Sug. Cane Technol. 12: 1178-1182.
Antoine, R. (1967). The impact of cane diseases on the variety problem. Rep. Maurit. Sug. Ind. Res. Inst. 1966: 47-49.
Antoine, R. (1961). Studies on bacterial cane diseases. Rep. Maurit. Sug. Ind. Res. Inst. 1960: 62-63.
Antoine, R. (1955). La maladie du rabougrissement des repousses. Revue agric. sucr. Ile Maurice 34: 259-275.
Antoine, R. (1956). Ratoon stunting disease. [La maladie du rabougrissement des repousses]. Rep. Maurit. Sug. Ind. Res. Inst. 1955: 45-48. (Summary in French in Revue agric. sucr. Ile Maurice 35: 79-80)
Antoine, R. (1957). A histo-chemical test for diagnosing ratoon stunting disease of sugarcane. Proc. Pan Indian Ocean Science Congress 3: 155-160.
Antoine, R. (1957). Le traitement des boutures de canne dans la lutte contre la maladie du rabougrissement des repousses. Revue agric. sucr. Ile Maurice 36: 31-38.
Antoine, R. (1958). A staining technique for the detection of ratoon stunting disease. Nature, Lond. 181: 276-277.
Antoine, R. (1958). Histo-chemical diagnosis of ratoon stunting disease. Rep. Maurit. Sug. Ind. Res. Inst. 1957: 60-61.
Antoine, R. (1962). Gumming disease. Rep. Maurit. Sug. Ind. Res. Inst. 1961: 56-57.
Antoine, R., Hayward, A. C. (1963). The gumming disease problem in the Western Indian Ocean area. Proc. int. Soc. Sug. Cane Technol. 11: 789-794.
Antoine, R., Ricaud, C. (1966). Leaf scald. Rep. Maurit. Sug. Ind. Res. Inst. 1965: 76-78.
Antoine, R., Williams, J. R. (1957). Fiji disease in Madagascar: progress report 1957. Réduit, Mauritius Sugar Industry Research Institute. 24 p.: 4 tbls., 2 pl. (Private Circ. Rep. Maurit. Sug. Ind. Res. Inst., 7)
Antoine, R. (1958). The campaign against Fiji disease in Madagascar, 1958. Réduit: Mauritius Sugar Industry Research Institute. 36 p.: 5 tbls., 2 appen. (Private Circ. Rep. Maurit. Sug. Ind. Res. Inst., 10)
Antoine, R. (1957). Chlorotic streak. [Maladie des stries chlorotiques]. Rep. Maurit. Sug. Ind. Res. Inst. 1956: 51-56. (Summary in French in Revue agric. sucr. Ile Maurice 36: 85-87, 1957)
Antoine, R. (1960). Studies on chlorotic streak disease of sugar cane. Proc. int. Soc. Sug. Cane Technol. 10: 1091-1097.
Antoine, R. (1959). Heat treatment of cuttings. [La thermothérapie des boutures]. Rep. Maurit. Sug. Ind. Res. Inst. 1958: 57-59. (Summary in French published in Revue agric. sucr. Ile Maurice 38: 83-84, 1959)

Pour son premier exposé comme Executive Chairman de Farc, un peu avant sa mort, Robert Antoine s’est exprimé avec son intelligence et sa lucidité habituelle :
« J’ai choisi de mettre en relief l’histoire des recherches agricoles à Maurice pendant les 50 dernières années dans une perspective convenable pour e bénéfice de la nouvelle génération. La recherche agricole existait depuis fort longtemps mais on peut dire que c’est au milieu du siècle dernier que la recherché agricole organisée prit naissance avec la création de la "Station Agronomique" vers la fin du dernier siècle par un home d’une grande vision, Philippe Bonâme.
Il s’intéressa en premier lieu à la Canne à Sucre, la culture la plus importante, mais aussi aux autres plantes cultivées et sans oublier la formation.
IL a publié 18 rapports annuels et plusieurs bulletins et papiers, y compris le rapport sur "Les Cultures Secondaires".
Au début du 20 siècle, il paraissait clair que la Station Agronomique avec des faibles ressources demandait à être réorganisée.
La commission Royale de 1909 recommanda la création d’un "Department of Scientific Agriculture" et en 1913 le Département D’Agriculture prit naissance.
Nous avons eu encore la chance d’avoir l’émérite
Harold Tempany, scientiste également de grande vision, qui a trace le développement agricole dans une forme qui est encore d’actualité.
Harold Tempany a été le fondateur du College of Agriculture. Le niveau d’études du collège était si &levé que les étudiants avaient aucune peine pour réussir ceux de City and Guilds of London Institute en Sugar Manufacture
A la suite d’une conférence sur l’Industrie Sucrière en 1927, un fond de Réserve fut institué en même temps qu la création de la Sugarcane Research Station, fondée en 1929 comme une section particulière du Department d’Agriculture.
Jusqu’ en 1953, la station était financée par le fonds de Réserve et et le Collège d’Agriculture.
Les laboratoires se trouvaient au collège. Ce n’est qu’en 1950, q’un bâtiment séparé a été construit.

Le nouveau directeur Agriculture, G.E. Bodkin est nommé en 1933, et il va le demeurer pendant 15 ans.
Il se consacre surtout pour les relations entre planteurs et usiniers en créant le Control Board. Pendant la guerre, la production agricole, autre que la canne était nécessaire. Cette production obligatoire plus onéreuse que celle de l a canne était impopulaire dans les milieux sucriers.
L a réputation du département D’agriculture et de la Sugar Cane Resaerch staton était alors au summum.
Les changements constitutionnelles avec la formation de
Liaison Officers qui allaient devenir plus tard des ministres a affecté le développement des systèmes de recherché.
The Sugarcane Research Station a operé jusqu’en 1952, ayant avec compétence produit 23 Annual Reports et19 bulletins et ayant largement contribué à un développement fructueux de l’Industrie sucrière.
En 1940. Norman Craig, Officier en Charge, avait souligné que sans la Station e Recherche durant les années de guerre, l’industrie sucrière aurait connu de sérieuses difficultés.
Il manquait cependant des fonds pour évoluer, c’est la raison pour laquelle a été constituée la Mauritius Sugar Industry Research Institute, pour raviver les anciennes traditions et la réputation de la Recherche agricole à Maurice
L’objectif de la Research Station a été d’augmenter le rendement de la canne ; d’étendre les superficies sous culture et la production totale de sucre.
The Mauritius Economic Commission de1947 recommande que les senior research workers soient rémunérés comme il le fallait pour attirer les meilleurs scientistes.
Le succès du Sugar Research Institute est du à son management,
des fonds adéquats, la flexibilité des décisions travers des Board exécutifs : La Research advisory Commitée et un bon directorat.
Au département d’ Agriculture qui n’avait plus la lourde charge de recherches sucrières, il incombait de se concentrer sur des recherches sur d’autres cultures.
Avec le système ministériel, le Ministère d(Agriculture allait remplacer le Départemnt D’Agriculture.
Le développement de services comme la quarantaine, les conseils aux planteurs, allaient diminuer les recherches qui avaient de plus en plus de faibles moyens. Des stations expérimentales ont été crées u peu partout dans l’île.
Le Consultant agricole, Don Corbett, en1989 résume bien la situation : "Les procédures pour le développement du programme de recherché sembles plutôt réactive qu proactive, sans priorité, mais tendant en direction de la demande et la politique gouvernementale. . Il n’existe pas d’évaluation notable des recherches effectuées.
Le gouvernement actuel, au courant de ces graves manques a donc institué le High Power Comittee avec l’aide de la Word Bank et le Overseas Development Administration, pour la réorganisation.

Les acteurs doivent donc se mettre au travail, produire avec courage compétence et conviction.
Quand on m’a demandé de diriger ce colloque, je me suis souvenu d’un adage d’un philosophe Espagnol qui avait dit, dans sa grande sagesse "Ceux qui oublient leur passé sont condamnés a le vivre
de nouveau. ".Je pense que ces dernières paroles sont en quelque sorte le testament de notre ami Robert Antoine.

19 août, 2009

Malcolm de Chazal.


Malcolm de Chazal .

« Jamais le poète n'est plus vivant que quand il est mort. »
(Malcolm de Chazal, 1954)

Malcolm de Chazal un homme qui sort de l’ordinaire est né à Vacoas le 12 septembre 1902, troisième enfant d'une famille de treize. Il a été penseur, philosophe et poète et surtout uin étonnant écrivaintrès prolifique , mais plus tard un peintre du genre naïf. IL ecrira aussi des pièces de théatre Iésou en 1950, Moïse vers 1950, Judas en 1953.
Il était ingénieur de métier.
IL descend de François de Chazal de la Genesté qui avait quitté l’ Auvergne en 1763 pour s’établir à l’île de France.

Dans son Autobiographie spirituelle en 1976, Malcolm de Chazal raconte son adolescence et ses étudesIL est patyi pour les Etats-Unis à Bâton-Rouge en Louisiane, pour devenir ingénieur en technologie sucrière. IL entretient alors des relations régulières avec la communauté religieuse swedenborgienne.
En 1924 il obtient un diplôme d'ingénieur agronome en technologie sucrière.
Il travaille ans quelques mois dans l'industrie sucrière cubaine, et retourne à Maurice après le 27 avril 1925.

IL aura avec Robert-Edward des relations seront assez intimes. IL travaille à Saint-Aubin, puis à Solitude. Il est ensuite employé dans l'industrie d'aloès qui était alors florissant.
Malcolm de Chazal critique ouvertement, les méthodes de l’Industrie sucrière.
Il collabore dans le jouranl à faible débit, L'après-midi de Gaston Pierre où il écrit en 1935, sous le pseudonyme de Medec,
En 1935, il écrit « Nouvel essai d'économie politique ». A cette période, il a 35 ans et devient un fonctionnaire.
A 35 ans il est admis au Electricity and Telephone Department à Plaine
Lauzun . En 1954, il est promu Commercial Inspector, Grade I, puis en 1956, Trafic Officer.
On me laissa en paix », écrit-t-il dans Autobiographie spirituelle. À 55 ans, il prend sa retraite, prématurément.

En 1936. Malcolm de Chazal publie une quinzaine de pensées.
On peut constater qu’il a bien ancré dans son esprit sa thèse de Sens plastique. « Les mots sont des créatures vivantes. Il peut les mélanger, les décomposer et les remettre à leur place pour en tirer des harmonies de sons et d'images… La parole est une magie de vie. »
« Avec sa pensée et sa fantaisie toujours hautes, le poète est presque toujours le prophète de l'ère nouvelle. »

Un jour qu’il se promenait au jardin botanique de Cuerpipe
Ik est persuadé de voir une fleur d’Azalée, qui le « regarde ! ». « Désormais, alors que je n'étais rien pour les hommes, pour la fleur j’étais quelqu’un, puisque la fleur prenait compte de moi. » .

DE 1942 à 1947, Malcolm de Chazal plus des milliers de pensées d’aphorismes. Sontravail majeur Sens-Plastique allait connaître une consécration en France.. Le livre qui étonne est publié par Gallimard à Paris en 1948. Des écrivains français surréalistes le trouvent du génie pendanst que ses vompatriotes de tous bords le trouvent fou à lier à Maurice. Sens-Plastique, que Chazal désigne comme ayant « le souffle de l'universel, une cosmogonie de l'invisible « Sa pensée va rapidement évoluer vers « les choses du Divin ».
les « Principes essentiels »

La pierre philosophale (1950), La clef de cosmos et Mythologie de Crève-Cœur (1951), La grande révélation, Le livre de conscience, Le livre des principes et L'évangile de l'eau (1952). Et parle de « mathématique poétique. Sa religion qu'il définit comme « une pâte mêlée de christianisme et de naturisme spirituel » zqr conçu par ses critiques comme des pensées de secte. Une secte ou il semble être le seul adepte. Son roman Petrusmok (1951) est issu de sa son esprit de plus en plus complexe.

L’exemple le plus frappant c’est « Le concile des poètes », qui selon lui se tient dans « une immense cité au Thibet » « Les plus grands cerveaux de l'Univers sont réunis et se penchent sur l'éloge de la « Fraternité Cosmique » comme moyen d'atteindre l'Amour et le Ciel qui est poésie.

Le sens de l'absolu en 1956, Sens magique en 1957, Apparadoxes en 1958... Malcolm de Chazal ne tarit pas

Des chroniques de presse, publiées dans certains quotidiens lui permettent d révéler ses thèmes et opinions à la population. IL a écrit in millier d’articles sur la société mauricienne les écrivains la philosophie, les religion, la science dont l’Astronomie. Il écxrit aussi su la peinture

A la fin de sa vie il se fera peintre, lui qui ne savait pas bien dessiner. Pour les mauriciens ce sont des grinbouillis d’enfants. Pour lui c’est l’expression de sa pensée. Il a le slogan qui le pousse en avant, « le poète peut tout, même l'impossible ». IL est aussi prolifique en peinture qu’en chroniques. Et présente des expositions à Maurice. Mince succès. On se moque de lui. Pourtanat ailleurs on apprécie ses tableaux qu’il expose à Galerie Charpentier, Paris et Mercury Gallery, Londres. IL va m^me en Irtalie et au Senegal. Sa peinture est incroyablement appréciée par certains. De Chazal ne se fait pas de bile. En 1962 dans le Le Mauricien il va parler de « la foule goguenarde, les mains rivées au portefeuille et au porte-monnaie devant les salles où il expose. »

Ol va s’installer dans un dans un grand hôtel ou il va m^me former des employés à la peinture. C’est aiu Morne que je l’ai vu non loin de la plage me fixer avec intensité comme si il m’avait déjà rencontré.
Malcolm de Chazal se déplaçais beaucoup à pied et aimait les ascensions de montagne. IL devait créer l'île-fée.

Il est étonnant que Malcolm se soit laissé aller à l apolitique. Le Parti Travailliste était déja engagé dans la lutte pour l »indépendance. Malcolm de Chazal est candidat du Parti Travailliste aux élections. Sur 3 676 votants, il est deuxième avec e avec 1 209 voix sans être élu. IL ne sera plus candidat à des élections Il était partisan de défenseur du projet d'indépendance et combattait les racistes de tous bords. IL avait une forte carrure et était assez grand. Il respirait la force. Je ne pense pas qu’il avait peur de diffuser avec fracas ses opinions. Il a eu la grandeur d’âme pour critiquer les blancs de « cultiver la canne à sucre et les préjugés » Il savait que la population dans son ensemble le trouvait bizarre. . Lorsque Léopold Sedar Senghor lui dit sur la plage du Morne dans le sud-ouest de l'île en 1973 : « La première fois que j'ai lu Sens-Plastique, votre chef-d'œuvre, j'ai cru que vous aviez du sang noir », Chazal lui rétorqua : « Rien ne pouvait me faire autant plaisir. L'Art s'est réfugié, est revenu à ses sources : en Afrique et en Inde ».

Malcolm de Chazal est mort le 1er octobre 1981 à 79 ans. Il était un mystique et a vécu son état. Plusieurs auteurs ont publi sa bibliographie de Malcolm de Chazal qui peut être consulté dans les bibliothèques, à Maurice, dans plusieurs pays africains ; en Angleterre en France aux Ertats Unis comme et Austraklie et l’ Internet.

17 août, 2009

Jean Alphonse Ravaton Ti Frere.



Jean Alphonse Ravaton,

Ti Frère.


Jean Alphonse Ravaton, appelé Ti Frere, est né le 29 avril 29th, 1900. Son père était un malgache , cocher de métier qui était chanteur et danseur de séga. Sa mère était Marlène Ravaton. Ils habitaient Quartier Militaire.

Son père avait aussi un bande de danseurs et animait des fêtes. Alphonse a appris le métier avec lui.

Plus tard il a formé sa propre troupe.

Dans sa jeunesse, il avait souvent animé le " zarico" qui se dansait le samedi soir.

Un gâteau couronné avec un haricot était partagé aux convives. Le haricot était enlevé pour orner de nouveau le gâteau du samedi suivant.

Pendant les années 50 et 70, le séga était uniquement la musique des pauvres créoles. Les bourgeois de toutes les communautés trouvaient que le séga était vulgaire et ne convenait pas à leur société.

Il a fallu attendre les années 80 pour que cette musique soit tant soit peu acceptée. Quand j’étais adolescent, on ne dansait pas le séga, pourtant on dansait accompagné des disques africaines rythmées comme « Anna Se man » Il y avait toutefois des amateurs dont André Blandin de Chalain dit Tecko qui était un ami de notre famille.

Lors des pique niques Tecko aimait chanter les ségas de Ti Frère qu’il connaissait bien.

Un jour il nous a invité dans un campement qui appartenait à Daruty de Granpré. Le campement était sur un îlot appelé Montagu.

Nous avons d’abord été dans une cabane de créoles avant de prendre la pirogue pour traverser l’étroit bras de mer. Tecko a été accueilli avec joie, car Il avait baptisé un enfant.

Ti frère qui était présent, nous a invité pour la fête de nuit.

Qu’elle euphorie dans cette famille créole ?

Ti frère a d’abord raconté des récits de sa composition et a ensuite chanté avec sa verve habituelle.

Le son de sa voix rauque, plein de gouaillerie ne m’a pas quitté. Parfois Tecko l’accompagnait et il riait alors les yeux pétillants de malice. La fête a été copieusement arrosée de rhum. On était tous plus ou moins ivres. Le Roi du Sega simple et humble l’était lui aussi.

Clarel Betsy qui a chanté les séga en France avait composé le séga Ti Frère que l’on chante encore.

Ti frère a chanté toute sa vie. . Il s’accompagnait de la ravanne, la maravane et du triangle, plus rarement de l ’accordéon.

Ti Fràre a eu plusieurs petits métiers . Il avait été coupeur de canne à sucre, chauffeur de bus, casseur de roches pour les industries de bâtiment et même forestier quand Tecko lui a fait avoir un emploi. Tecko était un haut officier des Bois et Forêts.

Les chansons de Ti Frère ont une connotation africaine et malgache mais aussi est marqué par les mélodies françaises.

Dans les années 80, le sega de salon devait prendre naissance, Serge brasse de vient célèbre avec « Madame Eugène » et les chanteurs de la radio Nationale dont le populaire Jacques Cantin, entre autres. Ce dernier avec repris les vielles rengaines mais aussi le Noir Noir Noir de Ti Frère. Il a souvent chanté un succès Sir Jules.

On a assisté alors à un changement dans le sega traditionnel de ti Frère. Ce n’était pas le même rythme.

Ce sega modifié, plus mélodieux est populaire de nos jours dans toutes les communautés. Il ne fait pas cependant oublier les authentiques compositions classiques de Ti Frère dont Anita, Catambo, Papitou, Charlie O, Angeline, Noir Noir Noir, Fidelia, Elise. La grain café, Qui balier là.

Pour les fêtes de l’indépendance, il devait assurer l'animation musicale, mais s'était désisté.

Matante Beda avait été contacté par le ministre Harold Walter pour animer la fête et mettre de l’ambiance au Champ de Mars.

''Missié Walter dire moi ale aster la toile couler drapo national dans magasin pour fer jupe ek blouses séga, après li pou payé. ''

Il y avait danseurs pour l'occasion, six femmes et trois hommes. Ils ont chanté entre autres ségas 'Prend mo lamain donne to lamain'. Après le spectacle, les danseurs ont été au jardin de Pamplemousses pour ''mangé boire''.

Ti frère n’était pas venu car il n’aimait pas la politique. Il avait d’ailleurs de nombreux amis dans l’opposition qui avait combattu l’indépendance, comme Gaétan Duval.

Ti frère critiquait souvent les politiciens dans ses satires et trouvait qu’ils se nourrissaient sur la bosse du petit peuple crédule. D'autres allaient suivre les traces de Ti Frere, malgré le fait que le séga était encore une musique marginalisée, particulièrement Jacques Cantin et passer les ségas de Cantin dont Sir Jules, et de Maria Sega…. Nom d’emprunt… une femme qui avait introduit le séga en France, notamment « La Pointe aux piments. »

Max Moutia, malgré les critiques, faisait passer cette musique sur les ondes de la radio mauricienne..

La fin des années 50 allait aussi marquer l'entrée du séga dans les salons, avec l'arrivée de Serge Lebrasse et son Madame Eugène. Ce dernier de faisait parfois accompagné par l'orchestre de la police, sous la direction de Philippe Oh San. Roger Augustin, Francis Salomon, Roland Bavajee et Michel Legris et d ’ autres précurseurs, ont produit des ségas, sont plusieurs avaient la faveur du public créole.

Dans les années 90, Ti-Frère ne reconnaît pas ce qui se passait dans ce monde. Il trouvait avec tristesse qu’il y avait moins de joie de vivre, de verve et moins de simplicité.

Il est devenu dans ses derniers jours un vieillard aveugle au visage rîdé. Amaigri, Il est mort toujours pauvre à 92 ans.

Ti Frère a été décoré du MBE (Membre de l’Empire Britannique..)

………………………………………………………………………………………..

Le séga est la musique nationale de Maurice, de l'île de La Réunion, des Seychelles, de Rodrigues et des iles Agaléga, Saint-Brandon et Diego Garcia. .

Le Maloya qui ressemble au séga est connu à la Réunion.

Le séga rodriguais est composé de deux musiques différentes :

le séga tambour, plutôt africain, et le séga accordéon,très mélodieuse.

Aux Seychelles le rythme di séga est plus lent.

Le séga se danse en avec une rotation cadencée des hanches et des mouvements variés. Le danseur de baisse et remonte à volonté avec sa cavalière qui se montre sensuelle et provocatrice.

Jacques Gérard Milbert, le peintre qui a accompli un voyage à l’Ïle de France, en 1803, a écrit sur les danses d’esclaves. Il mentionne le chéga ou « tchéga , qui évoluera en séga.

Le ségatier est accompagné par la la maravane, constituée d’une boîte en cannes à sucre contenant des cailloux ou des billes.

La ravane, est un tambour taillé dans du bois construit avec le goyage de Chine et recouvert d'une peau de cabri (chèvre) tendue que l’on faisait chauffer avant le spectacle.

08 août, 2009

Hippolyte Lemière



Peinture de Charles Alfred Avice du Buisson.


Joseph Hippolyte Lemière


Hippolyte Lemière né en 1817, a été le premier créole a être nommé Maire de Port Louis.

Fils de François Lemière et de Lolotte Pancique, il a vécu dans le milieu traditionnel du petit créole de l’époque.

Son père commerçant, l’a formé très tôt dans le métier. François Lemière s’était associé à la famille Gouges qui avait son commerce rue de la Chaussée. Des familles Lemière et Gouges existent encore de nos jours à Maurice.

Hippolyte Lemaire devait plus tard ouvrir son propre commerce à la rue de l’Eglise. Le commerce marcha si bien qu’il obtient une place enviable dans la société.

Il a l’honneur de devenir le premier homme de couleur à être nommé au Conseil du Gouvernement, en 1846. Il est nommé ensuite comme conseiller à la mairie de Port Louis pendant que Louis Léchelle était maire.

Devenu assez riche, Il a été lié à chambre d’Agriculture en 1853 ; car il avait des intérêts dans l’industrie sucrière.

Il était aussi membre de la chambre de commerce.

Cet homme ambitieux va devenir maire de Port Louis en 1856. Comme François il avait à faire face à des finances désastreuses à la mairie causée par les épidémies de cholera. Avec ses acquis de gérant financier, il réussit habilement à améliorer sensiblement les finances de la mairie. Le premier Hôtel de ville,était situé à la rue du Rempart. Il fallait un local plus spacieux. En 1964, c’est le maire Hippolyte Lemière qui va entamer des démarches qui vont aboutir à l’achat d’une propriété de Salaffa et Preaudet.

A cette période, les créoles même riches avaient à faire face à une discrimination de couleur très prononcée. Un noir pour l’oligarchie n’était qu’un noir. Ils voyaient donc avec consternation que cet homme noir avait atteint le niveau de maire.

Les blancs se moquaient donc de Lemière dans leur société fermée. Pour les jeunes blancs pleins d’eux même ; c’était inacceptable.

Ces jeunes loups arrogants trouvèrent moyen de ternir selon eux la réputation du maire.

Ils imaginèrent donc de faire entrer un ivrogne noir dans la loge du maire au théâtre de Port Louis pendant la pièce « Le Pré Aux Clercs »,. C’était en mars 1857.

Cet affront allait faire aggraver la situation raciale dans l’île. Si quelques familles blanches étaient honteuses, d’autres applaudissaient le geste qui les déshonorait.

La population créole qui par nature réagissait calment contre les discriminations va montrer cette fois sa révolte. Quelques bagarres ont éclaté et les autorités ont du intervenir. Un jeune blanc nommé Herchenroder, avait été soupçonné à tort d'être l'un des instigateurs de l’acte stupide pour humilier le maire avait été frappé . Il s’est rendu alors près du le maire pour lui demander son assistance. Des créoles en colère s’en prirent même à la police à la place qui se trouve devant le théatre et qui s »’appelait alors ‘Place de la comédie’ comme à Montpellier.

Le Cernéen écrit "Une foule considérable qui s'était assemblée aux abords du théâtre, de groupes qui s'y étaient formés, d'hommes armés de bâtons qui y circulaient le visage sombre et l'œil menaçant. On gesticulait, on pérorait et on prononçait avec accompagnement d'insultes les noms des jeunes gens accusés »

Il y eu une rude polémique entre les journaux à vocation blanche : Le Cernéen, la Commercial Gazette et Le Mauricien ‘pas celui de nos jours) et le journal des créoles, La Sentinelle de Rémy Ollier.

Une enquête a établie que les deux jeunes blancs, Alfred Lavoquer et Prosper d’Epinay, avaient eu cette idée d’ivrogne noire pour humilier le maire de couleur. Lavoquer devait lui même devenir maire. Je ne sais si la rue Lavoquer de Beau Bassin ou j’ai jadis habité porte son nom.

Lemaire est réélu maire en 1863 et on lui doit l’éclairage par gaz de Port Louis. Il signa un contrat avec la maison Hanna, Donald et Wilson pour l'éclairage au gaz de la ville.

Hippolyte Lemière avait un intérêt pour l'archipel des Chagos, à tel point que la reine Victoria lui a apparemmenbt octroya, le quelques unes des îles que compte cet archipel. Un de ses descendants revendique ces îles de nos jours.

Membre des associations religieuses de l’époque, Hippolyte Lemière s’est occupé des Filles de Marie. Il proposa que l’on construise coulait un monument pour honorer le Père Laval. Le 20 septembre 1864, Les travaux furent achevés en 1870 et le cercueil du Père Laval fut déposé dans un sarcophage en pierre sur lequel repose un gisant du Bienheureux Père Laval.

On lui doit aussi l'érection d'une statue de Sir William Newton

En 1874, il abandonne la politique et se consacrer au métier de courtier juré.

Son fils, le magistrat Alcide Hippolyte Lemière né en 1846 a été lauréat du Collège Royal de Curepipe.

Hippolyte Lemière est mort en 1885.

07 août, 2009

Marcel Cabon


Marcel Cabon

Marcel Cabon, homme de lettres et poète mauricien est né le29 Février 1912 à Curepipe. Il est mort le 31 janvier 1972.

IL a été aussi un journaliste de métier.

De famille modeste, il a vécu dans son adolescence dans le village de Petite Rivière qu’il ;avait nommé Brunepaille dans ses livres. Cabon etait sacristain. Il avait été accusé d'avoir puisé dans le tronc de l'église Sainte-Anne, à Petite Rivière. Il était certes pauvre mais honnête dans l’âme Il en parle dans 'Rémy Ollier', "L'église n'était pas construite, ni la fontaine où, avant de servir la messe, j'allais puiser l'eau de la journée. . . "

Orphelin de père, il a travaillé comme laboureur et débardeur dans le port. A petie Rivière raconte-t-il "Je passais mes samedis à battre la campagne, trempant mes culottes dans les ruisseaux, grimpant aux arbres, passant au travers des haies, me déchirant à tous les buissons". … "Dans la maison Vally dont les ruines disparaissaient sous l'aloès et le jamblonnier, passer sous ces lafouches, sous ces manguiers, contempler la montagne Jacquelin, les pentes herbues de la Petite-Rivière. . . "

L’Essor, le magazine du Cercle littéraire de Port Louis, publie ses premiers vers en 1931. Les mauriciens se souviennent bien de lui lors de ses apparitions à la radio comme présentateur Sa voix chaude et son accent délibérément cadencé était cependant apprécié. La presse l’accueillit de nouveau et il devait devenir à la fin de sa carrière rédacteur en chef du Mauricien en 1956. Ses articles ont parfois le pseudonyme, Jacques Marsèle.

IL est nommé ensuite rédacteur en chef du quotidien Advance ou il était plus à l’aise étant un partisan travailliste. Comme journaliste il se rendit 0 Madagascar en 1946 mais fut déporté. Il avait eu des démenés avec d’autres journalistes. Cabon était un petit homme nerveux ayant une grande discipline. Il a écrit le roman Namasté qui a assuré à Maurice sa réputation d’écrivain. « Un jeune Indo-Mauricien, Ram, vivant sur un lopin de terre dont il a hérité. encourage les habitants à s'entraider, à construire routes et école. Sa femme meurt, pendant un cyclone, et Ram devient fou. . Namasté a éré inscrit au programme des études primaires. En 1978, Cabon quitta Advance pour devenir le Chef du Service de l'Information de la Radio-Télévision Mauricienne

Parmi ses œuvres :

Namasté, roman 1965. Port-Louis: Eds. de l'Océan Indien, 1981.

Brasse au vent, roman (1968). Port-Louis: Eds. de l'Océan Indien, 1989.

Malika et le mendiant'

Les Contes de l’Enfant Bihari

Kélibé-Kéliba. Marcel Cabon, lui chante dans Kélibé-Kéliba l'envoutement à travers les rythmes de l'Afrique,

Beau-Bassin, petite ville de Marcel Cabon et Pierre Renaud.

Marcel Cabon, autodidacte authentique a été à l’école jusqu'à la sixième. IL n'a jamais connu le secondaire et l'université. Il était un socialiste de conviction et a adhéré au parti Travailliste de Seewoosagur Ramgoolam.

"Mauricianiste !" il s’est servi de ce mot pour décrire ses idées politiques. Il était un ami intime du poète Lucien Lebret , de Jean-René Noyau, de Pierre Renaud Georges Télescourt et et le poète André Legallant. Legallant était mon instituteur à l’école Gustave Colin de Beau Bassin. Renaud et Telescourt étaient mes contemporains au collège Royal de Curepipe . Ils parlaient avec enthousiasme de littérature et de Cabon dans le train qui nous emmenait à Curepipe

Il a aussi écrit des biographies de Sir Seewoosagur Ramgoolam et de Rémi Ollier,

06 août, 2009

Seewoosagur Ramgoolam.




Seewoosagur Ramgoolam.

Sir Seewoosagur Ramgoolam

Kewal Ramgoolam est né le 18 septembre 1900, à de Belle Rive. Son père, Moheeth Ramgoolam était un laboureur émigrant indien.

Il fréquente le Bel Air Government School. Puis le Curepipe Boys’ Government school.
Il part étudier en Angleterre à L’University College de Londres. Il va demeurer environ 15 ans en Angleterre.
Il va connaître les milieux la Fabian Society où il rencontre le célèbre Bernard Shaw. Il va aussi rencontrer rencontrera Gandhi, Nehru et le grand poète indien Tagore.
Ramgoolam forme partie de la branche londonienne de l'Indian National Congress et en sera le président en 1924.
Devenu médecin avec le diplôme LRCP, MRCS, (Eng), il retourne à Maurice au bon moment car Maurice Curé venait de créer le Parti Travailliste.
Ramgoolam qui était un politicien né, n’a aucune peine pour s’installer dans le cadre politique de Maurice.
Il va rejoindre le mouvement Arya Samaj. En politique il suivra comme Curé la lutte de la libération des laboureurs et travailleurs mauriciens de l’Industrie Sucrière.
Homme intelligent, calme, pondéré et respectueux . Il se fait beaucoup d’amis dans toutes les sphères de la nation mauricienne.
Il s’établit rapidement comme un politicien ambitieux mais patient.
Ses partisans vont être organisés selon les méthodes britanniques plutôt qu’indiennes : « Diviser pour régner » !
Je me souviens qu’un jour il avait reçu Cyril Gassin et moi même dans son bureau pour nous convaincre jeunes syndicalistes inexpérimentés que nous étions alors d’être patients et ne pas réclamer ce que le pays ne pouvait pas encore s’offrir.
En le quittant Il nous tenait avec douceur par la main et ce geste très connu du bonhomme avait un effet presque hypnotique..

En 1939, il épouse Sushil avec qui il aura deux enfants, Navin et Sunita.Le premier qui passera beaucoup d’années een Angleterre sera m_decin et prlier ministre de Maurice indépendante.
Le 23 Fevrier 1936 le Mauritius Labour Party voit le jour le Dr Maurice Curé, Pandit Sahadeo et Emmanuel Anquetil. Puiis Guy Rozemont va les joidre. C’est Rozemont qui recommandera que Ramgoolam fasse partie du nouveau parti. On pense qu’Emmanuel Anquetil n’était pas de son avis pour des raisons que nous ignorons. Curé trouvait de son côté que le jeune Ramgooilam si intelligent était une bonne recrue. Ramgoolam, fonde avec Jaynarain Roy en septembre 1940, le journal 'Advance' et écrira des articles politiques réclamant l droit de vote pour tous. Il avait déjà compris que la masse indienne allait peser lourdement dans les élections les enjeux futurs de l’île Maurice politique. Il lui a fallu contrecarrer des militants hindous en particulier certains gradués indo mauriciens de la Grande Bretagne qui n’avaient pas sa patience et voulaient rapidement le pouvoir.
Il est élu au Conseil de l'Union Mauricienne, à Port-Louis, est élu conseiller puis maire de Port Louis en 1958.
En 1940, grâce aux recommandations de Mohabeer Burrunchobay, le gouverneur Sir Bede Clifford nomme le Dr Ramgoolam au Legislative Council. Après la mort de Curé d’Anquetil et de Rozemont qui était son ami, il devient l’incontournable dirigeant du parti Travailliste. IL est soutenu pat des éléments progressistes avec Seeneevassen et autres.

Pendant la deuxième guerre mondiale les trois journaux Mauricien , Cernéen et Advance coexistent. Ramgoolamà l’aise suit sa même voie politique.
Il attendra la fin de la guerre pour faire le pas décisif.
Il obtient le Consultative Constitutional Committee, en 1946-47, pour étudier les textes de la constitution après l'indépendance.. Le Parti Travailliste remporte les élections en 1948 contre Ralliement Mauricien, un parti avec les anciens dirigeants blanc et l’élite de la population créole. Le Ralliement Mauricien devient alors le Parti Mauricien conduit par Jules Koenig et Gaetan Duval. Ces derniers soutenus par des élements rétrogrades vont faire un certain désarroi du peuple en divisant les mauriciens en particulier les travailleurs. Les deux partis avaient certes des dirigeants sincères et prônaient une union nationale pendant que de éléments belliqueux menaient campagne pour les des avantages raciales.
Après les élections de 1959, la population générale marginalisée, Ramgoolam aura a faire face à des dissensions au sein de son propre groupe.
Deux partis sectaires ; le Independant Forward Bloc IFB de Bissoondoyal et le Comité d’Action Musulman CAM de Razack Mohamed vont faire surface et gêner le trazcépolitique du parti de Ramgoolam. Celui-çi devient sans problème majeur, le Premier Ministre et Ministre des finances.

Le 22 août 1967, Ramgoolam demande formellement aux anglais de proclamer l’indépendance de Maurice.
Ses efforts patients mais persistants et énergiques en face du gouvernement britannique et ses concitoyens de toutes races, rendent légitime la position de ses partisans qii l’appelant « Le père de l’indépendance de Maurice ».
L’indépendance est obtenue le 12 mars 1968

Il va alors diriger calmement le pays en essayant de regrouper tous les mauriciens. Il veut être le premier ministre de tous. Il protège même des capitalistes blancs et des fonctionnaires créoles. Il nommera des ministres issus de toutes les communautés. Il va faire face à des mécontentements chez la majorité hindoue. Il va calmer les esprits et ne touchera ni aux religions ni au service civil où travaille encore une majorité de créoles. La réduction drastique des créoles du Service Civil n’est pas plu à Ramgoolam, mais à ses acolytes racistes n’ont pas hésité pour sacrifier la compétence et l’intérêt du pays en propulsant des parents et amis pour englober tout le Sercice Civil dans leur orbite.
Le Mouvement Militant Mauricien (M.M.M.) de Paul Bérenger va être un rude opposant pour le parti Travailliste un peu usé. Il a bien compris que l’argent devient le moteur de tout dans le pays. La bourgeoisie indienne déjà riche se promène ostensiblement en voiture de luxe. Il va préconiser de changer les luttes raciales par la lutte des classes. Sa popularité ne cesse de s’accroître. Pour les élections législatives partielles de 1970 et municipales de 1971, ses candidats remportèrent la victoire. , En 1982, pour la première fois à Maurice le peuple élit une assemblée législative sans opposition, puisque les 60 sièges du Parlement reviennent à l'alliance des parties de l'oppositions de l'époque le M.M.M de Paul Bérenger et le P.S.M. d’ Anerood Jugnauth.
Ils vont curieusement se réclamer partisans de la même politique prônée jadis par Ramgoolam ,avec un nouveau slogan à la portée des petits. « un seul peuple et une seule nation! »
La nouvelle génération d'hommes politiques au pouvoir va s’user bien vite et le parti Travailliste de Ramgoolam va reprendre des forces et remporter des élections grâce à des alliances habiles, savamment orchestré par le rusé Seewoosagur Ramgoolam.
Sir Seewoosagur Ramgoolam devient le Gouverneur Général de Maurice en août 1983. A partir de ce moment, Il va aller au Château de Réduit. Il sera encore populaire et aura l’amitié de toutes les sections de la population.
C’était une fin éloquente et méritée pour le tonton « Chacha », cet homme pacifique qui a si bien défendu les descendants des laboureurs indiens et à amené le changement dans l’ordre. Il a peut été parfois dépassé par les évènements et a du résister à des ambitieux avec des idées nocives.
Il est mort le dimanche 15 décembre 1985 et a eu de fastes funérailles. Ses dépouilles se trouvent dans un monument au jardin de Pamplemousses qui porte désormais son nom.
On lui doit la gratuité des études à Mauirice, l’Université de Maurice, des hôpitaux ; la pension de vieillesse et les allocations familiales, des industries , l’aéroport qui porte son nom ; l’autoroute et la Société protectrice des animaux.

Les anglais l’ont fait chevalier en 1965. Les français, Grand Officier de la Légion d'Honneur de la République Française en 1973.
Il a été aussi décoré dans plusieurs pays dont Grand Croix de L'Ordre National de la République Malagasy en 1969, Grand Croix de L'Ordre National de Lion de la République du Sénégal en 1973
Le prix des Nations Unis pour les droits humains en 1973, et la Médaillé de la Francophonie en Septembre 1975.

Léoville l' Homme

Léoville l’Homme.
Léoville l’Homme.1857-1928. Père de la poésie mauricienne.

Cet écrivain mauricien est né le 7 avril 1857 à Port-Louis.
Son père Pierre L'Homme était imprimeur et journaliste, faisait campagne dans La Sentinelle de Maurice pour la population de couleur.
Léoville L'Homme) est justement considéré comme le grand poète de l'île Maurice et le père de la Poésie mauricienne..
Le duc de Bauffremont lui a consacré une petite monographie ( Un poète de l'île Maurice, Léoville L'Homme, Paris, 1913).
« Je ne soupçonnais guère quelle riche nature s’épanouissait dans l’ancienne île de France. »
Léoville L'Homme avait une vaste culture et a été très prolifique comme écrivain à une période ou les créoles luttaient contre l'exclusion raciste Les blancs ou Franco-Mauriciens monopolisé alors le pouvoir culturel et dédaignaient la valeur des créoles. .
En 1872 Léoville L’Homme est apprenti typographe au journal de son père
Wasley Ithier a écrit de lui : « Il a chanté la beauté de nos sites, la douceur de notre climat le teint chaud et exquis de la créole. C’était un passionné de notre passé ; il avait fouillé tous les recoins de l’histoire ;ses sentiments se manifestaient loyalement et sans équivoque dès qu’il touchait à un de ces épisodes de notre histoire coloniale ou la dévotion à la France devient une religion. Protestant et grand philosophe, il savait que la véritable religion zst dans le cœur et non dans les formules plus ou moins artificielles. » « IL n’a pas connu les joies de la fortune. Mais sobre et résigné, il a supporté avec patience toutes ses épreuves. A sa mort il a laissé à sa famille que le renom d’un honnète homme.
Voici son poème Hommage de Maurice à la Reine Victoria.
Veuille que je te parle en un autre langage
Que le tien, et clémente O Reine sois aussi
Souriante à ma lèvre, ou sonne tendre et fière
La larme du pur cristal de la France, ma mère.
En 1881, publie des articles dans La Sentinelle de Maurice.
En 1883 il devient en chef de La Sentinelle de Maurice et lutte pour des changements constitutionnels.
Une pièce de théâtre Le Dernier Tribut, est jouée le au théâtre de Port-Louis. C’est un drame en vers avec des personnages de l’île de France à la période de la bataille du Vieux Grand Port.
« O folles vanités
De l’homme. Avoir lutté toute une vie
Contre le mal, déconcerté l’envie
Et fait son nom plus beau q’un astre dans la nuit
Pour aboutir au point ou me voila réduit !
De mes bonheurs passés rien de moi ne subsiste
C’est fini de l’orgueil. Désormais tout est triste. »
A la fin de la pièce »
Nous nous consolerons l’un à l’autre appuyé
Je serai le pardon. Je seras le pitié !
En 1885 il fonde e son propre journal, Le Droit (1885-1887), et écrit des éditoriaux politiques
Il revendique pour la population de couleur le droit de participer à la gestion des affaires publiques, Comme beaucoup de ses compatriotes de la population de couleur il s’inquiète de la montée des descendants des laboureurs indiens introduits en grand nombre dans le pays.
En 1887 il publie Les Poèmes païens et bibliques, Port-Louis, Nouvelle Imprimerie Dupuy. Ecrit dans son style très coloré, On y voit alors la tendresse du poète ?
Un extrait :
Des prophètes.
Ils étaient les voyants redoutables et sombres
Du ciel profond et calme, ils déchiffraient les nombres
Leurs voix faisaient frémir les monts silencieux
Farouches, ils vivaient loin des rires et des fêtes
Loin des gommes impurs. Ils étaient les Prophètes
Et les soleils futurs se levaient dans leurs yeux.
Quelque fois, dans la nuit orageuse et sinistre

Sous les nuages lourds d’une couleur de bistre
Un nimbe ardent errait sur le profil des monts
Et l’in disait tout bas « Ezekiel ! Osée !
Amos. Et dans la plaine immense et reposée
Les lions retenaient leurs cis dans leurs poumons.
En 1902 il est nommé bibliothécaire à la Municipalité de Port-Louis, IL va participer activement, à la campagne de Rétrocession de Maurice à la France.
En 1908, il fonde la revue Mauritiana (1908-1911).et publie aussi dans L'Essor, revue du Cercle littéraire de Port-Louis, sous le pseudonyme de Léon Lauret.
Ses poésies ont publiés en France à la fin de sa carrière. Parmi ses ouvrages les plus connus : Pages en vers (1881), Poèmes païens et bibliques (1887), Poèmes épars (1921) et Poésies et poèmes (1926). Dans Les poèmes éparses une belle page A Leconte de Lisle ; le Réunionnais qu’il aimait beaucoup. « Entre apaisé dans ce triomphe oui rien ne meurt »
Sur son île Maurice
« Port Luis bourdonnant dans sa baie ; et là haut
Le Pieter Both, géant dont la robe se dore
Au cône altier du pouce, un rayon brille encore »
Il a aussi écrit Zozeph Zan poème inédit en créole mauricien (1917), et un poème Sita qu’il a publié dans l’Essor et où il chante la beauté inaltérable de l’Inde
La nature dans l’Inde a su rester la même
Celle des purs Vedas et du divin poème
Ganga, le bengali, le santal tout est là !
La fleur qui l’embaumait dans l’éclat de naguère s
Parle encore de ta gorge au sein des bayadères
Epouse de Rama, sœur de Sacoutala.
Il est mort le 26 mai 1828 à Rose Hill. Il a eu droit à des funérailles imposantes. Il voulait que dans sa tombe soit placée un peu de terre française.
« Je saurai que sa terre à ma cendre mêlée
Faisait comme une étreinte autour de mon cercueil
J’aurai, pour m »endormir dans son ombre étoilée
Un maternel linceul de filial orgueil »
Un buste de l’écrivain a été placée dans le Jardin de la Compagnie de Port-Louis.

05 août, 2009

John Jeremie




John Jeremie.

Abolitionniste de l’esclavage à l'île Maurice.

Sir John Jeremie (1795 –1841) est né en 1795 à Guernesey. il fit des études de droit à Dijon, en France, et devint, à 29 ans, Président de la Cour Royale de l'île de Ste. Lucie.

De retour en Angleterre, en 1828, il va adhérer à l'Anti-Slavery Society de William Wilberforce.

Nommé Procureur général à Maurice avec des directives de mettre en place l’abolition de l’esclavage qui était décidé par le gouvernement de sa Majesté britannique. Les colons luttaient désespérément alors pour combattre les abolitionnistes. Remy Ollier écrit dans La Sentinelle de l'île Maurice, "Jeremie était disponible en 1832 et c'était l'homme qu'il fallait pour libérer les esclaves comme le souhaitait le gouvernement de Londres".

La nouvelle du décret d'abolition (1794) parvient dans l'île, il fait l'objet d'une censure par l'Assemblée Coloniale.

Lorsque la nouvelle du décret d'abolition (1794) parvient à l’île Maurice l'Assemblée Coloniale refusa de la légitimer.

La traite continuait donc illégalement avec des paiement de

suvsides par le gouvernement colonial. .

Curieusement en 1832, les anglais vont calmer les colons en donnant l’assurance de compensations alléchantes à l’abolition de l’esclavage. La majorité des colons et leur journal Le Cernéen, persistent toutefois à combattre l’abolition de l’esclavage et vont bloquer l’économie. Le gouverneur va blâmer les colons et demande la reprise du travail. Les esclaves vont alors réagir et des troubles vont éclater

Quelques colons sont aussi arrêtés pour avoir acheté des armes. Le gouvernement anglais forme un corps spécial composé de fonctionnaires. Ceux-ci sont également appelés à suppléer à la manutention des marchandises dans le Port et à assurer un service de transport.

Les colons vont demander formellement que Jérémie soit destitué et renvoyé en Angleterre.

Jeremie ne cède pas alors que Procureur général alors que des émeutiers occupent la rue et s’attaquent même physiquement à sa personne. Le gouverneur Colville va céder sous la pression et va recommander au Secrétaire d'État aux colonies, de rappeler l’impopulaire Jeremie. A Maurice les esclaves qui sont du côté de l’antiesclavagiste et protecteur vont chanter la complainte créole "Missie Jeremie où allé, mé révinn viteman…"

Jeremie, va se plaindre à Londres aux membres influents membres de la Anti-Slavery Society à Londres. Le gouvernement britannique va renommer Jérémie à l'île Maurice pour achever la libération des esclaves.

Avant son arrivée en 1833, Adrien d'Epinay démissionne du Conseil de la colonie et part pour l’Angleterre pour défendre la thèse des esclavagistes. La Grande-Bretagne menace d'appliquer la loi martiale

John Jeremie devait encore être démis de ses fonctions de Procureur général, le 29 août 1834, après avoir été débouté par la Cour suprême et le Privy Council dans un procès de complot. M. Pieretti, un jeune Corse de souche italienne, avait été accusé d'avoir voulu commettre un attentat contre le Procureur.

En 1836 il est nommé juge de la cour supreme de Ceylan. Il a été honoré en 1956 par Anti-Slavery Society pour son inflexible lutte pour ses convictions dans des difficultés causes par ses ennemis et ceux qui ne voulaient pas la disparition de l’esclavage. Il est mort à Port Loko à Siéra Leone, en Afrique ou il était gouverneur depuis 1840.

John Jéremie était un visionnaire qui savait que l’abolition de l’esclavage aller faire place au préjugé de couleur à Maurice.